La subjectivation dans la relation : la Balance

On parle de complexe de subjectivation, lorsque la personne a des difficultés  à sentir ce qu’elle veut vraiment, à se positionner sans se définir prioritairement par l’autre, à exister sans validation relationnelle. Ceci concerne particuliérement le signe de la Balance.

Le sujet peut alors vivre  une impression de devoir se renier pour être aimé, ou au contraire de devoir rompre le lien pour se sentir exister. La subjectivité se construit contre ou à travers l’autre, rarement avec l’autre.

Le mécanisme psychique typique est que   l’identité se construit en réaction. Le  « je »  n’est pas vécu comme stable, mais dépendant du regard, du désir ou de la demande de l’autre et il y a projection massive sur le partenaire  qui domine, ou  qui empêche d’être soi.

Cela créé une oscillation relationnelle avec alternance fréquente entre fusion/dépendance, opposition /rupture /solitude revendiquée. Ce va-et-vient est typique d’un sujet qui n’a pas encore intégré l’altérité sans s’y perdre.

Tant que l’opposition reste vécue sur un mode inconscient, le sujet cherche l’autre pour se définir, puis  lui reproche d’entraver son identité. C’est  là que se situe un conflit de subjectivation.

Cela n’invite pas à choisir un camp, mais à être sujet avant d’être partenaire, reconnaître l’autre sans s’y dissoudre, accepter que le lien ne valide pas l’existence, mais la met en relation.

Quand l’opposition est intégrée, le moi devient plus stable, la relation cesse d’être un lieu de lutte identitaire, l’autre n’est plus un miroir tyrannique, mais un vis-à-vis.

Comment  résoudre  un conflit de subjectivation ?

Il   se transforme dans la manière dont le sujet se positionne face à lui : au début de la vie durant l’enfance,  le conflit est subi, il agit à notre insu , il produit des réactions automatiques  – se taire  ou , exploser –  et au début de l’âge adulte, on  se tait, on s’ajuste.

Plus tard, vers 30–45 ans,   cela  devient plus  conscient, la parole est plus tranchante, il y a refus de se plier et, il y a,  quelquefois,  coupures dans les échanges, rigidification ; on dit que la personne  commence à exister, mais contre l’autre.

Ce conflit, s’il est reconnu, peut être travaillé : arrive alors l’ intégration  réelle, avec la capacité à rester dans la relation sans se dissoudre, sans attaquer, sans fuir ;  le sujet existe avec l’autre. 

La résolution ne passe pas par une technique, mais  par trois « déplacements », intérieurs ou changement d’angle de vue.:

Dés identifier la pensée  « mes idées ne sont pas mon être » et Tolérer la contradiction :  « l’autre peut penser autrement sans me menacer »,

Renoncer à maîtriser l’issue :  une discussion peut rester ouverte.

La résolution ne consiste pas à adoucir la pensée, mais à  ne plus vivre la pensée comme une arme ou une défense. 

On sait  que cela se résout   lorsqu’on peut écouter sans se crisper, répondre sans couper, rester sans convaincre, laisser l’autre être différent.     

La question du “je » face à « l’autre” peut devenir  une tâche centrale de vie,   soit dans le réel relationnel, soit dans la structuration intérieure. Dans certains cas, le sujet peut croire qu’il a compris avant de réellement pouvoir agir.

Redit autrement, la subjectivation consiste à reconnaître ses propres identifications, en garder certaines, en transformer d’autres, et surtout pouvoir dire : “cela fait partie de moi, mais ce n’est pas tout moi” car « si je ne sais pas qui je suis, je m’adapte, je me définis par l’autre, je n’ose pas me positionner ».

On va penser « je sais ce que je pense… mais je ne supporte pas qu’on me contredise. » Ce n’est pas un manque d’identité. C’est une difficulté à  être quelqu’un face à l’autre. 

On pourra alors parler de complexe. Mais dans la réalité, ces deux attitudes peuvent s’entrelacer. Il  peut y avoir un conflit de subjectivation, sans manque d’identification.

C’est une difficulté dans la vie entière  du sujet  lors des prises de décisions,  et cela peut se prolonger dans son rôle au sein de la société,  mais n’arrivent pas à soutenir le désaccord, coupent la relation, ou évitent la confrontation.

En astrologie,  on situe cela dans  les axes MI/VII fortement activés (chargés de planètes ayant un rôle important dans le thème personnel, et/ou avec une interception en MI/MVII).

Madonna , était nœud nord Balance, elle part d’une base familiale, karmique, Bélier , mais sa lune noire en Bélier  est  conjointe au nœud sud,  (avec pour maitre Mars en Taureau – terre, fixité, fidélité – au MC , vocation).  Cela lui confère en partie cet aura de femme fatale , presque virile, magnétique qu’elle a accentuée par son style . Soleil conjoint Pluton sur un ASC Lion avec Uranus – la liberté – fait le reste.  La polarité qui existe entre les deux signes yang, fait qu’il y a toujours de l’un dans l’autre dans la plupart des cas.

« L’autre » en Balance au nœud nord est conjoint Jupiter, conjoint Neptune en Scorpion, ce qui crée le climat érotique de ses apparitions sur scéne.   au début de sa carrière, elle a peut-être pu s’identifier à son premier coach, la styliste française – Maripol* ,  à moins que ce ne soit le contraire, puis elle a finit par totalement la délaisser  pour choisir les costumes du créateur,  Jean-Paul Gaulthier, qui avait cependant une certaine parenté avec ceux de Mari-Pol.

 

 

* voir photo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nota : je rappelle que le blog comporte de nombreux exemples d’interceptions avec explications

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