En dehors des méfaits du patriarcat, qu’on accuse à juste titre des maux subits par les femmes, il y a un point qu’il faut soulever : le respect qu’on se doit à soi-même en tant qu’être humain.
Il est bouleversant de voir à quel point l’idée d’être égales aux hommes, poussent certaines d’entre femmes à se conduire souvent, comme les moins bien d’entre eux. Par exemple : le binge drinking qui consiste à « descendre » une suite de verres d’alcool très fort ou de pintes de bière nous vient des coutumes des pays froids du nord et de ĺ’ Est de l’Europe – Wodka, Tequila -Wisky – depuis des décennies, et s’est répandu dans les milieux étudiants du monde entier, puis s’est étendu à tout les milieux, souvent accompagnés de drogues douces. Les français adeptes du bon vin, le boivent de préférence en mangeant, ce qui est beaucoup plus digeste – même si certains sont au bar au « petit blanc » dès le matin, tandis qu’ avec un certain snobisme dans les milieux aisés , le verre de vin s’est invité a place d’un thé. Est-ce que ce n’est pas paradoxal de rechercher sa liberté en se rabaissant ? La progression des consommations excessives concerne notamment les femmes de plus de 35 ans, qui se saoulent au moins une fois par mois (Santé publique france).
Les femme
s sont différentes des hommes de par leur constitution, mais peuvent être supérieures par leur finesse, leur intuition, leur obstination, leur motivation, leur endurance, leur cœur : voici ce que nous enseigne le retour de Sophie Adenot sur cette terre Sophie n’a pas eu peur de pleurer de joie devant les caméras, en délivrant ce message d’humanisme : « d’en haut je n’ai vu aucune frontière ». Seulement d’en haut…
Je parlerais ici de la vie d’ Aretha Franklin, qui fut première dans sa catégorie, alors même qu’elle était noire dans une Amérique ségrégationniste, qui lutta pour survivre dans un monde difficile.
Aretha Franklin connut le plus grand succès , mais fut marquée par de nombreuses épreuves personnelles. Elle fit son emblème de la chanson « Respect », écrite au départ par Otis Redding, à laquelle elle a rajouté ce leitmotiv.
Elle vient au monde le 25 mars 1942 à 22 h 30, à Memphis et, était Bélier ASC Scorpion : tout un programme.
Ses parents se séparent lorsqu’elle est enfant et sa mère, avec qui elle gardait des liens, meurt d’une crise cardiaque, alors qu’elle n’a que 10 ans. Dès lors, c’est une enfance sans véritable insouciance : son père, C. L. Franklin, est un célèbre pasteur. Leur maison accueille de grandes personnalités du gospel et des droits civiques, mais l’enfance d’Aretha est aussi entourée d’un environnement familial dysfonctionnel.
Elle conna
ît des maternités très précoces car elle donne naissance à son premier fils à 12 ans et 9 mois, et à un second à 14 ans, dont on ne connait pas le(s) père (s).. Elle poursuit malgré tout, sa carrière musicale, aidée par sa famille pour élever ses enfants.
Son mariage en 1961 à 19 ans avec Ted White est décrit comme conflictuel, avec des épisodes de violence conjugale – rapporté par TIME en 1968.
Née le 25 mars 1931, Ted avait onze ans de plus, et était un bel homme qui avait des aventures extra-conjugales. Ils divorcent en 1969.
En 1979, son père est victime d’une tentative de cambriolage et reçoit une balle. Il reste dans le coma pendant près de cinq ans, avant de mourir en 1984. Aretha lui rendra visite très régulièrement durant toute cette période.
Devenue une vedette mondiale, grâce au titre Respect, elle souffre néanmoins d’une grande timidité et protége farouchement sa vie privée des médias. Son Lion au MC indique bien la réussite sociale.
Au fil des années, elle connaît des difficultés liées au poids, au diabète selon plusieurs témoignages (même si elle ne l’a jamais confirmé publiquement), puis un cancer du pancréas dont elle meurt en 2018 à l’âge de 76 ans.
Certains d’entre vous, trop jeunes, ne connaissent peut-être pas cette chanteuse de jazz irremplaçable, qui a milité contre la discrimination.
Bélier avec un ASC Scorpion, Mars est très présent, faisant d’elle une battante traversera la vie grâce à la musique (Soleil–Neptune-Vénus), et à ses enfants. Cependant son Mars – conjoint lune noire – est carré à l’axe nodal, et comme Mars, pour une femme indique les hommes, on comprend qu’ils ont participé aux pires comme aux meilleurs moments de sa vie.
On note un amas troublant dans la MVIII (Eros et Thanatos) symbolisant les grossesses issues peut-être d’une éventuelle relation forcée par une personne ayant autorité sur sur elle : Jupiter conjoint Lune noire conjointe à Mars en Gémeaux, signe double, conjoint lune noire, indiquerait un protecteur plutôt entreprenant comme un oncle ou un professeur (ou les deux).
Les enfants sont symbolisés par Mercure conjoint Nœud sud en MIV – symbole d’un karma – mais c’est également la voix, la parole, la fratrie. le Soleil est lui-même en domicile en MV, maison des enfants, de la création – elle jouait divinement du piano et composait – tandis que la Lune en Cancer, en domicile de signe, est trigone ASC, trigone au nœud sud et à Mercure, indiquant une femme maternelle – attachée à la famille. .
Pluton conjoint Chiron est maitre de l’ASC et des planètes de la MVIII, or Chiron marque souffrance , manque, et dépassement.
La voix est naturellement symbolisée par Vénus en Verseau qui ouvre la MIV, elle est maitre de la MXII et de la MVII, le fait qu’elle soit en Verseau, indique sa capacité finale à devenir indépendante, libérée, et sa participation au son combat pour l’égalité des noirs aux États-Unis dans les états ségrégationnistes appliquant des traitements dégradants où les blancs avaient leurs propres espaces distincts de ceux des noirs, et où le mélange des races pouvait mener directement à la mort. On connait le tristement célèbre Klu.Klux.Klan.
Aretha, devait parfois chanter dans des lieux où les blancs venaient l’applaudir, en entrant par les portes dérobées, en couchant dans des motels de seconde classe seulement réservés aux noirs* . Avoir la MXII en Balance indique que le mariage, les partenaires, les rencontres ont toujours été difficiles, Il existe deux problémes : la difficulté à vivre une relation conjugale équilibrée et la difficulté à se sentir intérieurement en sécurité dans une relation a
ffective.
La maison XII en Balance suggère que la recherche d’harmonie avec l’autre peut devenir une source de souffrance, de sacrifices ou de renoncements. La Balance recherche la réciprocité, mais en maison XII, cette aspiration peut rester insatisfaite. On peut aimer profondément et pourtant se retrouver dans des relations où l’on s’efface, où l’on supporte trop longtemps des situations pénibles, parfois au nom de la paix.
Cependant, la maison XII ne signifie pas nécessairement que toutes les rencontres sont difficiles. Elle peut aussi représenter un travail intérieur sur la dépendance affective, les attentes envers autrui et la capacité à préserver son identité dans le couple.
La maîtrise de la maison III introduit aussi la question de la communication. Comment exprimer ses besoins , faire entendre ses limites, établir un véritable dialogue lorsque la relation devient pesante ? Les difficultés conjugales pourraient donc être liées à une difficulté à communiquer ses besoins, à exprimer ses frustrations ou à poser des limites avant que la situation ne devienne insupportable.
Vénus en Verseau, à la limite de la maison III donc passant en MIV, semble être la clé de cette contradiction : elle recherche l’amour, mais ne supporte pas facilement l’emprise. Elle a besoin de liberté, d’amitié, de complicité intellectuelle et surtout de pouvoir rester elle-même. Elle privilégie les échanges et la compréhension mais en maison IV, elle aspire à construire un foyer où elle puisse se sentir libre et protégée.
Nous avons ensemble le besoin d’harmonie de la Balance, les exigences de Saturne en VII et l’indépendance de Vénus en Verseau. C’était une femme qui recherchait l’amour et la sécurité affective, mais qui ne pouvait véritablement s’épanouir qu’en conservant son indépendance.
La réalité fut celle-ci : son premier mariage avec Ted White fut marqué par des violences conjugales. Son second mariage avec Glynn Turman se termina également par un divorce. Elle préservait jalousement sa vie privée et parlait rarement de ses blessures personnelles.
La question est celle de sa capacité à concilier l’attachement et la liberté, sans que l’un détruise l’autre. Or un carré Vénus–Saturne renforce cette interprétation, puisqu’il relie directement Vénus en Verseau, à Saturne en maison VII, celle du mariage et des associations. Chez Aretha Franklin, dont la vie conjugale fut effectivement douloureuse, ce carré pourrait symboliser une contradiction entre sa puissance d’affirmation dans la vie publique et les concessions qu’elle a pu faire dans sa vie intime.
Vénus en Verseau aspire à une relation fondée sur l’amitié, l’égalité et la liberté. Saturne en VII introduit la responsabilité, les obligations, mais aussi la peur du rejet, de l’abandon ou du jugement de l’autre. Le carré peut alors conduire à rechercher la sécurité dans une relation qui finit paradoxalement par devenir étouffante.
Et avec Vénus agit également en maison IV, nous retrouvons la question du foyer : comment construire une sécurité affective sans sacrifier sa liberté personnelle ?
Saturne en MVII n’indique pas seulement les difficultés rencontrées avec les partenaires ; il peut aussi représenter la nécessité d’apprendre à ne plus confondre aimer, supporter et se sentir responsable de l’autre. C’est précisément là que se situe la dimension évolutive du carré Vénus–Saturne. Ce point est interessant parce qu’il peut nous faire dépasser le débat sur l’exemple d’Aretha :
Saturne représente le devoir, la fidélité, la durée, la conscience des engagements pris. Lorsqu’il intervient fortement dans la maison VII, la responsabilité envers le conjoint peut être une expression fondamentale de l’amour, et non une contrainte dont il faudrait se libérer. mais : être responsable envers l’autre n’est pas être responsable à la place de l’autre. Dans le premier cas, on reconnaît que l’engagement amoureux crée des obligations réciproques. On ne quitte pas quelqu’un simplement parce qu’il traverse une période difficile, parce qu’il vieillit ou parce que la vie commune exige des sacrifices. C’est une forme de maturité saturnienne.
Dans le second cas, on peut finir par assumer seul toutes les responsabilités, y compris celles que le partenaire refuse de prendre. La fidélité à l’engagement risque alors de se transformer en enfermement : un Saturne puissant peut conduire à supporter longtemps une situation douloureuse, précisément parce que l’individu considère que l’amour ne se réduit pas au plaisir d’être ensemble.
Dans une perspective évolutive, il ne s’agirait donc pas d’apprendre à aimer sans responsabilité, mais d’apprendre que la responsabilité conjugale doit être partagée pour que l’engagement demeure une véritable relation entre deux êtres.
Ce qui pose une question plus profonde encore : lorsqu’un des deux partenaires cesse d’assumer ses responsabilités : jusqu’où va le devoir de fidélité de l’autre ?
C’est peut-être l’un des dilemmes les plus difficiles de Saturne en maison VII..
*lire : John Howard Griffin (1920-1980), auteur du livre Dans la peau d’un Noir, publié aux États-Unis en 1961 sous le titre original Black Like Me. publié en France chez Gallimard en 1962. En 1959, cet homme blanc originaire du Texas décide de modifier temporairement la pigmentation de sa peau à l’aide d’un traitement médical et de produits colorants afin de vivre comme un homme noir dans les États ségrégationnistes du sud des États-Unis.
Il voyage notamment en Louisiane, au Mississippi, en Alabama et en Géorgie. Il découvre ainsi personnellement les humiliations, les discriminations et la peur auxquelles sont confrontés quotidiennement les Noirs américains. Son témoignage connaît un immense retentissement, mais lui attire également des menaces de mort de la part de ségrégationnistes.
