L’Astrologie du XXIe siècle

L’Astrologie est une Science Humaine (comme la Sociologie, la Psychologie, l’anthropologie, etc), qui procède par observations, analogies et recoupements, classification, mais qui a une dimension aléatoire due au fait que le vivant  varie toujours du fait de sa liberté qui fait sa diversité.

L’Astrologie ne doit rester  figer   avec des données écrites qui seraient le reflet de comportements et, de traits de caractère formatés à une certaine période,  le comportement général humain variant selon les idées dominantes  d’une période à une époque culturelle donnée, dans une civilisation donnée.

L’astrologue fait une lecture de la personnalité  en comprenant qu’il n’est pas la somme de parties, mais que ces parties forment un tout cohérent, qui en fait un être unique en résonance avec l’univers, et  se concentre sur  sa croissance spirituelle, afin qu’il conscientise ses possibilités et qu’il sorte des répétitions dues à des des pulsions qui le poussent à toujours agir de la même façon, et à penser toujours de la même façon sur lui-même ». Ainsi, l’astrologie sert de base au développement personnel.Pour pratiquer l’Astrologie, si l’on a besoin d’une dose d’intuition et d’ouverture d’esprit, il faut, en outre, des notions basiques de psychologie (être psychologue est une chose, connaitre les bases des mécanismes humains en est une autre), mais  on ne peut remplacer le savoir technique de l’astrologie  car aucune réponse ne peut être donnée sans une explication cohérente, puisque nous ne sommes  dans la logique des cycles des astres , ces cycles sur lesquels sont articulés les théories symboliques, formulées d’après les observations sur les vivants. 

Nous savons que nous venons au monde au moment où quelque chose était déjà en marche. Nous montons dans un tramway nommé Désir. Nous apportons nos gènes, les histoires de notre lignée, et elle est longue. Ceux qui font de la généalogie savent bien qu’ils sont le résultat vivant,  de dizaines de couples qui ont survécu pour leur permettre d’être là . Notre thème dit sur nous des choses que nous ne savons pas migration, éventuelles violences, mais aussi dons. L’univers qui nous contient, et qui est contenu en nous, a une organisation qui lui est propre, même s’il nous parait aveugle et sourd, nous devons nous rendre compte que nous  faisons partie de cet ordre dans lequel est inclus notre libre arbitre, donc  il  ne s’agit pas non plus, de s’en remettre à la fatalité, car nous dit Boris Cyrulnik : «  Le déterminisme n’est pas une fatalité« .

Il y a une marge entre le réel et le supposé et,  surtout,  on ne sait jamais comment fera la personne pour se débrouiller avec sa réalité, parce qu’on ne connaît pas son degré de résilience, son courage, et son éveil spirituel : on reste donc dans la  théorie, tant qu’elle ne s’est pas racontée dans une entrevue,  si possible  détendue. 

L’Astrologie karmique aide à trouver sa voie, qu’on croit ou pas à la réincarnation : avant toute chose, oubliez toutes vos idées préconçues sur le karmique, une fatalité dramatique  : dans certaines biographies  célèbres , on arrive à la constatation d’un inévitable réincarnation d’une âme dans un corps : l’exemple de Mozart est bien connu.Mais il n’y a eu qu’un Mozart, car  beaucoup de gens sont nés le même jour et ont eu le même thème. Avoir un aspect ou deux, même trois, d’une personne ne fait pas de vous, cette personne. A force de vouloir « faire scientifique » en accumulant des preuves mathématiques, on arrive à de graves erreurs d’interprétation. L’astrologie  karmique indique l’ intention de l’âme.   

On parle d’Astrologie humaniste en Occident  mais il faut définir ce qu’est l’humanisme afin de comprendre la différence avec la  voyance, le tirage du tarot et l’astrologie dite judiciaire totalement déterministe, basée sur l’idée d’une implacable action des planètes. Quelquefois les trois sont associés dans les prévisions pour améliorer la lecture  et  ce qui compte avant tout, c’est le regard humaniste qui compte.

L’astrologie humaniste  est centrée sur l’homme,  mais relié aux cycles de la nature donc des planètes, et  associée à la liberté de conscience que chacun d’entre nous possède, ce qui met l’éducation et l’instruction au centre, en libérant l’individu des déterminismes matériels et spirituels qui le contraigne. Nous ne sommes plus dans  « le mythe du ciel qui nous tombe sur la tête », bien que le ciel soit consubstantiel à notre existence.

L’humanisme a cependant changé  depuis la Renaissance qui lui a donné le jour. Au départ, il fut fortement inscrit lors de son émergence dans un contexte religieux, même s’il fut à la base d’une libération religieuse avec la lecture des « écritures sacrées » en langue vernaculaire (latin et grec traduit en anglais, français et allemand), ce qui a permis l’émergence du protestantisme.

Faisons l’analyse comparative des différences existants entre les deux  : humanisme de la Renaissance versus Humanisme contemporain.

Voici  le contexte historique et culturel de l’Humanisme de la Renaissance (du XIVᵉ au XVI siècles)  né en Italie puis diffusé en Europe , la  réaction à la pensée médiévale  avec un retour aux sources antiques, appuyé sur la redécouverte des textes grecs et latins, émergeant dans un monde dominé par la chrétienté mais en pleine transformation :  nouveaux savoirs du fait de l’invention de l’imprimerie., grandes découvertes de nouveaux territoires, début de la colonisation.

L’ Humanisme contemporain (XXᵉ–XXIᵉ siècles) est né de la modernité du XVIIIem siècle appelé « siècle des Lumières » , des révolutions scientifiques et politiques, dans un contexte pluraliste, globalisé, marqué par la démocratie, l’individualisme et la technologie et qui intègre sciences humaines, neurosciences, psychologie, écologie, numérique, dont l’objet principal est: Qu’est-ce que “l’humain” ?

L’homme est défini comme un  être de raison, capable de se perfectionner par la culture, c’est l’idéal du lettré cultivé (qu’on appelait « l’honnête homme »). Sa dignité est fondée sur la capacité à comprendre le monde et à agir librement. Sa vision parfois élitiste, est centrée sur les hommes instruits.

Aujourd’hui, à cause de l’apparition de la psychologie, l’humain est perçu comme un être complexe, biologique, psychologique, social, relationnel et planétaire. On connait l’importance de la diversité : cultures, genres, parcours, identités. La dignité est fondée sur les droits humains, non sur la formation lettrée et l‘inclusion des individus qui n’appartiennent pas à l’élite savante.

A la Renaissance,  l’humanisme est fondé sur la philologie, qui est la critique textuelle, l’étude des langues anciennes, la référence aux auteurs antiques : Cicéron, Platon, Aristote, Tite-Live, la priorité à la rhétorique, à la grammaire, à l’histoire, à l’éloquence avec un savoir encore limité par les sciences naissantes.

De nos jours , le savoir est fondé sur les sciences empiriques, la recherche interdisciplinaire et la pensée critique généralisée. L’analyse est fondée sur la psychologie, la sociologie, l’écologie, les sciences cognitives, l’anthropologie. Nous avons une grande palette de méthodologies : statistiques, expérimentales, numérique.

La finalité éducative de la Renaissance était de former un citoyen lettré, cultivé, maîtrisant le latin et le grec, de développer l’éthique personnelle, la prudence, la civilité, une éducation finalement réservée à une minorité. Aujourd’hui, on veut former des individus capables de penser par eux-mêmes, mais dans une société pluraliste : on a l’idéal d’une Éducation de masse avec  démocratisation du savoir et le développement de compétences  esprit critique, créativité, coopération, pensée écologique.

Le rapport à la religion et à la liberté de la Renaissance qui était la valorisation de la vertu, de la mesure, de l’harmonie, en tension avec l’église officielle quelquefois,  est devenu théoriquement un Humanisme largement laïcisé, pluraliste ou spiritualiste selon les cas avec l’accent mis sur la liberté individuelle, la conscience personnelle, les droits humains, un dialogue entre éthique, philosophie et sciences.

Durant la période de la Renaissance, le rapport au monde est centré sur l’Europe, et .et il n’ y pas  de conscience environnementale, c’est l’ethnocentrisme. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde globalisé, interdépendant, avec une tentative  (encore imparfaite) de conscience écologique structurante : il existe un lien entre humanisme et responsabilité planétaire. L’Humanisme est élargi aux animaux, à la biodiversité, au climat.

A la Renaissance, c’est l’affirmation d’un homme “mesure de toutes choses”. Il y a une confiance dans les capacités humaines et dans les débuts de la science. Actuellement, la modernité est très critique : on a conscience des limites humaines des coûts de la technique, de l’importance de la vulnérabilité et des interdépendances.

L’Humanisme est souvent qualifié de “post-humanisme” ou “néo-humanisme”, intégrant les défis du numérique, de l’IA, de la biotechnologie. L’humanisme contemporain en est l’élargissement : plus scientifique, plus pluraliste, plus écologique, plus égalitaire. L’un s’était  construit sur la lecture des textes anciens, l’autre sur la compréhension des systèmes complexes. Leur lien est  la conviction que l’homme peut chercher la vérité, s’améliorer, et agir consciencieusement dans le monde.

Mais une des pires lacunes de l’humanisme occidentale, est qu’il n’a ouvert que récemment la porte, aux idées des autres civilisations et cultures, notamment asiatiques ou arabes sur lesquels  étaient probablement issus ses fondements.

L’Europe humaniste oublie ses sources  : malgré cet héritage, l’humanisme renaissant valorise quasi exclusivement  les auteurs antiques ; les savants européens l :es contributions arabes, pourtant décisives, sont souvent passées sous silence, minimisées ou reléguées comme “intermédiaires”, et non comme moteur intellectuel.

Pourtant, ces traditions ont été déterminantes : l’une a préservé et enrichi la science antique, l’autre propose des visions philosophiques profondément différentes.

L’ouverture actuelle marque une  correction nécessaire : l’humanisme devient enfin capable de se penser globalement, au-delà de ses frontières historiques, culturelles et philosophiques.

Voici ce qu’il faut retenir : 

Entre les VIIIᵉ et XIIᵉ siècles, les savants du monde islamique traduisent les œuvres grecques en arabe,  les commentent, les discutent, les augmentent, les transmettent ensuite à l’Occident latin, notamment via l’Espagne avec des figures majeures : Averroès, Avicenne, Al-Farabi, Al-Kindi, Ibn Khaldoun.

Les méthodes sont  scientifiques    fondées sur l’observation, l’expérimentation, la déduction, qui inspireront plus tard la science moderne : développement de l’algèbre (al-jabr) ; astronomie, la médecine clinique, l’optique expérimentale (Ibn al-Haytham), la médecine clinique : 

L’apport asiatique : philosophie, cosmologies et rationalités alternatives L’Europe humaniste connaît très mal : les philosophies chinoises (Confucius, Laozi, Zhuangzi) ; les traditions indiennes (Védas, Bouddha, logique indienne) ; les cosmologies japonaises, coréennes, tibétaines. Ces traditions n’entrent réellement dans le débat intellectuel occidental qu’à partir du XVIIIᵉ siècle, et surtout au XXᵉ siècle.