Réveil versus Eveil

Woke  signifie éveillé – participe passé du verbe « to wake »  (éveiller)-  plutôt qu’éveillé,  car Eveil dans un contexte  spirituel en français signifie connaissance… mais la connaissance n’est pas la vengeance, la revanche, la contestation, la rébellion, la démolition, la destruction,  le « n’importe quoi », mais la sagesse, le lâcher prise …et pas le lâcher de chiens de la « Cancel culture » , qui s’inspire du  livre d’Orwell , 1984, récit dans lequel un bureau est  chargé de retirer des fichiers les événements historiques dérangeants, pour les remplacer par une  vision d’un monde qui se voudrait sans tâche  (on enlève la pipe de la statue de Monsieur Hulot, une symbole artistique,  parce qu’il  montrerait un mauvais exemple à la jeunesse).

Si l’on jette de la peinture rouge sur Colbert qui a rédigé le code noir, il n’en reste pas moins que l’histoire de l’humanité est l’Histoire et qu’on ne pourra pas revenir en arrière.De la même manière que « cachez ce sein que je ne saurais voir » ne ressemble qu’à du puritanisme.

La culture de la suppression  est l’exemple d’une tentative de révolte maladroite qui confond justice et annihilation , un mouvement qui pourrait être assimilé par certains aspects à une conduite barbare visant à détruire la culture précédente, qualifiée de barbare (de la même façon que les verts veulent détruire une civilisation pour la remplacer par la non civilisation). C’est la culture des gens susceptibles. Or on ne se construit que sur son passé !

En France, après la guerre de 40, Sartre, Camus  et beaucoup d’autres (artistes  peintres notamment issus du Nihilisme, dadaïsme.. antérieurs) ont dit : « Dieu est mort ». Les affres de la guerre et des camps de déportés, avaient scellé leur cœur.

La Russie communiste, de même que la Chine de Mao ont fait croire qu’on s’en sortait beaucoup mieux sans cette idée de dieu, probablement  aussi vieille que l’apparition de l’homme. Comme en France, la laïcité qui autorise la religion dans la sphères privée a plutôt eu tendance à supprimer l’idée de dieu  moquée par les esprits forts, les sceptiques, les cyniques, dans les médias, les écoles,   la tendance étant au « tout psychologique » sur lequel sont fondés d’ailleurs nos jugements dans les tribunaux ,  la notion de bien et de mal a été remplacée par celle de « bourreau et de victime » afin de nous déculpabiliser, la culpabilité engendrant des complexes.

Dans la culture asiatique, par contre,  il existe toujours la notion de karma, accompagnée de celle de dharma (récompense, aide). Cette notion était contenue dans la religion chrétienne avant les modifications de Constantin, au concile de Nicée  en 325,  cet empereur romain converti au christianisme voulait surtout la paix et l’unité.

La question de la survie de l’âme n’est contestée dans aucune religion , ni croyance , les indiens, les peuples premiers, vénéraient les Esprits des anciens. Mais on oppose croyance et science, or la science aussi est conduite par des hommes subjectifs qui ont établis leurs propres règles (on a vu avec Didier Raoult qu’ils peuvent ne pas être d’accord sur les règles).

Nombre de savants notamment certains neurophysiciens ,  archéologues,  anthropologues et même  astronomes se sont posés la question et admettent que la conscience (âme) peut se situer en dehors du cerveau, ce qui signifie qu’il y a autre chose ailleurs, quand le corps disparaît.

Mais les cartésiens ont la tête dure, on bloque comme  on a bloqué sur le globe terrestre du temps de Galilée . Les psychiatres freudiens sont devenus les vrais porteurs de la vérité  : « un homme souvent sans âme », alors que même la psychiatrie a changé, notamment avec les rencontres des psychiatres et psychologues de l’école de Palo Alto .

L’Asie a une autre réponse. Dans la conception bouddhiste (sous la protection de Bouddha) et, plus généralement asiatique,  (sous la bienveillance des nombreux dieux hindous), on pense que nous sommes les seuls responsables de nos âmes, et qu’il nous appartient de nous responsabiliser en la préservant et en compensant les actes délictueux,  qui ont pu être commis par les êtres humains, dont nous sommes issus (la famille)  dans lequel nous nous sommes incarnés.  (certains  pensent que  nous avons pu être des animaux, c’est la métempsychose). Le karma (notion que je simplifie à l’extrême ici, mais dont le blog parle abondamment du point de vue astrologique) est  que l’âme qui s’incarne dans le corps dès le premier jour  ramène avec elle les erreurs plus ou moins dramatiques de nos vies antérieures, dont nous n’avons souvent aucun souvenir.  Nous aurions  donc vécu plusieurs vies dont nous ne nous rappelons que brièvement dans l’enfance (pour certains d’entre nous), notamment avec des impressions de déjà-vu, que les scientifiques (encore eux) mettent sur le dos du cerveau qui créerait des fantasmes, sous l’effet d’un choc affectif. Mais cette impression peut se confirmer, au fur et à mesure que nous vivons et, que nous rencontrons des personnes qui nous mettent dans des situations de revécu. Pour cela, il faut être attentif et voir les signes que nous envoie la vie. La sauvegarde ne vient donc que de notre propre conduite dont nous serons redevables en revenant pour de nouveau souffrir,  en la purifiant.

Par conséquent, on peut considérer le thème natal comme un ADN astrologique, puisque les aspects et la répartition en maisons, indiquent les positions dans lesquelles nous avons laissé le travail non terminé dans la précédente incarnation..

séŽance de déŽnonciation au Stade des Gardes Rouges, Harbin, Province du Heilongjiang, 29 aoužt 1966

Tout ceci nous amène au déterminisme, qui fruit de la rencontre de plusieurs hasards, qui nous mènent vers notre destinée, qu’on tente vainement de comprendre avec les étoiles, ce que les premiers hommes avaient sûrement déjà compris !

Si l’on est insensible à des arguments spirituels une chose est sûr cependant, l’ADN est une banque de données qui provient de nos ancêtres (quels qu’ils soient).

 

 

*clan, lignée : A ce propos, on peut s’inquiéter avec la « Gestation Pour Autrui » et, la « Procréation médicalement assistée », les spermatozoïdes et/ou les ovules reçus des donneurs, les mères « porteuses » de bébé,  mettent l’enfant directement dans une situation de dualité, par rapport à son clan  car, même si ceux qui le font gratuitement, en France,  sont sûrement de belles personnes, ils/elles sont mais quand même issues d’un clan différent. Je ne parle pas de l’acte rémunéré comme en Inde (ou ailleurs) où existe maintenant des cliniques à bébés tarifés. Que dire des transplantations d’animaux à l’homme, qui tout en étant un progrès pour sauver l’humanité souffrante, peuvent fabriquer des monstres (idée qui peut passer pour rétrograde), bien qu’on n’en soit qu’aux balbutiements (cochon OGM qui peuvent faire des organes compatibles avec l’homme).

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