Le Lion gouverne le cœur, l’amour, et les enfants.
On parlera ici des problémes que le Lion va rencontrer avec ses enfants, avec lesquels il est relativement protecteur, limite étouffant, et, qui auront assez vite des velléités d’émancipation, et des difficultés à se dégager . Cela ne sera pas facile, aussi va-t-on préciser les choses. Ceci est également valable dans les séparations, les divorces, de tout un chacun, sans distinction de signes.
L’émancipation consiste à se libérer d’une dépendance, d’une domination ou d’un cadre qui empêche de devenir pleinement soi-même : s’émanciper c’est conquérir une liberté intérieure et extérieure, et ne plus être défini par les attentes, les interdits ou le jugement d’autrui. Cela ne signifie pas nécessairement rompre les liens, mais les redéfinir.
Cela consiste à transformer un lien de dépendance en un lien choisi. L’autre conserve une place dans notre vie, mais il ne décide plus de notre valeur, de nos pensées ou de nos actes. Le lien demeure, sans être une entrave : on peut aimer sans obéir, aider sans se sacrifier, rester proche sans renoncer à soi-même.
Le désengagement, lui, consiste à retirer son énergie, sa présence ou sa responsabilité dans une relation. On peut s’émanciper sans se désengager, prendre son autonomie tout en restant impliqué, mais inversement on peut se désengager sans s’émanciper, partir tout en demeurant intérieurement dépendant du lien, car une personne absente peut continuer à occuper toute la pensée. A l’inverse, on peut conserver une relation tout en s’étant intérieurement dégagé de l’espoir de changer l’autre.
La difficulté vient de ce que le lien nourrit à la fois notre besoin d’appartenance et le risque de dépendance. Nous voulons préserver l’attachement, mais celui-ci peut devenir une obligation de souffrir, d’attendre ou de recommencer indéfiniment. Le désengagement permet de ne plus l’alimenter lorsqu’il ne produit, que de la souffrance. Ce retrait ne détruit pas forcément le lien mais il peut simplement le ramener à une distance supportable en cessant d’investir une relation, une situation ou un combat devenu stérile. On cesse alors d’essayer de convaincre, de sauver, de réparer ou d’obtenir de l’autre ce qu’il ne peut pas donner.
Mais on peut aussi se retirer par peur, découragement ou évitement, tout en restant intérieurement prisonnier de la colère, de la culpabilité ou de l’attente, lorsque le lien demande trop d’énergie, devient unilatéral ou nous maintient dans une attente sans issue. Lorsqu’il résulte d’une décision lucide : « je reconnais que je ne peux ni changer l’autre, ni tout réparer, et je refuse désormais d’y sacrifier mon énergie » ce retrait peut être une libération, un soulagement, inversement, on peut rester engagé dès lors que cet engagement est choisi et non subi , pouvoir rester ou partir, sans être gouverné par la peur, la dépendance.
C’est toute la difficulté de comprendre qu’il y a une différence entre le lien qui relie, du lien qui attache : le premier laisse chacun exister, le second exige que l’un se diminue, pour maintenir la relation et, renoncer à ce second type de lien n’est pas renoncer à aimer, c’est refuser que l’amour devienne une captivité.
Ceci vaut également pour d’autres configurations astrologiques, mais l’amour est la grande affaire du Lion, qui est la Maison V.
