En dehors des méfaits du patriarcat, qu’on accuse à juste titre des maux subits par les femmes, il y a un point qu’il faut soulever : le respect qu’on se doit à soi-même en tant qu’être humain.
Il est bouleversant de voir à quel point l’idée d’être égales aux hommes, poussent certaines d’entre femmes à se conduire souvent, comme les moins bien d’entre eux.
Le binge drinking qui consiste à « descendre » une suite de verres d’alcool très fort ou de pintes de bière nous vient des coutumes des pays froids du nord et de ĺ’ Est de l’Europe – Schnaps, Wodka – depuis des décennies, et s’est répandu dans les milieux étudiants du monde entier, puis s’est étendu à tout les milieux, souvent accompagnés de drogues douces, puis dures. Les français adeptes du bon vin, le boivent de préférence en mangeant, ce qui est beaucoup plus digeste – même si certains sont au bar au blanc, dès le matin puis qu’ avec un certain snobisme dans les milieux aisés , le verre de vin s’est invité a place d’un thé.
Or l’égalité, ne consiste à singer les hommes dans les pires domaines pas mais sans essayer , car la force d’un individu quel qu’il soit est de savoir dire NON à la médiocrité : nous avons vu comment Violette Morris qui gagnait dans tous les sports face aux hommes, a finalement été exclue de la fédération par une féministe.
Les femmes ne seront jamais égales aux hommes de par leur constitution, mais peuvent être supérieure par leur finesse, leur intuition, leur obstination, leur motivation, et par leur cerveau (pourquoi pas ?). .
Je choisis ici comme exemple la vie d’ Aretha Franklin, qui fut première
dans sa catégorie, alors même qu’elle était noire dans une Amérique ségrégationniste. :
Aretha Franklin connut le plus grand succès , mais fur marquée par de nombreuses épreuves personnelles. Elle fit son emblème de la chanson « Respect », écrite au départ par Otis Redding, à laquelle elle a rajouté ce mot.
Elle vient au monde le 25 mars 1942 à 22 h 30, à Memphis et, était Bélier ASC Scorpion : tout un programme.
Ses parents se séparent lorsqu’elle est enfant et sa mère, avec qui elle gardait des liens, meurt d’une crise cardiaque, alors qu’elle n’a que 10 ans. Dès lors, c’est une enfance sans véritable insouciance : son père, C. L. Franklin, est un célèbre pasteur. Leur maison accueille de grandes personnalités du gospel et des droits civiques, mais l’enfance d’Aretha est aussi entourée d’un environnement familial dysfonctionnel.
Elle conna
ît des maternités très précoces car elle donne naissance à son premier fils à 12 ans et 9 mois, et à un second à 14 ans, dont on ne connait pas le(s) père (s).. Elle poursuit malgré tout, sa carrière musicale, aidée par sa famille pour élever ses enfants.
Son mariage en 1961 à 19 ans avec Ted White est décrit comme conflictuel, avec des épisodes de violence conjugale – rapporté par TIME en 1968.
Né le 25 mars 1931, Ted avait onze ans de plus, et était un bel homme qui avait des aventures extra-conjugales. Ils divorcent en 1969.
En 1979, son père est victime d’une tentative de cambriolage et reçoit une balle. Il reste dans le coma pendant près de cinq ans, avant de mourir en 1984. Aretha lui rendra visite très régulièrement durant toute cette période.
Devenue une vedette mondiale, grâce au titre Respect, elle souffre néanmoins d’une grande timidité et protége farouchement sa vie privée des médias. Son Lion au MC indique bien la réussite sociale.
Au fil des années, elle connaît des difficultés liées au poids, au diabète selon plusieurs témoignages (même si elle ne l’a jamais confirmé publiquement), puis un cancer du pancréas dont elle meurt en 2018 à l’âge de 76 ans.
Certains d’entre vous, trop jeunes, ne connaissent peut-être pas cette chanteuse de jazz irremplaçable, qui a milité contre la discrimination.
Bélier avec un ASC Scorpion, Mars est très présent, faisant d’elle une battante traversera la vie grâce à la musique (Soleil–Neptune-Vénus), et à ses enfants. Cependant son Mars – conjoint lune noire – est carré à l’axe nodal, et comme Mars, pour une femme indique les hommes, on comprend qu’ils ont participé aux pires comme aux meilleurs moments de sa vie.
On note un amas troublant dans la MVIII (Eros et Thanatos) symbolisant les grossesses issues peut-être d’une éventuelle relation forcée par une personne ayant autorité sur sur elle : Jupiter conjoint Lune noire conjointe à Mars en Gémeaux, signe double, conjoint lune noire, indiquerait un protecteur plutôt entreprenant comme un oncle ou un professeur (ou les deux).
Les enfants sont symbolisés par Mercure conjoint Nœud sud en MIV – symbole d’un karma – mais c’est également la voix, la parole, la fratrie. le Soleil est lui-même en domicile en MV, maison des enfants, de la création – elle jouait divinement du piano et composait – tandis que la Lune en Cancer, en domicile de signe, est trigone ASC, trigone au nœud sud et à Mercure, indiquant une femme maternelle – attachée à la famille. .
Pluton conjoint Chiron est maitre de l’ASC et des planètes de la MVIII, or Chiron marque souffrance , manque, et dépassement.
La voix est naturellement symbolisée par Vénus en Verseau qui ouvre la MIV, elle est maitre de la MXII et de la MVII, le fait qu’elle soit en Verseau, indique sa capacité finale à devenir indépendante, libérée, et sa participation au son combat pour l’égalité des noirs aux États-Unis dans les états ségrégationnistes appliquant des traitements dégradants où les blancs avaient leurs propres espaces distincts de ceux des noirs, et où le mélange des races pouvait mener directement à la mort. On se rappelle du tristement célèbre Klu.Klux.Klan. Comme elle n’avait rien dans la maison XII en Balance avec pour maitre, Vénus – c’est sans doute ce qui l’a protégé durant ce combat, au côté de Martin Luther King.
Aretha, devait parfois chanter dans des lieux où les blancs venaient l’applaudir, en entrant par les portes dérobées, en couchant dans des motels de seconde classe seulement réservés aux noirs* . Avoir la MXII en Balance indique que le mariage, les partenaires, les rencontres ont toujours été pour elle difficiles, ce qui serait confirmé par Saturne en MVII maitre de la MIII, tandis qu’elle a Vénus en MIII/MIV en Verseau.
Il existe deux problémes : la difficulté à vivre une relation conjugale équilibrée et la difficulté à se sentir intérieurement en sécurité dans une relation affective.
La maison XII en Balance suggère que la recherche d’harmonie avec l’autre peut devenir une source de souffrance, de sacrifices ou de renoncements. La Balance recherche la réciprocité, mais en maison XII, cette aspiration peut rester insatisfaite. On peut aimer profondément et pourtant se retrouver dans des relations où l’on s’efface, où l’on supporte trop longtemps des situations pénibles, parfois au nom de la paix.
Cependant, la maison XII ne signifie pas nécessairement que toutes les rencontres sont difficiles. Elle peut aussi représenter un travail intérieur sur la dépendance affective, les attentes envers autrui et la capacité à préserver son identité dans le couple.
Saturne en maison VII, maître de la maison III apporte une autre dimension. Il peut symboliser une expérience exigeante du mariage, marquée par la responsabilité, la méfiance, la solitude à deux ou le sentiment que l’amour s’accompagne d’obligations.
La maîtrise de la maison III introduit la question de la communication. Comment exprimer ses besoins , faire entendre ses limites, établir un véritable dialogue lorsque la relation devient pesante ?
Vénus en Verseau, à la limite des maisons III et IV, semble être la clé de cette contradiction : elle recherche l’amour, mais ne supporte pas facilement l’emprise. Elle a besoin de liberté, d’amitié, de complicité intellectuelle et surtout de pouvoir rester elle-même. En maison III, elle privilégie les échanges et la compréhension et en maison IV, elle aspire à construire un foyer où elle puisse se sentir libre et protégée.
Nous avons ici une contradiction entre trois aspirations : le besoin d’harmonie de la Balance, les exigences de Saturne en VII et l’indépendance de Vénus en Verseau. La biographie d’Aretha Franklin donne effectivement matière à réflexion. Son premier mariage avec Ted White fut marqué par des violences conjugales. Son second mariage avec Glynn Turman se termina également par un divorce. Elle préservait jalousement sa vie privée et parlait rarement de ses blessures personnelles.
C’était une femme qui recherchait l’amour et la sécurité affective, mais qui ne pouvait véritablement s’épanouir qu’en conservant son indépendance.
La question est peut-être moins celle de ses mariages que celle de sa capacité à concilier l’attachement et la liberté, sans que l’un détruise l’autre. Or un carré Vénus–Saturne renforce cette interprétation, puisqu’il relie directement Vénus en Verseau, à la limite des maisons III et IV, à Saturne en maison VII, celle du mariage et des associations.
Ce carré peut traduire un conflit profond entre le besoin d’être aimée pour ce que l’on est et la crainte que l’engagement amoureux ne devienne une contrainte.
Vénus en Verseau aspire à une relation fondée sur l’amitié, l’égalité et la liberté. Saturne en VII introduit la responsabilité, les obligations, mais aussi la peur du rejet, de l’abandon ou du jugement de l’autre. Le carré peut alors conduire à rechercher la sécurité dans une relation qui finit paradoxalement par devenir étouffante.
Saturne étant maître de la maison III, les difficultés conjugales pourraient donc être liées à une difficulté à communiquer ses besoins, à exprimer ses frustrations ou à poser des limites avant que la situation ne devienne insupportable.
Et si Vénus agit également en maison IV, nous retrouvons la question du foyer : comment construire une sécurité affective sans sacrifier sa liberté personnelle ?
Chez Aretha Franklin, dont la vie conjugale fut effectivement douloureuse, ce carré pourrait symboliser une contradiction entre sa puissance d’affirmation dans la vie publique et les concessions qu’elle a pu faire dans sa vie intime.
Saturne en MVII n’indique pas seulement les difficultés rencontrées avec les partenaires ; il peut aussi représenter la nécessité d’apprendre à ne plus confondre aimer, supporter et se sentir responsable de l’autre. C’est précisément là que se situe la dimension évolutive du carré Vénus–Saturne. Ce point est interessant parce qu’il peut nous faire dépasser le débat sur l’exemple d’Aretha :
Saturne représente le devoir, la fidélité, la durée, la conscience des engagements pris. Lorsqu’il intervient fortement dans la maison VII, la responsabilité envers le conjoint peut être une expression fondamentale de l’amour, et non une contrainte dont il faudrait se libérer. mais : être responsable envers l’autre n’est pas être responsable à la place de l’autre.
Dans le premier cas, on reconnaît que l’engagement amoureux crée des obligations réciproques. On ne quitte pas quelqu’un simplement parce qu’il traverse une période difficile, parce qu’il vieillit ou parce que la vie commune exige des sacrifices. C’est une forme de maturité saturnienne.
Dans le second cas, on peut finir par assumer seul toutes les responsabilités, y compris celles que le partenaire refuse de prendre. La fidélité à l’engagement risque alors de se transformer en enfermement : un Saturne puissant peut conduire à supporter longtemps une situation douloureuse, précisément parce que l’individu considère que l’amour ne se réduit pas au plaisir d’être ensemble.
Dans une perspective évolutive, il ne s’agirait donc pas d’apprendre à aimer sans responsabilité, mais d’apprendre que la responsabilité conjugale doit être partagée pour que l’engagement demeure une véritable relation entre deux êtres. Ce qui pose une question plus profonde encore : lorsqu’un des deux partenaires cesse d’assumer ses responsabilités, jusqu’où va le devoir de fidélité de l’autre ? C’est peut-être l’un des dilemmes les plus difficiles de Saturne en maison VII..
*lire : J’ai vécu dans la peau d’un noir, écrit par un journaliste dans les années soixante-dix
