Du 10 septembre au 12 décembre 2026, Neptune et Uranus sont simultanément rétrogrades, en même temps que Saturne pendant une grande partie de cette période.
Ceci se situe comme je l’ai déjà dit depuis le début de l’année, dans un « triangle mineur » entre le trigone d’Uranus à Pluton et les sextiles avec soit Neptune ou/et Saturne en Bélier, (voir théme du 29/9/26) qui se forme, se déforme et se reforme au gré des rétrogradations, sans parler des planètes rapides qui le traversent, notamment la lune : ce triangle mineur semble viser un but précis à long terme.
Sur le plan sociologique, collectif , il est possible qu’il ait une importance capitale, comme celle d’accompagner un changement progressif de paradigme marquant le début de l’Ere du Verseau.
Ce changement ne peut être un recours total à des recettes classiques, car les populations doivent inventer un monde qui s’adapte par exemple, au changement climatique, et technique (IA).
Uranus en Gémeaux et Neptune en Bélier, forment un sextile, aspect qui accompagne les premières années de leurs nouveaux cycles zodiacaux.
Le Bélier apporte l’impulsion, les convictions, l’engageme
nt, les Gémeaux apportent les idées, la communication, la circulation de l’information, et les confrontations intellectuelles.
Le sextile établit un lien entre les aspirations idéologiques représentées par Neptune, et les bouleversements intellectuels représentés par Uranus.
Leurs rétrogradations simultanées imposent une révision de ce qui a été engagé depuis le printemps.
Comme on peut le voir sur un théme du 29 septembre, toutes les lentes en rétrogradations envoient le signal des contestations collectives utiles, qui sont déviées par des intérêts personnels et privés suspects, avec Vénus en Scorpion et la Lune noire en Capricorne, qui insufflent un renversement et une contestation des valeurs, des limites et de l’autorité.
Neptune interroge la valeur des idéaux défendus, et Uranus remet en question les moyens intellectuels et sociaux employés pour les réaliser : la violence !.
Il existe une différence fondamentale entre les deux rétrogradations : Neptune conduit à reconsidérer, ce en quoi l’on croit, tandi
s qu’Uranus conduit à reconsidérer la manière dont on pense et, dont on revendique sa liberté.
Cette différence prend tout son sens lorsque Saturne intervient en Bélier : il ne suffit, ni de croire ni de contester, il faut aussi assumer les conséquences de ses actes !
Sur le théme du 18 mars 27 ci-contre, nous avons encore le trigone des planètes lentes à la fin des rétrogradations, mais nous avons aussi encore les rétrogradations de Jupiter et de Mars, qui joueront un rôle dans les événements futurs (élections), Mars et Jupiter rétrogradant tous deux en Lion et se rapprochent l’un de l’autre. Cette conjonction devient un élément majeur de la période.
Mars rétrograde représente une volonté qui ne s’exprime plus spontanément vers l’extérieur. Elle revient sur les conflits, les frustrations, les initiatives précédentes. Cela introduit la question du ressentiment, mais aussi celle du refus de poursuivre dans une direction devenue insatisfaisante.
Jupiter rétrograde concerne davantage les convictions, la confiance accordée aux institutions, aux dirigeants, aux promesses et aux valeurs collectives.
En Lion, ces deux planètes soulèvent une question fondamentale : à qui reconnaît-on encore, une autorité légitime ?
Le Lion est le signe de l’affirmation de soi, de la dignité et du rayonnement personnel, mais aussi de la personnalisation du pouvoir. Dans ce contexte, on distinguera trois réactions symboliques possibles chez les électeurs :
la peur de perdre ce qui leur reste,
le rejet de ce qui ne leur convient plus,
le désir de retrouver une autorité dans laquelle ils se reconnaissent.
Ces réactions ne sont pas nécessairement contradictoires : un électeur peut rechercher la sécurité tout en rejetant les institutions qui prétendent la lui garantir.
Un élément supplémentaire est apporté par les oppositions de Vénus : la date du 18 mars voit arriver Vénus en Verseau qui s’oppose successivement à Jupiter rétrograde le 16, puis à la planète Mars rétrograde le 19 mars dans l’axe Lion -Verseau, déjà fortement sollicité par Pluton et le nœud nord en Verseau.
Vénus en Verseau renvoie aux valeurs collectives, à l’égalité, aux aspirations sociales, tandis que Mars et Jupiter en Lion mettent en avant l’affirmation personnelle, la reconnaissance et la figure du chef.
Cette opposition pose une question :
l’électeur choisit-il une personnalité à laquelle il souhaite s’identifier, ou/et un projet collectif, auquel il souhaite participer ?
C’est aussi la distinction entre l’adhésion et le rejet. On peut voter pour une conviction contre une situation, ou simplement pour empêcher une évolution redoutée, mais il ne faudrait pas relier seulement cette configuration à la peur. La peur renvoie plutôt à la nécessité de préserver une sécurité, fonction saturnienne. Le rejet relève davantage de Mars, surtout lorsqu’une frustration s’est accumulée. Jupiter introduit la question de la confiance perdue ou renouvelée.
Cependant, il existe une quatrième réaction : le refus de déléguer sa responsabilité à une figure providentielle, ce qui nous ramène à la réflexion sur la Balance et à la responsabilité du choix : choisir ne consiste pas seulement à exprimer une préférence, c’est accepter de participer aux conséquences collectives de cette préférence.
La rétrogradation de Mars et de Jupiter évoque donc une réévaluation : Qu’avons-nous soutenu auparavant ? Pourquoi voulons-nous continuer ? On dira alors en mars 2027, que les grandes transformations collectives poursuivent leur progression, tandis que les planètes Mars et Jupiter rétrogradesramènent les individus devant leurs engagements, leurs frustrations et leurs convictions.
Le retournement d’avril est signifiant : Mars redevient direct le 1er avril 2027, puis Jupiter le 13 avril, quelques jours seulement avant le premier tour de la présidentielle fixé officiellement au 18 avril 2027. C’est une succession remarquable : les deux planètes de l’affirmation et de l’adhésion achèvent leur rétrogradation juste avant le scrutin.
Le retour au mouvement direct en avril, symbolise le passage de la réévaluation, à la décision. Le choix électoral devient alors l’expression d’une responsabilité, qu’il soit motivé par l’adhésion, la peur, le rejet ou l’espoir.
Mars et Jupiter rétrogrades en Lion s’opposent au secteur du Verseau où se trouvent Pluton et le nœud nord, mais avec des orbes très différents et là faut distinguer les oppositions actives des simples oppositions de signes. Cette distinction permettrait d’approfondir une hypothèse plus profonde :
Sommes-nous devant une crise de l’autorité ?
Ou sommes-nous devant une crise du consentement à l’autorité ?
On peut penser qu’une partie de la population traverse une crise du consentement à l’autorité – surtout dans la jeunesse , tandis qu’une autre aspire au contraire à retrouver une autorité forte, capable de décider et de rétablir un ordre, ici on parlera forcément des plus vieux. Les deux attitudes peuvent d’ailleurs naître d’un même sentiment d’insécurité ou d’insatisfaction.
C’est là que l‘axe Lion-Verseau prend toute sa signification. Le Lion recherche une autorité incarnée, une personnalité qui affirme sa volonté, assume ses décisions et donne une direction. Le Verseau, avec Pluton, remet en question la légitimité des pouvoirs établis et interroge les rapports entre l’individu et le collectif.
Cependant, il est trop simple d’opposer un Lion autoritaire à un Verseau démocratique. Le Verseau possède également sa dimension idéologique et collective, parfois intolérante envers ceux qui ne partagent pas ses convictions, tandis le Lion représente la dignité individuelle, le courage et la responsabilité personnelle. Il faut ajouter Saturne en Bélier, qui introduit la nécessité de décider et d’assumer, tandis que Neptune dans le même signe, entretient la recherche d’un idéal, avec le risque de projeter cet idéal sur une personnalité charismatique mais qui ne convient pas forcément .
Le paradoxe est donc que le rejet de l’autorité et le désir d’autorité peuvent se renforcer simultanément. Plus certains refusent de se soumettre, plus d’autres ressentent le besoin d’un pouvoir capable de mettre fin aux divisions.
C’est une tension que le triangle Uranus–Neptune–Pluton ne résout pas à lui seul : ses aspects harmoniques représentent symboliquement une possibilité de transformation, mais ne garantissent ni l’entente ni le consensus.
La question est de savoir à quelle autorité chacun consent, pourquoi il y consent et jusqu’où il accepte de lui abandonner sa propre responsabilité.
Cette interrogation concerne le passage de la dépendance à une autorité extérieure vers une conscience individuelle de la responsabilité, qui se situe dans le choix au moment du vote.
