Le tournant du 11 septembre 2001

Le 11 septembre 2001* n’a pas seulement été un attentat d’une ampleur exceptionnelle, il a constitué, pour une grande partie de la population américaine, une rupture psychologique profonde.

C’est en ce sens que l’on parle si souvent d’un  avant  et d’un après.

Avant, les États-Unis se percevaient encore  comme une puissance protégée par sa géographie, sa force militaire et son statut international.

Après, une idée nouvelle s’est imposée : le territoire américain lui-même pouvait être frappé brutalement, au cœur de ses symboles, par des terroristes difficiles à identifier et à localiser.  Tout les lieux de concentration de population pouvaient désormais être perçus comme des sources potentielles de danger. Ce qui a été atteint ce jour-là était l’imaginaire collectif.

Le 11 septembre, se déroule en plein temps de paix apparente, au cœur de New York et à proximité de Washington. Les victimes sont des employés, des voyageurs, des pompiers, des policiers, des passants. Le premier bouleversement est donc celui de la sécurité : pendant des décennies, beaucoup d’Américains avaient vécu avec l’idée que les guerres se déroulaient ailleurs.

La sidération vient également de la dimension visuelle de l’événement. Des millions de personnes  ont vu en direct sur CNN le deuxième avion frapper la tour sud.  Elles ont ensuite assisté à l’effondrement des deux tours, et à la tentative du Pentagone. Pour la première fois à cette échelle, une évènement  historique aux États-Unis était vécu collectivement et simultanément à travers la télévision par le public (Lune au MC, conjointe au Nœud nord conjointe à Jupiter). 

Un autre changement majeur concerne la perception de l’ennemi. Durant la guerre froide, malgré la peur nucléaire, l’adversaire était clairement identifié, mais après le 11 septembre, la menace paraît diffuse. Le terroriste peut être n’importe qui, appartenir à un réseau clandestin, agir seul ou en groupe, se trouver à l’étranger ou déjà sur le territoire. La peur  ne se concentre plus uniquement sur une puissance extérieure, mais sur la possibilité d’un danger invisible et imprévisible (effet Uranus-Neptune en Verseau en MIV).

Cette situation favorise un besoin très fort de protection. Les contrôles dans les aéroports deviennent beaucoup plus stricts, les dispositifs de surveillance se développent et les services de renseignement voient leurs moyens renforcés. 

C’est dans ce contexte que le Congrès adopte, dès octobre 2001, le Patriot Act. Cette loi donne aux autorités fédérales des pouvoirs beaucoup plus étendus (effet Saturne). Elle facilite notamment la surveillance des communications, l’accès à certaines données bancaires ou informatiques, le suivi de personnes soupçonnées de liens avec des activités terroristes et, la coopération entre services de renseignement et forces de police.

Ceci marque un tournant parce qu’il modifie l’équilibre entre sécurité et libertés individuelles. Dans une population encore sous le choc, beaucoup acceptent alors des mesures de surveillance qui auraient probablement suscité davantage de résistance auparavant et que la peur rend acceptable. 

Ce traumatisme entraîne aussi une immense vague d’unité nationale. Dans les jours qui suivent, les drapeaux américains apparaissent partout. Les pompiers et les policiers de New York deviennent les héros nationaux. Les différences politiques paraissent momentanément secondaires face au deuil collectif   (il y avait  264 personnes à bord des quatre avions, dont 20 terroristes. Aucun occupant des quatre appareils n’a survécu).

Mais cette unité s’accompagne également d’un climat de soupçon et  pousse une partie de la population à rechercher des signes de danger partout, parfois au prix d’amalgames, de discriminations et d’une méfiance généralisée. Cela modifie également le rapport de l’Amérique au monde.

Dans les années 1990, après la chute du mur, les États-Unis semblaient avoir atteint une position dominante incontestable la guerre froide était terminée, l’économie américaine était puissante et la mondialisation paraissait annoncer une période relativement stable : le 11 septembre détruit une partie de cet optimisme.

À partir de cette date, la politique extérieure américaine se structure autour de la guerre contre le terrorisme. Une génération entière d’Américains grandira avec des soldats engagés à l’étranger, et des débats sur la sécurité nationale : L’intervention en Afghanistan commence dès octobre 2001, puis vient la guerre d’Irak en 2003.

L’effet psychologique immédiat modifie durablement le climat culturel.

Le cinéma, les séries télévisées et la littérature reflètent  cette transformation. Les thèmes de la surveillance, du complot, du terrorisme et de la vulnérabilité des sociétés modernes prennent une place considérable et les super-héros changent,  ils ne défendent plus seulement une Amérique triomphante, mais souvent une société inquiète.

Comment la première puissance mondiale avait-elle pu être attaquée de cette manière ?

Comment protéger une société ouverte, sans la transformer en société de contrôle ?

L’Amérique   découvre que la supériorité militaire ne protège pas forcément contre toutes les formes de violence, que la technologie peut être détournée contre elle, et que la mondialisation facilite aussi la circulation des menaces.

L’expression avant et après le 11 septembre  désigne donc moins une transformation soudaine de toute la société américaine qu’un changement de climat mental : il existe véritablement un monde d’avant   et un monde d’après.

En analysant le thème d’un point de vue à la fois traditionnel, psychologique et symbolique, on notera la place « étonnante » des planètes qui, encore une fois reflètent les événements.

Le Soleil en Vierge  dont le maitre est sur l’ASC en position forte,  est sur le sommet d’un T-Carré (triangle isocéle), faisant un carré avec Saturne en Gémeaux, et  à  Pluton qui sont en opposition, indiquant pour le Soleil une forte tension. Avec Pluton opposé Saturne, la violence destructrice et fatale s’oppose à la rigueur et à la légalité, en donnant la mort du Soleil, la vie. Saturne en MIX en Gémeaux (signe double) symbolise « l’étranger » qui vient détruire  les deux tours jumelles et apporter la mort. Comme les maisons ont avancé durant l’attentat qui en tout a duré une heure, Saturne glisse après en MVIII (voir notes)

On notera que l’effet Neptune-Uranus en Verseau en MI a joué à plein entre le début et la fin de l’attentat et que la MIV est en Capricorne avec  Mars conjoint noeud sud et Chiron en MIII, qui indique la proximité de l’attaque avec probablement l’idée d’une dette du pays venant du passé, en même temps avec Chiron   le défi pour le peuple à surmonter le traumatisme provoqué par l’événement.

Neptune et Uranus en domicile en Verseau placés en MIV, exprime l’idée d’un réveil collectif d’un peuple assis sur ses certitudes (étant donné la durée de l’attentat qui a ensuite touché le pentagone, en se déplaçant l’ASC a fait passer Uranus  en MIV). 

La dimension neptunienne est renforcée par la lune noire en Poissons en quindècile (165°) à Vénus maitresse de l’ASC Balance, et le quindècile de la lune noire au Soleil  signe la détermination de briser la puissance solaire du pays, tandis que le quindècile Mars-MC, dans l’axe des signes Cancer-Capricorne  inversé où se trouve l’axe nodal en Capricorne en MIV, indique toute la violence et le  ressentiment d’un ennemi voulant  détruire le sentiment d’unité de la nation, dans laquelle il vivait (le pilote avait appris à piloter aux États-Unis).

Deux quindéciles pointant sur Mars maitre de la MVII (les ennemis)nœud sud partent l’un vers Saturne, l’autre vers le MC conjoint Jupiter. 

Le carré Jupiter MC-Mercure-ASC indique à la fois la réussite des terroristes, et, en même temps un échec de la communication.

La mort de la population est indiquée par l’aspect mondiale Saturne opposé Pluton  quasi exact (2° d’orbe), et la violence des actes est également symbolisée par la Lune opposée Mars maitre du noeud nord, donc régente karmique dans ce thème.

Malgré tout ce drame aurait pu être pire puisque en temps normal, le complexe du World Trade Center accueillait environ 50 000 personnes qui y travaillaient, auxquelles s’ajoutaient jusqu’à 140 000 visiteurs par jour. Le matin du 11 septembre, comme il était encore relativement tôt, toutes les personnes n’étaient pas arrivées : on estime qu’environ 17 000 à 18 000 personnes se trouvaient dans les deux tours au moment des impacts. La grande majorité a réussi à évacuer.

On peut mettre ceci sur le compte de Jupiter conjoint Lune en Cancer qui aux derniers instants   pour l’avion United Airlines 93  – avec 44 personnes à bord, dont 7 membres d’équipage – ont pour certains réussi à contacter un proche par téléphone, pour prévenir les autorités du détournement d’avion.

 

* Le mardi 11 septembre 2001 le premier avion a frappé la tour Nord du World Trade Center à  8 h 46 à New York, à 14 h 46 heure de Paris  avec six heures de décalage. Le deuxième avion a frappé la tour Sud à 15 h 03, heure de Paris. La chronologie, vue depuis Paris, est particulièrement saisissante : 14 h 46, première tour, 15 h 03, seconde tour,  15 h 37, Pentagone,  16 h 03, crash du vol 93 en Pennsylvanie, en tout 1 h 43 , car les avions de lignes transportaient des passagers. 

Nota : les quatre terroristes qui ont pris les commandes des quatre avions avaient suivi une formation de pilotage aux États-Unis, à des degrés différents.  M. A. était probablement chef opérationnel du groupe, mais H. H. qui a dirigé l’avion contre le Pentagone, avait lui aussi appris à piloter aux États-Unis et était  le plus expérimenté des quatre. 

M. A. né en Égypte en 1968, avait étudié l’architecture puis l’urbanisme, notamment en Allemagne. Il appartenait à ce que l’on a appelé la cellule de Hambourg, avec notamment M.al.S. et Z. J. Il arrive aux États-Unis en juin 2000 et suit, avec M al.S, une formation intensive à Huffman Aviation, à Venice en Floride. Tous deux obtiennent leur brevet de pilote privé, puis leur licence commerciale en décembre 2000, avant de s’entraîner sur simulateur de Boeing.  M.A. devient le chef opérationnel des attentats et prend les commandes du vol American Airlines 11, qui percute la tour Nord du World Trade Center à 8 h 46, heure de New York. 

M. S. membre du même groupe de Hambourg, suit pratiquement le même parcours. Arrivé aux États-Unis en mai 2000, il se forme lui aussi en Floride, obtient une licence commerciale américaine et suit un entraînement sur simulateur. Le 11 septembre, il prend le contrôle du vol United Airlines 175, qui percute la tour Sud à 9 h 03. (Commission sur les Attaques Terroristes)

H. H. est un cas différent et particulièrement important pour l’attaque du Pentagone. Il avait déjà séjourné à plusieurs reprises aux États-Unis au cours des années 1990 et avait suivi des formations de pilotage en Arizona. Après plusieurs années d’apprentissage, il obtient en 1999 une licence américaine de pilote commercial multimoteur. La Commission du 11-Septembre le considère comme probablement le pilote le plus expérimenté des quatre. Recruté ensuite pour l’opération terroriste, il prend les commandes du vol American Airlines 77, qui frappe le Pentagone à 9 h 37, heure de Washington, soit 15 h 37 à Paris. (Commission sur les Attaques Terroristes)

Enfin, Z. J membre lui aussi de la cellule de Hambourg, arrive aux États-Unis en juin 2000. Il suit sa formation au Florida Flight Training Center, également à Venice, en Floride, obtient une licence de pilote privé et s’entraîne ensuite sur simulateur de Boeing. Le 11 septembre, il prend le contrôle du vol United Airlines 93. L’appareil se dirige vers Washington, et la Commission estime que sa cible était très probablement le Capitole. Mais plusieurs passagers, ayant appris par téléphone ce qui venait de se produire à New York et au Pentagone, tentent de reprendre le contrôle de l’avion. J. fait alors plonger l’appareil, qui s’écrase en Pennsylvanie à 10 h 03, soit 16 h 03 à Paris.

Ce qui paraît rétrospectivement stupéfiant est que leur apprentissage n’était pas clandestin : ils s’inscrivaient dans des écoles civiles américaines ordinaires, payaient leurs cours et obtenaient pour certains des licences délivrées par l’administration américaine. A.S et J étaient même arrivés spécialement en 2000 pour perfectionner leur pilotage. La Commission du 11-Septembre a ensuite montré qu’il existait plusieurs anomalies administratives et signaux dispersés, mais qu’aucun service n’avait à l’époque réussi à les rassembler en une vision globale du complot. (Commission sur les Attaques Terroristes)