A l’occasion de la pleine lune du 9 juillet en Cancer, examinons les humeurs changeantes

Cette Pleine Lune du 9 juillet ne contient rien de particulièrement nouveau depuis l’arrivée de Jupiter en Cancer qui devrait  booster les porteurs du signe valorisé ; ici, durant trois jours  le Soleil en Cancer est opposé à la Lune en Capricorne  qui s’oppose au  secteur familial.

Le Soleil  passé par Jupiter , bien que carré à Saturne a poussé un cri d’alarme pour plus de conscience solaire, de protection.

La Lune en trigone  à Mars et le noeud sud en Vierge rappelle les devoirs de service envers l’humanité, et la nécessité d’un chef à la hauteur de la situation.

Si les enjeux sont toujours les mêmes – guerres, préservation de la nature – les voix qui s’élèvent sont également nombreuses  pour que les dirigeants actuels ouvrent les yeux car Saturne dans le Bélier, sous la coupe de Mars en Vierge peut provoquer plus d’agitation du fait du mécontentement  , avec  des révoltes au sein des  militaires, et en face chez les écologistes. 

 

Mercure en Lion à 14° opposé à Pluton communique au niveau profond sur les enjeux  en cours de contrôles et de pouvoir des  visions despotiques de certains dirigeants en place, qui mènent  à des échecs répétés. Verrons-nous pas un bout du tunnel ce mois-ci ?

Je vais profiter de cette position de la pleine Lune pour  parler de la Lune qui peut dans un thème personne marquer une  tendance à une humeur changeante. L’ancienne appellation de personnes « lunatiques » était déjà en lien avec cette image de personnes changeantes, imprévisibles, cycliques. 

Les phases lunaires (pleine lune, nouvelle lune) évoquent des alternances émotionnelles, la lune, la planète-luminaire, la plus rapide,  varie tous les 2 jours ½. 

La Lune  étant un indicateur de sensibilité émotionnelle, représente  les émotions et la réceptivité, les besoins de sécurité affective, les réactions instinctives, l’inconscient et le rapport au passé familial. 

Chez les personnes « lunaires », on retrouve souvent  un Soleil en Cancer ou un AS un tempérament très sensible, protecteur, nostalgique, avec un fort attachement à la famille et au passé, avec un besoin de sécurité affective fondamentale, une personne qui peut être introvertie, mais aussi capable de s’ouvrir quand le climat émotionnel est sûr et un fort potentiel de blessures non exprimées, refoulées, ou somatisées, avec une hypersensibilité émotionnelle, une grande perméabilité à l’environnement émotionnel, une instabilité affective si la Lune est mal aspectée, une mémoire émotionnelle très vive qui peut être envahissante

En ce sens, une Lune  dominante (Cancer, aspects nombreux à la Lune, maison IV forte) peut évoquer un terrain émotionnel très mobile, parfois déstabilisant.

Si cette Lune est blessée (aspect de carré ou opposition à Saturne, Uranus, Pluton, ou même Neptune), les troubles émotionnels peuvent être exacerbés.

Il est possible d’établir une analogie symbolique  entre une forte Lune (surtout blessée ou dominée par l’inconscient), des traits émotionnels cycliques, imprévisibles, hypersensibles, que la psychiatrie moderne regroupe sous les troubles de l’humeur.  Les personnes lunaires  sont souvent plus perméables aux fluctuations émotionnelles internes et externes, ce qui peut leur faire vivre des montagnes russes affectives si leur structure solaire (le Moi) n’est pas bien consolidée.

La clé, c’est la position de la Lune en signe et en maison (en MIV, sa maison, en Cancer, son signe). Sans la position exacte de la Lune dans la carte, il y a plusieurs possibilités qui modifient radicalement le tableau.

La Lune en Gémeaux – signe double d’air accentue la versatilité mentale et émotionnelle, elle est très réactive aux stimulations extérieures,  c’est une humeur changeante mais souvent masquée derrière un discours fluide, qui peut vivre des alternances de désir de proximité et de besoin de fuite.

La Lune en Cancer est doublement lunaire : hypersensible, très marquée par le passé et les lignées maternelles, a un immense besoin d’être comprise et sécurisée, peut être submergée par ses émotions et passer par des phases de retrait,  et même d’effondrement intérieur. 

La Lune en Poissons ou en Scorpion, les deux autres signes d’eau, on  a une profondeur émotionnelle extrême, parfois fusionnelle ou sacrificielle, une forte tendance aux fluctuations d’humeur, voire à la confusion affective,  un risque d’états dépressifs ou de perte de repères psychiques.

Les aspects à la Lune et au Soleil sont essentiels pour identifier un terrain « bipolaire symbolique » :

La Lune opposée ou carrée à Uranus  a une réactivité extrême, un besoin de liberté, des émotions violentes, soudaines,  une rupture intérieure avec alternance entre besoin de fusion et besoin de rupture.

La Lune opposée ou carrée à Pluton possède une intensité émotionnelle dévastatrice, des expériences de perte ou de rejet profondes, des émotions obsédantes, compulsives, douloureuses.

La Lune opposée ou carrée à Saturne vit un blocage émotionnel, une dépression latente, un refoulement des besoins affectifs, une alternance entre repli et besoin d’être aimé. 

La Lune opposée ou carrée à Neptune vit une hypersensibilité qui va jusqu’à la  confusion émotionnelle, avec un risque d’idéalisation affective, de fuite, voire d’addiction,  une forte tendance à la dépression floue, et si  Neptune est rétrograde,  est le marqueur central d’une sensibilité extrême, voire de perte de repères émotionnels : c’est l’aspect typique de la perméabilité psychique ; l’individu absorbe les émotions ambiantes comme une éponge. Cela crée une confusion entre soi et l’autre, entre les émotions personnelles et celles héritées ou projetées (confusion affective)*.

Il y a   perte d’ancrage dans des moments de doute. Dans certains cas, cet aspect peut nourrir des états dépressifs flous, des phases de retrait, de rêve éveillé, ou de déréalisation. Cet aspect peut tout à fait mimer des alternances d’humeur proches de la bipolarité (au sens symbolique), car l’individu passe de la fusion douce au retrait total pour se protéger. 

Prenons l’exemple d’une Lune en Cancer et en maison I c’est une identitè hypersensible, (la personnalité, l’incarnation, le corps) fait de cette personne une incarnation de l’émotion. Elle ressent tout intensément : son environnement, les autres, les non-dits, les mémoires. Elle s’identifie à ses états intérieurs, ce qui rend l’humeur très variable, parfois confuse avec le moi. Cela crée une personne très réceptive, lunaire au sens archétypal : cyclique, nourricière, mais aussi sujette à l’anxiété, à la fatigue émotionnelle, et aux retraits fréquents. Le corps peut exprimer ce que les mots ne peuvent pas.  La MI , Lune en Cancer est un profil potentiellement fragile psychiquement non sécurisé, car il n’a pas de filtre naturel avec le monde.

Que dire de la lune de D. Trump qui change constamment d’avis ?

Sa Lune  en Sagittaire  est en opposition avec Uranus en Gémeaux, il y a donc l’ influence notée ci dessus : une réactivité extrême, un besoin de liberté, des émotions violentes, soudaines,  une rupture intérieure avec alternance entre besoin de fusion et besoin de rupture, Uranus en Gémeaux étant particulièrement réactif, et dans la dualité, sa Lune interceptée en Sagittaire en MIV, agit en surcompensation en trop ou trop peu et est en outre conjointe au noeud sud (héritée de la lignée maternelle) et conjointe à la Lune noire,  l’ombre du féminin familial : il peut y avoir une honte, une blessure ou un tabou lié aux femmes de la lignée, une culpabilité transmise, avortements, veuvage, maternité contrainte ou interdite. La Lune Noire agit ici comme un vide non reconnu : il manque quelque chose, mais ce manque est indicible. L’opposition Soleil / Lune Noire – Lune – Nœud Sud indique que la conscience de soi est heurtée par cette mémoire lunaire obscure  d’un passé où l’individu n’avait pas le droit d’exister pour lui-même. Le Nœud Sud en Sagittaire représente un héritage de croyances, de certitudes morales ou religieuses, souvent transmises sans remise en question et en Maison IV, il pointe vers des ancêtres ou des lignées familiales ayant vécu dans un cadre très structurant, voire autoritaire : culture, religion, guerre, ou exil (Sagittaire). L’interception indique que  cette mémoire n’a pas encore pu être pleinement intégrée  (une mémoire non intégrée agit « à la place de », sous forme de symptômes, d’actes répétés, ou de blocages émotionnels (angoisses, douleurs, auto-sabotage). Intégrer, c’est sortir du refoulement ou de l’oubli, pour reprendre possession de soi.

 

 

*La confusion affective désigne une difficulté à discerner, nommer ou comprendre ses propres émotions, souvent mêlée à une incapacité à distinguer ses sentiments de ceux des autres. C’est un état où les repères émotionnels sont brouillés, soit par une surcharge affective, soit par une transmission floue dans l’histoire personnelle ou familiale.

En détail, la confusion affective peut se traduire par :

Mélange entre amour, peur, culpabilité, colère : exemple classique d’une personne qui croit aimer quelqu’un alors qu’elle agit surtout par peur de l’abandon ou devoir moral.

Doute sur la légitimité de ses émotions : ne pas savoir si l’on a « raison » de se sentir triste, en colère ou inquiet.

Identification aux émotions d’un proche (souvent un parent) : ressentir une angoisse, une tristesse ou une colère qui ne nous appartient pas, mais qui vient d’une autre génération (ex. : enfants de parents traumatisés).

Difficulté à poser des limites affectives : par exemple, rester dans une relation toxique parce qu’on ne parvient pas à distinguer attachement, loyauté et dépendance.

La confusion affective est fréquente dans les familles où les émotions ont été refoulées ou interdites (ex. : “Ne pleure pas”, “Tu n’as pas à avoir peur”), il y a eu des secrets ou des deuils non reconnus, ce qui empêche les générations suivantes de comprendre d’où vient une douleur, des enfants ont été placés dans un rôle affectif d’adulte (parentification), recevant des charges émotionnelles trop lourdes trop tôt.

Les conséquences possibles sont les  blocages dans les relations affectives (amoureuses, amicales), les somatisations : le corps exprime ce que la personne ne sait pas dire, la recherche d’apaisement par des dépendances (affectives, alimentaires, etc.), les difficultés de choix personnels clairs (entre désir personnel et attente familiale).

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