Agnès Varda, Soleil Gémeaux, AS Cancer

Ceux qui s’intéressent au cinéma connaissent Agnès Varda, qui en vieillissant avait adopté une couronne de cheveux bicolores , et qui a reçu une palme d’or à Cannes pour l’ensemble de sa carrière , avant de disparaitre à 90 ans.

Son parcours est probablement typique de l’artiste qui évolue au fur et à mesure de ses rencontres. 

Soleil Gémeaux, née le 30 mai  1928 en Belgique à Bruxelles, elle est d’abord photographe et, trouve  un atelier qu’elle ne quittera jamais, à Paris.

A la mort de son mari Jacques Demy, rencontré en 1958, elle lui dédie trois films : Jacquot de Nantes, Les Demoiselles ont eu 25 ans, et L’Univers de Jacques Demy

Elle était Soleil Gémeaux AS Cancer avec Pluton et Mercure  dans ce signe,  la Lune en Balance , signe de Vénus, maitresse de l’ensemble, qui se trouvait en Gémeaux,  signe double, en MIV (le foyer ce qui généralement montre un fort attachement à la mère, et au foyer).  

Le signe du Cancer est le signe de l’AS et de  Mercure, maitre du Soleil,  conjoint au  régent karmique nord et également à Vénus, l’ensemble en MXI (les projets)  indiquant une réussite artistique. Tout est là.

Avec les Gémeaux, elle va vivre une vie double, dans son foyer où elle sera la protectrice de son mari et des ses deux enfants nés de pères différents.

Agnès Varda  rencontre Alain Resnais en 1954,  et ils vivent  une  belle histoire. Mais elle le quitte pour Antoine Bourseiller – comédien et metteur en scène de théâtre de renom père biologique de Rosalie*, que Jacques Demy  reconnait lorsqu’elle le quitte, et ensemble ils ont  Mathieu Demy*. Cependant,  elle révélera  en 2004,  quinze ans après sa disparition,  qu’il était mort du sida du fait d’une homosexualité.

Elle a  été reconnu par ses paires, à déjà quarante ans  :   élection officielle en compétition au Festival de Cannes pour la Palme d’or en 1962, et à la Mostra de Venise la même année, et Sélection officielle pour l’ anniversaire des cinquante ans du film  Cléo de 5 à 7 **; En 1968,  a plus de  quarante ans, et  depuis 1962, avec ce film   elle parle de son époque avec sensibilité (Jupiter est trigone Neptune et Mercure est sextil Neptune).

Bien  que la Lune en MIV soit opposée à Jupiter en MX, la célébrité, l’expansionelle est propulsée  dans la lumière grâce à  son talent typiquement féminin  parlant à toutes les femmes de sa génération. Elle s’arrange pour être consensuelle en montrant ce qu’elle veut.  Sa lune consensuelle en Balance est en trigone avec sa Vénus en Gémeaux. De ce fait, elle participe à l’émancipation des femmes, sans faire de bruit, à une époque  très puritaine.

Dynamique,  avec Mars planète de la virilité,  en domicile en Bélier, signe  masculin – conjointe à Uranus – son originalité –  Mars trigone à Saturne rétrograde au nœud sud qui inspire la normalisation des situations  par  mariage),  elle a cependant le Soleil  opposé à Saturne (séparation d’avec le père avec lequel on ne s’entend pas au départ, sans doute refus de l’autorité et des limites conventionnelles, et sentiment de manque et de solitude).

Sa MV de l’amour, qui contient  la Lune noire en Scorpion,   trigone à l’AS et à Pluton indique séduction , passion, située en  en MXII (les questions floues  et les secrets, avec Mercure carré Mars-Uranus ;  Pluton quinconce Saturne, ce qui indique un doute sur les limites.

A propos de sa bisexualité*** qui a été évoquée , on notera l’AS Gémeaux,  le signe du Cancer très chargé, les quinconces à Saturne trigone Uranus,   l’importance de son Mercure en MXII ,  maitre de maisons III, équivalente Gémeaux,  en Vierge, sa MVIII en Verseau maitrisée par Uranus conjoint un Mars très fort en Bélier.

*Rosalie est la cheville ouvrière de Ciné-Tamaris, la maison de production qu’avait fondée sa mère et qu’elle dirige avec son frère Mathieu Demy, présent mais plus distant, puisqu’il poursuit sa carrière d’acteur et de cinéaste. Il et elle gèrent tout le catalogue Demy, et tout le catalogue Varda. (source les Inrockruptibles).

** » Le film propose le méticuleux dossier de la capacité d’une femme à observer, rêver, et sentir. En temps quasi réel, nous suivons la chanteuse pop Cléo (Corinne Marchand) qui attend le verdict de son médecin après la recherche d’un possible cas de cancer ; bien que le sujet soit déchirant, l’efficace direction de Varda empêche le film de devenir pathétique. Au cinéma de la Nouvelle Vague, elle intègre toutes les techniques qui lui conviennent : une bande sonore  (musique de Michel Legrand) qui capte les conversations de personnages secondaires ; des prises de vue subjectives ; des titres qui découpent le film en chapitres ; et des bribes de scènes de rue de style documentaire. En 1985, elle fait le film dramatique « Sans toit, ni loi »,  avec Sandrine Bonnaire, et elle fera divers documentaires qui auront un certain retentissement comme « Les glaneurs et la glaneuse ». Vers la fin de sa vie, en 2017, elle redevient photographe – plasticienne, et parcourt la France des campagnes à bord du  camion photographique de JR  qui permet d’imprimer immédiatement  en très grand format des photos géantes de gens rencontrés au fil de leurs rencontres , et de les coller sur les murs  mêmes de leur habitat.

***Quand la famille Varda s’est installée à Sète pendant la guerre, sur le bateau que son père avait acheté, elle est allée à l’école,  puis au collège, et elle a fait la connaissance de trois sœurs qui s’appelaient Schlegel et habitaient sur le port. Agnès, a eu une grande histoire d’amour, passionnée, avec Valentine  qui est devenue sculptrice et céramiste et qui a continué à étoffer sa créativité, accompagner son évolution artistique toute sa vie. 

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