Le travail de femme et la révolte des éboueurs

La révolte des éboueurs pourrait être une parabole sur l’égalité des sexes. Un  travail difficile  n’est valorisé que par les hommes. Ce  travail sale et fatiguant, la plupart du temps sans aucune reconnaissance de la part du public qu’il rencontre, pressé d’aller au boulot, est fait par des hommes. Ils valorisent leur occupation, et comme chaque fois que les hommes font quelque chose, ils l’enveloppent d’une aura positive (ils ont une relative bonne paie, et ils avaient l’ espoir de partir plus tôt à la retraite que la majorité des gens.)

D’habitude ce genre de travail dans la vie quotidienne  est  fait par des femmes. Autre exemple, celui de la Haute couture, reprise en grande partie par les homosexuels qui ont le goût des belles choses (traitement des costumes de scènes et des plumes servant à leur confection, décoration)  pourtant de de tout temps, les femmes ont nourri, habillé en tissant, etvdécoré leur maison. S’il y a beaucoup de femmes dans les ateliers, elles sont minoritaires à diriger des maisons de couture. 

En fait pour avoir une pseudo égalité, beaucoup de femmes se sont senties obligées de  singer les hommes, pendant que les hommes avec des tendances féminines réclament leur visibilité.

Certes, si des métiers intéressants n’étaient pas accessibles aux femmes, il est normal qu’ils le soient maintenant ; les femmes ont investi les professions dites nobles,  réservées aux hommes  (rien à redire à cela) mais elles ne sont pas obligées de vouloir être chef de chantier, si elles n’en ont pas envie ; on peut pouvoir le faire mais aussi ne pas vouloir, et cela sans complexe !

Quand cesserons-nous de ne pas être nous-mêmes ?

Ces revendications constantes, qui ressemblent à de la  propagande, deviennent finalement néfastes, troublent l’esprit de la société qui, de non permissive devient fanatique sur tous ces sujets. 

Les jeunes femmes affichent les contraintes de leur sexe, jusqu’à ce que cela devienne insupportable. Les hommes normaux ne savent plus comment faire avec elles, c’est un prétexte à la violence  qui, si elle n’est pas justifiée, est produite par un effet boomerang  en train de se mettre en place : des sites masculinistes donnent d’affreux conseils à  ces jeunes messieurs, pour qu’ils retrouvent leur pouvoir, leur virilité ; en Israël, a eut lieu une manifestation de femmes habillées en rouge, bonnets blancs, en mémoire de la lettre rouge , ou scarlet letter  qu’on tatouait au fer rouge sur le corps des femmes rebelles dans les colonies au XVIIe siècle,  en réaction au  gouvernement  en train de prendre des mesures d’un autre âge contre les libertés individuelles !

Personne ne dit qu’il ne faut pas être vigilante, car le machisme veille, mais imaginez que la colombe refuse de nicher :  qu’adviendrait-il de nous et, de notre civilisation ? C’est ce qui les préoccupe !

Soyez vous-même ! Si vous avez  envie d’être maçonne*, soyez-le, mais n’empêchez pas les petites filles de s’approcher d’un outil ménager parce que cela est contraire à la cause féministe,  cessez de pleurnicher sur vos règles,  alors que vos mères et grands mères se sont battues  intelligemment  avec leur féminité, mais aussi avec leur force morale  ; les hommes  qui sortent leurs poubelles, ou les vident, ne se sentent pas déshonorés, ils demandent qu’on soit juste avec eux, car beaucoup ont changé.

La cause des femmes ne sortira pas grandie parce que vous avez montré vos culottes tachées !

 

 

* notez que de couture, on est passé à Haute couture, ce qui met la « petite » couturière à sa juste place, nos mères et grand-mères disaient « j’ai une petite couturière ».

 

 

*https://www.cairn.info/revue-travail-genre-et-societes-2006-2-page-97.htm

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