Voici un petit test en six questions rapides que devraient faire nos dirigeants, comme chacun d’entre nous :
Suis-je en train d’annoncer plus que je n’ai accompli ?
Ai-je humilié même subtilement, quelqu’un pour me grandir ?
Ai-je ignoré une limite claire : loi, promesse, compétence, corps ?
Est-ce que je coupe les retours ?
Est-ce que je récupère le mérite d’autrui ?
Si tout le monde faisait comme moi, le bien commun en souffrirait-il ?
Ces questions reposent sur l’idée de déséquilibre symbolisée par le mot grec Hibrys, peu employé dans le langage courant, mais sans doute connu par ceux qui nous survolent de leur mépris. Dans la vie, les « sans diplômes » savent de quoi il s’agit.
Petite explication en une ligne : l’Hibrys est la démesure qui fait perdre vue du réel et des autres Némésis est le retour régulateur qui ramène à la juste mesure, c’est la Balance qui du temps des grecs n’avait pas les yeux bandés. L’ajout du bandeau arriva après et signifie « que nous sommes tous égaux devant la justice » (méditez la-dessus).
Némésis n’annonce pas une punition écrite d’avance ; elle invite à corriger. La question juste n’est pas « qui a tort ? » mais « quelle mesure rétablit l’équilibre ? ». Ce que l’on ne rectifie pas consciemment tend à revenir extérieurement (conflit, critique, perte) jusqu’à ce que la proportion soit retrouvée.
Rectifier , c’est possible à condition de se poser les bonnes questions, sans faire de la morale, de la politique, ou du préchi précha, mais il est vrai que cela ne rentre pas dans le cadre de la compétition l
L’antidote à l’Hibrys est la mesure soit : “rien de trop”.
Le respect serait « ne pas ridiculiser, ne pas piétiner » , et la vérification par les faits, en laissant le réel avoir le dernier mot, l’humour sur soi qui dégonfle l’inflation, et finalement se soumettre aux règles partagées, même quand on peut y échapper, bref un savoir-vivre, une éducation, une dignité. Némésis, est le retour régulateur; on donne comme contre exemple Icare, qui volant trop haut a connu la chute.
Cela se voit aujourd’hui dans le triomphalisme : annoncer avant d’avoir fait, qui entrainera le retour de bâton de la réalité, l’impunité affichée en abusant des règles qui produira des contre-pouvoirs, des révélations, la vantardise, la tromperie ; enjoliver, mentir ce qui entraine le discrédit quand la vérité sort, se croire intouchable ce qui entraine fatigue, erreurs graves, prendre sa réussite pour un droit absolu, nier le réel ou la part d’autrui, alors que l’ambition saine est de viser haut en respectant les limites, les personnes et les règles.
En astrologie moderne, Némésis (l’astéroïde 128) n’est pas une planète majeure. Il décrit là où la vie vous demande de corriger un excès, d’abandonner l’orgueil ou la posture de victime, et d’entrer dans une intégrité proportionnée.
Les mots-clés sont : le rééquilibrage des excès (ego, privilèges, favoritismes), les conséquences de ce qui a été mal mesuré (retours de bâton, “ennemis” objectifs ou auto-sabotage), l’ humilité active : apprendre la juste place, ni en-dessus (dominer), ni en-dessous (se nier).
La lecture par maison , ou équivalence indique le domaine où l’appel à la mesure est le plus fort :
le signe de la MI : image/attitude, le signe de la MVII : partenariats et contrats,
le signe de la MX : réputation/hiérarchie,
le signe de MIV/MVIII, MXII : mémoires familiales, secrets, dettes morales, etc.
La lecture du Soleil (malheureusement nous n’avons pas d’éphémérides), enjeux d’ego et de rayonnement, de la Lune, blessures mémorielles/familiales, de Mars, conflits, rivalités ; de Saturne, épreuves, responsabilité, reddition de comptes ; de Pluton, dynamiques de pouvoir/contrôle
La lecture par signe est la “couleur” de la leçon (ex : en Lion , humilité dans le rayonnement ; en Balance, équité relationnelle ; en Capricorne, juste usage du statut obtenu).
La lecture des transits réactivant les périodes où des dossiers de justice/équité (révélations, arbitrages, restitution symbolique), souvent en écho aux mouvements de Saturne et de l’axe nodal.
L’esprit karmique sans fatalisme, est le suivant : Némésis, l’esprit de justice, n’annonce pas une punition écrite d’avance ; elle invite à corriger.
La question n’est pas « qui a tort ? » mais « quelle mesure rétablit l’équilibre ? ».
Ce que l’on ne rectifie pas consciemment tend à revenir extérieurement (conflit, critique, perte) jusqu’à ce que la proportion soit retrouvée.
Il faut se poser trois questions spirituelles pour travailler Némésis :
Où ma vie me renvoie-t-elle “la mesure” en ce moment : un excès à tempérer, une place à reprendre ?.
Qui incarne à l’extérieur mon propre déséquilibre ? « l’ennemi” comme miroir »
Quel geste simple et proportionné (parole, limite, bénédiction) rééquilibre ici et maintenant?
