Le signe du Cancer, c’est le crabe, une créature qui se fait manger, donc à la chair tendre, c’est la nourriture des mouettes, nous dit Steven Forest, que je vous ai déjà présenté et que je réinterprète un peu ici parce que ce sont toujours des traductions de l’anglais, sans changer le fond. Le crabe se protège quand même grâce à une carapace dure, qu’il change parce qu’il grossit et qu’il a besoin d’un costume à sa taille qui lui permet de vivre en paix avec son environnement.
Dans la vie, il construit un mur autour de lui, étourdit par le manège des Gémeaux, dont la quête ne débouche sur rien, il se tourne vers l’intérieur. « Au lieu de piller l’univers, le crabe sonde en profondeur les dessous du vécu, direction le cœur, car le monde est fait pour lui, de sensations subjectives.
Tout ce qui reste des Gémeaux est un ensemble de réactions. Ils parlent le langage du moi profond, de l’émotion… Sa sève vitale est un processus psychanalytique lent et continu en général auto-administré. Sentir la conscience, sentir chaque nuance de la vie, se défaire de l’engourdissante carapace qui nous protège dans cet abattoir qu’est le monde : c’est la tâche du crabe.
Quel est le but du Cancer ? Voir la dissonance de la vie, la marque de Lucifer mais négligeant les différences, négligeant le sens commun, aimer, faire confiance, et accepter tout ce que nous offre l’existence… »
La sensation est tout pour le Cancer, mais ces circuits émotionnels peuvent être surchargés et peuvent disjoncter, il ne peut baisser les défenses car serait trop pour lui. Le but du Cancer est de maximiser l’intensité de ses interactions avec le monde, tout en protégeant sa sensibilité émotionnelle finement réglée, donc sa stratégie est de créer des défenses minimales permettant la survie. La timidité est une de ses défenses.
Dans sa jeunesse, il porte un masque. Puis il se déguise pour pénétrer les âmes de ceux qui l’entourent. Pour pouvoir évoluer, le crabe doit muer… mais sans se dévoiler psychologiquement. Il doit jouer, s’ouvrir, avoirconfiance, l’amour est un pari, et ceci est un risque que le Cancer doit savoir prendre. »
«Ces ressources se situent dans son imaginaire, sa vie intérieure, un monde féérique. Imagination, subjectivité, sensations, se rejoignent dans les émotions dont la première est l’amour : désir d’aider, de soigner, de nourrir, sans compétition, sans peur, rien que du soutien, être aimable et se sentir concerné, plus fort que l’instinct de protection. »
« Ce genre d’amour vient naturellement, c’est une ressource du signe, mais qui ne se traduit pas par se mettre à nu : maternel, c’est ce qui émerge automatiquement. Le maternage est la plus haute expression du Cancer et sa chute potentielle. Le Cancer élimine toute la souffrance et la sensibilité de ceux qui souffrent, les entrainant à se sentir suffisamment en sécurité pour pouvoir rire et pleurer. Au bout de dix minutes tout le monde lui déballe son cœur. Il faudrait que le Cancer se garde de la dangereuse tentation que représente le rôle maternel, il doit faire attention à ce que ses propres besoins ne deviennent invisibles. » Si vous avez le MC en Cancer, il vous faut un métier qui parle à votre cœur, et vous exercez n’importe quel métier en apportant aux autres une dimension sensible .
« Le feu existentiel qui propulse le Bélier et les Gémeaux ressemble pour lui a un film d’horreur, même s’il a besoin d’un minimum de changement. Mais son instinct naturel risque de lui couper l’herbe sous le pied et peut comme le taureau s’engourdir d’ennui et de prévisibilité. Son métier peut être fait mécaniquement, et ses amitiés peuvent sombrer dans le rituel – tout cela pour éviter l’inconfort du changement. »
Le signe du Cancer inaugure son année avec un ciel totalement différent (pour mémoire ciel de l’an dernier). Il devra sortir de sa coquille, soit pour mieux l’aménager, soit pour la déplacer, soit pour en changer parce qu’il a grandit et qu’il est temps de prendre des responsabilités.
Depuis septembre/octobre 24 , la lente progression de Mars dans son signe a du l’affecter d’autant que la planète se trouvait en face de Pluton en opposition dissociée en Verseau, signe froid et distant, qui obligeait à se poser des questions sur le sens de tout cela , dehors et dedans. S’il n’a rien fait, cela va cesser de l’ennuyer et il va pouvoir retourner à la routine protectrice qui l’enn
ui parfois, puisque Mars est part définitivement jusqu’à l’an prochain, en continuant sa route.
Percé de flèches de toutes parts, il se peut qu’il ait parfois craqué, mais s’il a survécu à ces attaques, il peut respirer. S’il en a profité pour agir, contraint et forcé, poussé par la vie, il va pouvoir aménager le changement grâce à l’arrivée de Jupiter dans son signe, depuis le 9 juin qui fait une conjonction directement avec son Soleil, mais un carré avec Saturne et la lune noire qui sera en trigone, lui donnant peut-être un charme magnétique, Saturne viendra de quitter les Poissons, et n’agira plus sur lui pour le contrer dans ses ressentis, et avec le mouvement de Neptune en Bélier quittant également les Poissons , il sera moins naïf.
Uranus entre en Gémeaux, le 9 juillet, dans lequel beaucoup de Cancer ont peut-être des planètes rapides comme Mercure ou Vénus, peut secouer avec le semi-carré au Soleil et à Jupiter la tranquillité de son quotidien en posant des ultimatum à sa procrastination.
On y voit la formation d’un triangle mineur dont j’ai déjà parlé, parce qu’il va durer, entre Pluton-Uranus en trigone et Saturne conjoint Neptune.

