Les raisins de la colère ? Non, les raisons de la colère !

Comprendre les raisons de la colère ne signifie pas en approuver toutes les manifestations, et ne pas pouvoir en parler sans être accusé de fascisme,  et menacé de mort par des ados  en pleine crise d’adolescence qui  vivent ou découvrent l’injustice  ; en cela on ne peut pas leur donner tort mais  refaire l’histoire à sa manière n’y change rien ;  on  a toujours menti au bon peuple, et on nous mentira toujours sous tous les régimes, avec tous les systèmes, dans tous les pays, car  on  a tout essayé ; l’homme est ainsi fait qu’il est  profite de sa position dès qu’il a un peu de pouvoir sur les autres. Certains l’ont dit clairement : moi, ma famille, mes voisins et les autres après. En fait ce cynisme était de la franchise dure à entendre.

Ceci  rejoint la  réalité actuelle qui commence à inquiéter beaucoup de gens  qui rejoint la réflexion historique. 

L’histoire montre ce qui arrive lorsque la conviction de défendre une cause juste sert à excuser la violence, et lorsque la responsabilité individuelle disparaît derrière celle du groupe. Il faut toutefois distinguer les discours politiques, même très radicaux, des appels explicites à la violence et des actes commis, la responsabilité des dirigeants, mais aussi celle de l’État lorsqu’il doit prévenir les violences.

Le droit de manifester doit être protégé, tandis que les violences, les menaces et les destructions doivent être empêchées et sanctionnées, quels qu’en soient les auteurs.

Voici un peu d’histoire qui a récemment  servi un discours un peu « pervers » à des fins de haine. et les victimes d’hier, ou ceux qui prétendent les venger, peuvent devenir parfois les persécuteurs de demain :

« En 1789 un mouvement né pour défendre des libertés a progressivement participé à l’établissement d’un gouvernement d’exception qui les a considérablement restreintes.

La Terreur de la révolution française de 1789, désigne  la période durant laquelle la violence révolutionnaire devient un instrument organisé et assumé du gouvernement.

Les violences commencent dès juillet 1789, avec notamment les assassinats de représentants de l’autorité royale. Elles se poursuivent en 1792 avec les massacres de Septembre, puis en 1793 avec la « guerre » de Vendée* et les répressions révolutionnaires. Marie-Antoinette a été guillotinée le 16 octobre 1793, à l’âge de 37 ans, sur la place de la Révolution (actuelle place de la Concorde), à Paris. Son époux, Louis XVI, avait été guillotiné le 21 janvier 1793, près de neuf mois auparavant.

À partir de septembre 1793, la Terreur correspond à une intensification de la répression, mais surtout à son institutionnalisation : lois d’exception, arrestations de suspects, tribunaux révolutionnaires et exécutions. La répression judiciaire s’accélère encore en juin et juillet 1794, pendant la Grande Terreur, et les violences continuent  notamment avec la Terreur blanche , dont voici le détail :

La Terreur blanche désigne  une nouvelle  vague de violences et de représailles qui se développe en 1795, après la chute et l’exécution de Robespierre, le 28 juillet 1794 car après la chute de Robespierre, les rapports de force s’inversent. Ceux qui avaient été persécutés pendant la Terreur, notamment les royalistes et les adversaires des Jacobins, reprennent de l’influence car certains cherchent à se venger de ceux qu’ils considèrent comme responsables de leurs souffrances. En effet, les Jacobins n’étaient pas initialement tous républicains, et encore moins tous partisans de la Terreur d’ailleurs  ce mot  désigne aujourd’hui, dans le vocabulaire politique français, une conception centralisatrice de l’État, qui privilégie l’unité nationale et l’autorité du pouvoir central.

Dans le Midi, particulièrement à Lyon, Marseille, Toulon, Nîmes et Avignon, des groupes armés attaquent d’anciens Jacobins, des républicains et des personnes soupçonnées d’avoir soutenu le gouvernement révolutionnaire. À Lyon, en mai 1795, près d’une centaine de prisonniers sont massacrés dans les prisons À Marseille, en juin, une centaine de détenus sont également tués au fort Saint-Jean. 

Les règlements de comptes prennent parfois la forme d’assassinats, de pillages et d’attaques contre les habitations. Les autorités locales laissent faire certaines violences ou ne parviennent pas à les empêcher.

Il ne s’agit cependant pas d’une politique de gouvernement organisée de la même manière que la Terreur de 1793-1794 : ce sont principalement des violences de représailles, encouragées ou tolérées par certains acteurs politiques. 

La mort de Robespierre n’ a fait que contribuer à modifier les rapports de force et, avec eux, l’identité des victimes et des auteurs. « 

 

 

 

Nota : Les Raisins de la colère (The Grapes of Wrath) L’œuvre suit la famille Joad, des métayers de l’Oklahoma ruinés par le Dust Bowl, qui migrent vers la Californie en quête d’une vie meilleure. À leur arrivée, ils font face à une réalité brutale marquée par l’exploitation, la pauvreté et la violence anti-migrants, mais trouvent une force d’espoir dans la solidarité collective

*Jacobins : 

**Elle est qualifiée de  « blanche »  en référence à la couleur de la monarchie, le blanc étant celle du drapeau des Bourbons.

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