le transit de jupiter et sa rétrogradation de novembre à avril

Dans le zodiaque tropical, chaque signe occupe exactement 30° de longitude écliptique. Pourtant on observe que contrairement à ce qu’on apprend, Jupiter la planète bénéfique, ne traverse pas tous les signes durant un an, tous les 11,8 ans ; en effet, les signes du Verseau et des Poissons sont bien moins gâtés, car elle y séjourne moins longtemps. Pour quelle raison puisque les Poissons et le Verseau ne sont donc pas plus courts que les autres signes.

Tout d’abord, il faut  savoir que les orbites planétaires sont elliptiques, c’est un fait astronomique fondamental que beaucoup ignorent.

Il faut ajouter une nuance essentielle : les signes tropicaux sont liés aux saisons et aux équinoxes, et non aux constellations astronomiques, dont les étendues sont inégales. La durée de traversée d’un signe dépend aussi de l’endroit où la planète se trouve sur son orbite, mais pas d’une dimension particulière du signe.

C’est la configuration astronomique dans laquelle se trouve Jupiter,  lorsqu’il traverse les Poissons ou le Verseau qui explique son accélération apparente, et non le signe lui-même. Sa révolution autour du Soleil dure environ 11,86 ans, tandis que la Terre accomplit la sienne en un an. La combinaison de ces deux mouvements produit les rétrogradations que nous observons depuis la Terre.

La distance variable au Soleil, l’accélération et le ralentissement des planètes, puis le mouvement de la Terre  modifie notre perception de leur vitesse et provoque les rétrogradations apparentes. Ceci permet  de comprendre que les transits ne sont pas des déplacements uniformes sur un cercle, mais le résultat de mouvements astronomiques complexes. 

On voit en étudiant les déplacements que les planètes ne parcourent pas leurs orbites à vitesse constante, et que nous les observons depuis une Terre qui, elle aussi, se déplace. C’est cette double réalité qui explique l’essentiel des différences constatées dans les éphémérides.

En outre, la position de Jupiter par rapport au Soleil et à la Terre au moment où il traverse ces 30°, détermine sa vitesse apparente. La Terre se déplaçant elle-même autour du Soleil, Jupiter paraît tantôt avancer rapidement, tantôt ralentir, stationner et rétrograder car sa vitesse réelle varie selon sa distance au Soleil, (loi de Kepler). Cette variation contribue aussi aux différences de durée de ses passages dans les signes.

Exemple : Jupiter a traversé les Poissons   très rapidement, du 28 décembre 2021 au 10 mai 2022, avant d’y revenir, à la faveur de sa rétrogradation, du 28 octobre au 20 décembre 2022, environ 6 mois et 6 jours.

Le Verseau en 2021 a été un peu plus « gâté » que les Poissons : Jupiter y est entré  le 19 décembre 2020, puis en Poissons, le 13 mai 2021. Il y est revenu en le 28 juillet, avant de le quitter définitivement le 28 décembre 2021. Cela représente environ neuf mois et demi de présence effective en Verseau, répartis sur deux périodes.

Le Verseau a donc bénéficié d’un séjour plus long, notamment parce que Jupiter y a effectué une partie de sa boucle de rétrogradation, mais cette différence ne constitue pas une caractéristique permanente des deux signes, lors des prochains cycles de Jupiter, la répartition sera différente.

Ce qui rend l’étude des transits intéressante estqu’ un même signe ne reçoit pas toujours une planète pendant la même durée, et que les rétrogradations peuvent  modifier le temps pendant lequel certains degrés sont sollicités, parce que Jupiter ne retrouve pas exactement la même configuration astronomique à chacun de ses passages dans un signe.

Au bout de douze ans, Jupiter n’est pas revenu exactement à la même longitude au même moment de l’année, car existe un décalage d’environ 4 à 5° dans le cycle de ses passages, et les boucles de rétrogradation se déplacent progressivement par rapport aux limites des signes et c‘est ce déplacement qui explique qu’une rétrogradation puisse se produire entièrement dans le Verseau lors d’un cycle, puis concerner davantage les Poissons lors d’un autre, et un transit rapide dans un signe ne signifie pas nécessairement que son influence s’achève. Sur le plan psychologique, il y a une distinction fondamentale entre attendre qu’un transit change notre vie, ou utiliser ce transit pour entreprendre un changement, mais l’énergie qu’on peut ressentir nous y aide. 

Dates et Positions de Jupiter :

16 septembre 2026    à    17°00 Lion – entrée dans la boucle

3 novembre 2026 à  Environ 24° Lion, direct

16 novembre 2026 à  25°53 Lion – conjonction à Mars

13 décembre 2026 à  27°01 Lion – station rétrograde

3 janvier 2027  à 26°16 Lion, rétrograde

22 février 2027   à   Environ 20°30 Lion, rétrograde

11 mars 2027 à 18°36 Lion, rétrograde

3 avril 2027  à  17°09 Lion, rétrograde

13 avril 2027 à  17°00 Lion – station directe

D’après les éphémérides, Jupiter atteindra 24°00′ Lion vers le 26 janvier 2027, en rétrogradation, puis vers le 16 juin 2027, en marche directe.  Il s’agit donc des deuxième et troisième passages sur ce degré, le premier ayant eu lieu fin octobre 2026.

Jupiter quittera le Lion le 26 juillet 2027, pour entrer dans le signe de la Vierge. Jupiter recule donc de 10°01 dans le Lion en 121 jours. Il ne quitte pas le signe pendant toute sa rétrogradation.

Un point particulièrement intéressant :  le 3 avril 2027, Jupiter rétrograde à 17°09 Lion forme un trigone à Saturne direct à 17°09 Bélier, quelques jours avant sa station directe. La boucle complète se termine le 10 juillet 2027, lorsque Jupiter retrouve les 27°01 du Lion.

En astrologie humaniste, c’est le cycle qui donne son sens au transit, et non la seule exactitude d’un aspect.  C’est précisément ce que Rudhyar et Ruperti ont développé : une planète ne se contente pas de former un aspect à un instant donné, elle participe à un cycle de développement dont chaque phase découle de la précédente et prépare la suivante.

Un transit favorable ne vient pas nécessairement résoudre nos difficultés. Il nous invite à reconnaître une possibilité nouvelle, mais encore faut-il que nous soyons prêts à la saisir. Le ciel ne fait pas notre travail à notre place. Il ne nous dispense ni de réfléchir, ni de choisir, ni d’agir. Lorsqu’on est dos au mur, le premier progrès n’est pas toujours de sortir immédiatement de l’impasse, mais de découvrir qu’il existe encore une possibilité d’action, même modeste.

C’est une forme d’espoir qui ne repose ni sur une promesse miraculeuse ni sur une culpabilisation de celui qui souffre. Le destin n’est pas jeté d’emblée, on a une marge de manœuvre, mais il ne faut pas se laisser manipuler, car ce n’est pas automatique. 

On peut essayer d’aider quelqu’un dans le doute à comprendre ce qui le détermine, afin qu’il cesse autant que possible d’en être prisonnier, mais ce n’est pas à l’astrologue  de dire ce qu’il doit choisir, il s’agit  d’essayer de donner les moyens de comprendre ce qui, en lui, est réellement en train de choisir, afin qu’il ne se réveille pas dans une situation qu’il ne désirait pas.

Écrit par 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.