Les Gémeaux, mythe de la fratrie

Le mythe Romulus et Rémus de la fondation de Rome, par deux enfants allaités par une louve, est lié au signe des Gémeaux, comme le mythe plus dur de Caïn et Abel, , rapporté dans la Bible,    premier conte d’un meurtre d’un frère par son frère, qui fut suivi d’autres  dans l’histoire humaine, meurtres réels ou symboliques.

 Le couple des enfants est en miroir avec le couple des parents, avec tous les problèmes  inhérents, car l’amour, la haine et la jalousie sont ici aussi au premier plan, lorsqu’il n’y a qu’une vision animale de la vie.

On notera que le premier enfant mâle est le fils du père, (et bien sur de la mère !), mais que le second est plutôt le frère du premier (Catherine Gestas): il y a donc une identification forte aux parents par le premier, c’est sans doute ce qui fait la différence entre l’aîné et le cadet, qui lui, devient souvent le petit protégé de la mère, d’où la jalousie qui s’instaure entre les enfants. Et, on entend trop souvent dire (quand il y en a deux) “un pour chacun”, ce qui ne peut manquer de créer une rivalité, lorsque l’un ressemble plus à l’un de ses parents. Toutes sortes de jeux se mettent en marche.

La jalousie est le sentiment humain le plus inscrit  car c’est la peur de perdre  l’amour de quelqu’un qu’on aime,  d’être remplacé, d’être oublié. De cette  jalousie naît souvent un sentiment de culpabilité, qui par un « retournement  en son contraire » se transforme en protection d’un petit dernier.

C’est un peu différent lorsqu’on a les deux sexes, puisque dans nos civilisations patriarcales, c’est le mâle qui prend le dessus. La frustration est le pain quotidien des femmes  depuis des siècles (le premier né masculin aura l’héritage, sera le titulaire de la charge, propriétaire des domaines, reprendra la firme, la ferme, etc).  

Les mères doivent  être attentives à une gentillesses excessive de la part de l’ainé, qui peuvent être la manifestation d’une souffrance masquée en s’en préoccupant, le petit prenant trop de place au début et la mère trop contente que cela se passe bien.

Gare au retour de bâton de l’aîné ; on a vu des aînés brutaliser le petit dernier, et les bagarres et les coups bas sont fréquents, et  on a au moment des héritages, des règlements de compte, dont sont souvent témoins les notaires, même si les parents ont fait de leur mieux.

Il s’agit  de donner toute sa place au père, auquel les deux enfants doivent pouvoir  s’identifier et, d’aider à la création d’un lien entre les deux enfants pour que se produise l’altérité qui est la reconnaissance de l’autre, le mouvement nécessaire pour apprendre à vivre en couple, en famille, en société : la mère ne doit pas demeurer le centre des attentions.

En effet, s’il y a échec, cette haine rejaillira sur la famille et la société, et provoquera une inadaptation avec les conséquences qu’on  imagine, et les violences que d’ailleurs nous voyons quotidiennement, qu’elles soient morales ou physiques (importance de Mars, Pluton et Lune noire).

Astrologiquement, les problèmes de la fratrie quelle qu’elle soit, se lisent dans les emplacements en signes, maisons, aspects  :

être l’enfant de remplacement d’un (ou plusieurs enfants) morts avant la naissance (fausses couches comptant aussi),  disparus mais toujours présent dans la tête de la mère  se lisant en maison VIII, 

avoir un problème de frère handicapé occupant toute la famille  se verra dans la maison III/ IV, XII, le signe des Gémeaux (et de la Vierge) occupé,  la rétrogradation ou l’interception éventuelle de Mercure,  sa position en maisons ( III, IV,XII, ) et  en signe (notamment en signes d’eau,  surtout  en Scorpion),  notifiant la place  au sein de la famille des uns et des autres.

Tout AS Gémeaux, Soleil ou  Mercure sur l’ AS ou en III,  doit interroger sur la fratrie, dont on peut sous estimer la place ou au contraire regretter l’importance dans sa vie. Ces enfants là,  se sentiront souvent victimes.

L’ importance de Mercure signalera  très souvent une homosexualité  latente ou avérée  notamment chez beaucoup d’hommes qui ont besoin de la présence quasi perpétuelle des copains, aux dépends de leur couple et de leur vie de famille : la grande fraternité du sport, les motards, les chasseurs, les musiciens,  ceux qui vont au bistrot entre hommes tous les soirs. Chez ceux-là, la femme est souvent perçue comme objet de remplacement de la mère (importance d’Uranus non assumée).

A l’inverse, il faut aussi savoir qu’il existe “le complexe du jumeau perdu”, sorte d’avidité de manque d’un jumeau , d’un double, qu’on aurait perdu avant la naissance mais connu un moment dans l’utérus de la mère. Cette disparition serait à la source d’un sentiment de solitude récurrent (peut-être Neptune-Mercure en XII ou en VIII ?).

On connait l’importance de la fratrie sur la vie de Michaël Jackson, Vincent Van Gogh, Marguerite Duras, Françoise Dolto, Robert Kennedy, etc.

 

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