La fin de l’ère des Poissons : on liquide

Bien que beaucoup de personnes en astrologie et en histoire se soient penchées sur la question en voulant décrire les années précédentes comme le début de l’ère du Verseau notamment au moment de la chute du mur en décembre 89 et de la fin de l’empire soviétique, il semble que peu à peu des signes beaucoup plus évidents se soient mis en place, pour converger vers 2026.

Reprenons le cours des faits : lorsque nous vivons la fin d’une ère de 2150 ans (30° x 72 ans), nous voyons apparaitre l’influence du signe en face , de celui de l’ère concernée. 

Le Tao nous  dit «le trop se transforme en son contraire.. » ce qui veut dire que l’harmonie ne peut se faire sans son contraire, son opposé, sa polarité : trop de Poissons a ramené un retour des tendances de la Vierge.

Il faut donc noter que depuis le milieu des années 60, le signe de la Vierge a été particulièrement influent en concurrençant la Science toute puissante qui n’a cessé de faire des progrès en vue de l’ère du Verseau : la naturothérapie , les soins inspirés par la médecine indienne ayurvédique, la médecine chinoise, l’acupuncture, l’alimentation  de plus en plus inspirée par des nourritures asiatiques plus légères , moins saturées de graisses animales*, moins baignée de crème et de beurre, prenant peu à peu  le pas sur les plats traditionnels de notre cuisine et celles des autres pays européens par la diffusion des informations du fait de la mondialisation, et par les voyages à grande échelle.

Or, nous sommes ce que nous mangeons. 

Aussi avons-nous vu  arriver l’expansion des magasins diététiques qui ont remplacé les herboristeries millénaires  – dont les écoles ont été fermées  , comme  résidus d’une époque de sorcellerie – qui ont remis au gout du jour les régimes   – ce qui est bien une orientation du signe de la Vierge, régissant la maison VI de la santé,  pole opposé du signe des   Poissons qui eux, sont peu préoccupés par les nourritures terrestres (même s’ils sont gourmands).

Malgré la résistance de la Science officielle qui  par le biais des laboratoires veut s’attribuer le bénéfice du « vivant » en mettant des labels sur les plantes médicinales comme la lavande,   empêchant le consommateur de se soigner directement avec des plantes référencées depuis des siècles dans les manuels, une vision verte fait sont chemin.

La spiritualité, est le principal apport de cette ère,  qui sur la fin est devenue soudain critique vis-à-vis de toutes les religions révélées, dont le Poisson a été le champion., confrontées à l’arrivée du communisme  athée, clamais que « la religion est l’opium du peuple ». 

Ce basculement  a semblé se faire depuis le début du XXe siècle , mais la confusion depuis  l’an 2000, a encore augmenté depuis l’arrivée d’internet, et de plus en plus avec l’introduction des robots,  de l’IA, qui sont capables du pire comme du meilleur. 

En 2020, vingt ans après, l’occasion de comprendre ce changement s’est fait avec l’épidémie de COVID qui est bien une maladie type Poissons… comme s’il fallait terminer l’ère par une plaie biblique, et bien que nous nous en soyons partiellement sortis, tout le monde constate que plus rien depuis, n’est pareil. C’est une sorte de choc qui fut le rappel à l’ordre de la nature, de notre nature mortelle, une sidération dont certains  ne sont pas encore revenus, qui a obscurcit nos esprits, comme le fit l’apparition du  Sida durant les années 80.

Depuis lors, les gens se méfient : ils se méfient entre eux, ils se méfient des gouvernements et des journalistes, ils se sont repliés sur eux-mêmes comme sans doute après une peste du moyen-Age. Chez certains cela a du se concrétiser par une perte de la foi, tandis que d’autres au contraire se sont remis dans les mains de gourous, et de prédicateurs de toutes sortes. Depuis tout ceci, cinq ans se sont écoulés et plus personne ne croit en rien ; de petites bandes bien organisés essaient de mettre le chaos dans les villes petites et moyennes qui jusqu’ici étaient tranquilles, et de nous rejouer le couplet de Starmania chanté par le regretté Balavoine.

On peut imaginer ce que la génération qui avait autour de  dix ans à cette époque  et qui arrive maintenant à l’adolescence, a dû ressentir se refermant sur les tablettes et téléphones portables devenant de plus en plus individualiste, et désenchanté après avoir vécu cette expérience. En même temps, et cela peut nous rassurer , il s’agit surtout des enfants des villes, car il existe des tas d’endroits sauvages dans le monde où la vie est restée calme. Aussi,  cette expérience a  sans doute  développé le côté survivaliste, et a remis au gout du jour la vie dans les campagnes puisque beaucoup de jeunes parents , ont ensuite quitté la ville  pour s’y installer.

Las, ils ont trouvé des écoles, des postes,  des pharmacies, des hôpitaux fermés,  des déserts culturels, livrés à l’abandon, avec quelques volontaires pour faire tourner les mairies sans ressource. La fin de cette ère marque la fin de la vie de nos campagnes  remplies de  joyaux architecturaux livrés à l’abandon par manque de moyen, au profit de la pieuvre parisienne et des bandes côtières où les médecins se comptent à la douzaine, parce qu’il n’y a plus qu’une chose qui compte dans l’esprit de nos jeunes diplômés : l’argent.

La Vierge est en effet la comptable du zodiaque : combien de fois j’ai entendu, que « tout travail mérite salaire », mais quel salaire que celui qui ne se compte qu’en argent ?

Cependant, des modifications et des ouvertures se sont « légèrement » produites au niveau des mœurs – qu’il ne m’appartient pas de juger –  que des mouvements réactionnaires se sont empressés de  contrer : #balance ton porc et mariage gay versus masculinistes bodybuildés , incendies des écoles, intégrisme pour des femmes confinées à leur rôle de reproductrices silencieuses versus  promotion sociale féminine,   plafond de verre des entreprises versus égalité salariale. On devrait liquider mais on ne se lasse pas de retourner en arrière, avec les même manières brutales, violentes et barbares.

Ces changements de fin d’ère  évoquent d’autres fins de règnes qui furent difficiles. Dane Rudhyar nous dit: « Pêchè et misère n’apparaissent que lorsque la grande force créatrice est détournée ou pervertie, par des peurs ou des complexes nés d’un traditionalisme insensé, déguisé en vertu ou comme résultat sociale de conditions sociales chaotiques et viciées… Au lieu de cette union exaltante avec autrui d’où naitrait la régénération, apparait un sentiment de frustration qui empêche l’individu de franchir ce pas. Prédomine alors le ressentiment contre la société ou contre la vie toute entière. » (Le rythme du zodiaque).

 

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