0n a fait un réquisitoire accablant contre l’abbé Pierre*, qui fut durablement considéré comme la personnalité préférée des français. Il ne faut pas l’oublier, il a été très actif durant la guerre de 42 à 45**. En tant que député, il a fait des miracles en 1954 lors de son appel à la radio pour les sans logis , puis il a continué, ce qui fait qu’on a du mal à accepter son inconduite.
La fondation Abbé Pierre a changé de nom, les chiffonniers d’Emmaüs ont enlevé sa photo emblème, débaptisé l’œuvre de sa vie, preuves à l’appui , mais comme il n’est plus là pour se défendre, voyons comment on aurait pu le savoir en regardant son thème.
Dans son cas, si l’on avait eu un doute, on aurait pensé qu’il avait vaincu son ombre, qui bien souvent se situe dans la maison VIII, ou même XII, mais aussi dans le signe du Scorpion ou des Poissons, malheureusement les témoignages nous confirment que non.
Cependant, dans une analyse pour affirmer quelque chose, même une probabilité, il faut plusieurs aspects concordants comme dans une enquête, car par une auto discipline, la personne peut toujours dépasser ses mauvais penchants, et ses tendances latentes peuvent ne pas émerger.
Ce que voyons-nous dès l’abord, du thème c’est qu’il a Saturne dans la Maison VIII, qui peut cacher des secrets éventuellement « honteux » car il y a frustration au niveau de la sexualité..
Henri Grouès –l’Abbé Pierre, est né le 5 août 1912 à 11h à Lyon. L’abbé avait le charisme et l’ autorité naturelle d’un Soleil Lion, il savait être diplomate et charmant avec son AS Balance, maitrisé par sa Vénus conjointe au Soleil, ce qui en faisait un être relativement séduisant (rôle repris au cinéma par Lambert Wilson). Avec son Soleil au MC, armé de sa foi symbolisée par Neptune en conjonction, il a pu faire le chemin que chacun connait : la création de la « communauté d’Emmaüs ».**
Sa Lune à 3° en exaltation en Taureau indique un être émotif, mais peut-être un peu trop sensuel. Elle fait
un quinconce croissant – le quinconce indiquant un malaise, un problème karmique, un choix jamais vraiment fait – avec Jupiter 5° en domicile, (enthousiasme, réceptivité à la souffrance des autres), qui lui a fait jouer son rôle nourricier, appelant à l’aide toutes celles et ceux qui pouvaient le soutenir dans sa mission (Lune trigone Mars). Mais ici il y a peut-être aussi dans cet aspect une montée d’émotions, trop forte.
La Lune, encore elle, en secteur VII est maitresse du signe du Cancer qui est intercepté en MIX, ce qui indique qu’il voulait un foyer avant toute chose sans vraiment en prendre conscience – lune noire en MIV – eventuellement original –Uranus en MIV – communautaire ! Pluton sur la porte d’entrée du signe intercepté du Cancer est maitre du Scorpion en MI/MII, sa personnalité, son corps… sa sexualité. Or Mars en Vierge est astreint par le signe à la parcimonie, la discrimination de la sexualité, filtrée par le mental.
La Lune, plus généralement, est plutôt mal aspectée : opposée AS, carrée à Neptune et au Soleil, exactement carrée au MC, carrée à la lune noire et à Uranus en MIV, mais trigone à Mercure-Mars – alliant la parole à la libido frustrée. Les planètes Mercure-Mars sources de son action militante sont opposés à Kiron – source de sacrifice et de souffrance– dans la MV en Poissons, maison des amours.
L’interception du signe du Cancer qui indique les problèmes familiaux a été comme souvent surcompensée puisqu’il a toujours, dans cet axe dédié à la communication, été un être médiatisé à une période où il n’existait en France, seulement la radio dans les foyers relativement aisés***, dans le but d’aider ses contemporains. Mais l’interception cache aussi, comme souvent, une souffrance personnelle.
On sait que ce sont les maisons liées par le même signe qui viennent à la rescousse des signes affaiblis : ici se sont les maisons en Bélier en MVI et MVII – rapport avec les autres -, maitrisées par Mars, et les maisons MXII et MI maitrisées par Vénus – avec en plus, notamment l’axe nodal en Bélier- Balance dont les maitres ou régents karmiques sont Vénus et Mars. Il faut noter ici, la force des planètes Vénus et Mars pour l’explication !
Sur ce plan personnel que nous essayons d’examiner, Jupiter en domicile en Sagittaire est protecteur, indiquant un fort appétit, une avidité sexuelle, mais également carré à Mars – la libido -, augmentée par la lune carrée à la Lune noire en MIV – désir d’agir selon ses envies – et carrée à Neptune (foi, imaginaire mais aussi fantasmes, mensonges), et à ĺAS, le tout formant un grand carré, dans les signes de feu et d’air ce qui entraine une grande force et enthousiasme ; l’abbé a été débordé par sa personnalité.
Pluton 29°31Gémeaux quinconce Uranus 1° Verseau joue au niveau psychologique entre la MIX et la MIV, le foyer : si ce quinconce l’incite fortement à mettre les gens à l’abri, cela ne veut pas dire que lui-même le fut avec sa Lune noire conjointe Uranus en domicile en Verseau en MIV : a-t-il subit dans son enfance des attouchements ou pire ? Cela indiquerait la transgression dans le foyer natal et foyers successifs, avec déviances sexuelles possibles du fait d’une absence de barrières de protections avec Saturne en MVIII – le père, l’autorité sans doute un peu trop forte et peut-être négative des jésuites, maitre du signe du Capricorne, intercepté en MIII, carré Mars-Mercure – sexualité bridée, la parole impossible, frustré sans doute dès l’enfance, ou plus tard dans les institutions religieuses (voir biographie). Malheureusement, ce qu’on apprend aujourd’hui, nous permet de l’envisager.
Il avait un Kiron en Poissons, signe de Neptune – probablement un côté fuyant en ce qui concernait sa vie intime en MV , carré Jupiter, la légalisation, l’ordre social, opposé Mars (la libido). Jupiter opposé Saturne indiquant la peur du scandale et en même temps la transgression, tandis que Neptune carré AS, implique qu’il pensait faire illusion s’accordant des permissions.
L’ aspect violent du quinconce Pluton-Uranus entre la maison IX et la maison IV incite à la colère, à une attitude révoltée et rebelle, (par exemple par rapport à l’inertie des pouvoirs publics de l’époque d’après-guerre), mais aussi elle peut cacher un mal plus profond.
Les quinconces sont considérés comme karmiques, le quinconce croissant Uranus 1°- Mercure 6° lui a permis d’ avoir une parole rebelle, innovante, mais le quinconce Uranus– Mars peut indiquer qu’il n’a pas résisté à ses pulsions (Mars exprimant la virilité, et Uranus la transgression), les deux sont reliés par Mercure, qui symbolise aussi les enfants.
Un nœud sud en MXII, peut indiquer quelque chose dans la transgénéalogie de douteux (ce qui n’est pas un cas général), ou un travail à faire sur les disparus dans la famille, sur sa propre gestation , etc. Dans son cas, cela pouvait indiquer la solitude de l’isolement de l’enfance malade, puis du prêtre, mais aussi une injonction de la part de la famille à ne pas vivre autre chose que le célibat.
Saturne – le patriarche – en MVIII en Gémeaux – signe double souvent orienté vers un comportement double , qu’on peut rattacher à la maison III assignée à la fratrie et à l’entourage proche, également maison de l’homosexualité – est carré à Mercure son maitre, conjoint à Mars, enfants qu’il a souvent défendus et sauvés, ne l’oublions pas, quand même. Ce genre de secrets de polichinelle n’a pas du échapper à son entourage masculin, qui s’est tu, par faiblesse sans doute, par précarité.
Député et célèbre, pourquoi n’a-t-il pas quitté la prêtrise catholique ? . Il avait un Soleil sextile nœud sud et trigone nœud nord qui le portait. On pourrait répondre qu’il avait une foi extraordinaire, mais les prêtres orthodoxes aussi, de même que les anglicans qui sont proches du catholicisme romain, et qui sont mariés….
On voit qu’il y a plusieurs interprétations , lorsqu’on s’intéresse à sa vie privée, ce qu’on a jamais fait, parce qu’il était prêtre et qu’il était censé ne pas en avoir.
Pour conclure, je citerais cette phrase de Blaise Pascal que j’aime particulièrement : « L’homme n’est ni ange, ni bête, le malheur veut que, qui veut faire l’ange, fait la bête »
*Quatre anciens membres de la commission Sauvé estiment qu’après les témoignages, « la compulsion sexuelle de l’abbé Pierre, qui débouche dans l’agression récidivante paraît indubitable ». A la suite de révélations concernant des accusations de violences sexuelles visant l’abbé Pierre, le mouvement Emmaüs a pris des mesures pour se distancier de son fondateur. Le 21 janvier 2025, lors d’une assemblée générale extraordinaire, il a été décidé de retirer la mention « Fondateur Abbé Pierre » du logo d’Emmaüs France. Cette décision a été approuvée à une très large majorité (91 % des votes exprimés) et s’inscrit dans une démarche de reconnaissance et de respect à l’égard des victimes. Plusieurs communes ont entrepris de débaptiser des lieux publics portant le nom de l’abbé Pierre. A Lyon, sa ville natale, la place qui portait son nom a été renommée en septembre 2024. De même, à Grenoble, la rue Abbé Pierre a été rebaptisée pour honorer un couple de résistants locaux. D’autre part, Toutefois, son rôle dans la gestion des affaires d’abus au sein de la communauté Emmaüs ou de l’Église catholique a parfois été interrogé.
.** biographie selon wikipedia : L’abbé Pierre, est né dans une famille bourgeoise et catholique très pratiquante. Il est le cinquième de huit enfants. Son père, Antoine Grouès, était un riche soyeux lyonnais, et sa mère, Marie s’occupait de la famille. Dès son plus jeune âge, Henri Grouès est sensibilisé aux valeurs chrétiennes, en particulier à l’entraide et à la charité. Sa famille accueille régulièrement des personnes démunies à leur domicile, ce qui influencera ses choix de vie futurs. Enfant, il souffre d’une santé fragile et passe du temps en convalescence, ce qui lui laisse le loisir de réfléchir à sa vocation religieuse. Il fait ses études chez les jésuites au collège Saint-Joseph à Lyon, puis au lycée Saint-Thomas d’Aquin à Oullins. En 1931 il rejoint les Capucins, un ordre franciscain. Il y adopte une vie de pauvreté et de prière avant d’être ordonné prêtre en 1938.
Durant la Seconde Guerre mondiale, l’Abbé Pierre, a joué un rôle actif dans la Résistance française. Vicaire à la cathédrale Notre-Dame de Grenoble au début de l’occupation allemande, il s’engagea dès 1942 pour aider les persécutés.(lemonde.fr). Après l’attaque du Vel d’Hiv en juillet 1942, il intensifia ses efforts, établissant des cachettes et des réseaux d’évasion. À partir de l’été 1942, il a organisé des passages vers la Suisse pour des Juifs cachés dans des institutions religieuses de Grenoble. Le confessionnal de la cathédrale de Grenoble est devenu un point de rencontre pour les résistants du Vercors, facilitant l’évasion de nombreuses personnes, dont Jacques de Gaulle, frère de Charles de Gaulle, paralysé et recherché par la Gestapo. landrucimetieres.fr. Il facilita l’évasion de nombreuses personnes et personnalités recherchées, leur fournissant de faux documents et les guidant personnellement à travers les Pyrénées vers l’Espagne ou les montagnes de Chamonix, vers la Suisse. . Il participa également à la création de brigades de partisans dans les massifs du Vercors et de la Chartreuse, devenant l’un des leaders du maquis. Il a assuré le ravitaillement et l’entraînement des maquis de Sornin puis de Malleval, encadrant environ 80 hommes. Avec l’aide de Lucie Coutaz et de Madame Marie Jévodan, il a fourni des formations militaires et un soutien logistique essentiel aux résistants. En août 1943, gravement malade et recherché par la Gestapo, il se réfugia à Lyon, puis à Paris, où il continua ses activités résistantes sous le nom de « Père Georges Houdin ». Finalement, en juin 1944, il rejoignit les Forces françaises libres en Algérie, où il servit comme aumônier sur le cuirassé « Jean Bart » jusqu’à la fin de la guerre.
Mais il y a eu quelques polémiques durant sa vieillesse, lorsqu’il a soutenu son ami Roger Garaudy en 1996, qui publie Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, un livre contenant des thèses négationnistes sur la Shoah et est condamné en 1998 pour contestation de crimes contre l’humanité. L’abbé prend ses distances avec lui.
A 93 ans, l’Abbé Pierre avait évoqué ses expériences « sexuelles » dans son livre « Mon Dieu… pourquoi ? » : Consacrer sa vie à Dieu n’enlève rien à la force du désir, et il m’est arrivé d’y céder de manière passagère. Mais je n’ai jamais eu de liaison régulière, car je n’ai pas laissé le désir sexuel prendre racine. Cela m’aurait conduit à vivre une relation durable avec une femme, ce qui était contraire à mon choix de vie ».
