Ce qu’on appelle la saison des éclipses se produit dans l’environnement des nœuds lunaires.
Le cycle Saros, permet de prévoir les prochaines éclipses.
On doit savoir qu’on parle d’astronomie géocentrique : en astronomie géocentrique, on conserve le même plan géométrique qu’en astronomie héliocentrique, tout en mettant la Terre au centre (voir à la fin schéma de la terre qui tourne autour du soleil en héliocentrique)
Depuis la nuit des temps, on utilise l’astronomie géocentrique en astrologie en partant du principe que « c’est ce que l’homme vit dans son corps » puisqu’ il observe les planètes sur l’écliptique ou « route des planètes », puisqu’il les voit passer dans les constellations qu’il a nommé, et qui sont les signes du zodiaque. C’est schématisé puisque les constellations ne sont pas égales en dimension … mais que dans la pratique cela fonctionne !
L’écliptique est comme une grande table plate, l’orbite de la Lune est un cerceau légèrement incliné qui traverse cette table en deux endroits. Ces deux points sont les nœuds.
Voici une représentation très simple :
Terre au centre puis un disque horizontal = écliptique,
puis un second disque légèrement incliné = orbite lunaire et leur ligne d’intersection = axe des nœuds.
Lorsque la Nouvelle Lune arrive près de l’un de ces deux points, Soleil, Lune et Terre peuvent suffisamment s’aligner pour produire une éclipse de Soleil. Et comme le cerceau tourne lentement lui-même, les deux endroits où il traverse la « table » se déplacent : c’est la rétrogradation des nœuds.
Avec cette image, on peut comprendre presque tout le mécanisme des éclipses: le dessin qui illustre es
t trompeur puisque c’est l’orbite de la Lune qui traverse le plan de l’écliptique, une fois en montant – nœud nord -et une fois en descendant nœud sud.
Je résume : l’écliptique géocentrique est donc le plan apparent du mouvement annuel du Soleil autour de la Terre, qui correspond, physiquement, au plan de l’orbite terrestre autour du Soleil, mais transposé dans un système où l’on place la Terre au centre.
Le plan de l’orbite de la Lune autour de la Terre, est incliné d’environ 5° par rapport à ce plan de l’écliptique. Ce sont donc deux plans qui passent tous les deux par la Terre et qui
se coupent suivant une ligne qui traverse la sphère céleste en deux points opposés : nœud nord et nœud sud.
Les astronomes parlent bien des nœuds – les astrologues ne sont pas des illuminés qui inventent, mais ils transposent: l’ESA explique explicitement qu’une éclipse ne peut se produire que lorsque la Nouvelle Lune ou la Pleine Lune se trouve près d’un des nœuds lunaires, là où l’orbite de la Lune coupe l’écliptique. (Agence spatiale européenne)
Pour l’éclipse solaire du 12 août 2026, la NASA précise même qu’elle se produit près du nœud descendant de la Lune (noeud sud). Simplement, dans les articles destinés au grand public, on dit plus volontiers « la Lune passe devant le Soleil » que « la Nouvelle Lune se produit près du nœud descendant« .
La première chose importante est que l’axe des nœuds lui-même se déplace. Il ne reste pas fixe dans le zodiaque : il effectue une révolution rétrograde en environ 18,6 ans
. C’est justement pourquoi, en astrologie, nous voyons le nœud nord reculer progressivement de signe en signe dans le sens horaire. Le Soleil rencontre la zone des nœuds environ tous les six mois : ce sont les fameuses saisons d’éclipses.
Mais cela ne signifie pas qu’une éclipse repasse au même endroit sur Terre. Pour cela, il faudrait que trois horloges coïncident exactement : le retour de la Lune à la mêmephase, son retour au même nœud et le retour de la Terre et de la Lune dans pratiquement la même configuration spatiale. Elles ont des périodes légèrement différentes. C’est ce décalage qui engendre les cycles d’éclipses.
Le plus connu est le cycle Saros, d’ environ 18 ans et 11 jours. Après un Saros, Soleil, Terre, Lune et nœud retrouvent presque la même géométrie : l’éclipse suivante ressemble beaucoup à la précédente.
Mais il y a environ 8 heures supplémentaires. Pendant ces huit heures, la Terre a tourné d’environ un tiers de tour sur elle-même : la nouvelle éclipse apparaît donc grosso modo 120° de longitude plus à l’ouest. Voilà pourquoi elle ne se voit pas au même endroit.
*La NASA classe d’ailleurs celle du 12 août 2026, dans le Saros 126. Ces calculs détaillés publiés dès février 2014.

