Calmer le mal être , la souffrance : Frida Kahlo

Pourquoi fait-on de l’astrologie ? On dit  que c’est pour se connaître pour anticiper ses réactions.

Certains en font pour essayer d’éviter les périodes dites à risques, mais au fond, on fait de l’astrologie pour éviter ou arrêter de souffrir, quelle que soit la souffrance : morale ou physique, sentimentale, ou existentielle, faire le deuil de quelque chose qui fait mal, pour savoir quand et comment cela va pouvoir s’arrêter.

Les gens qui sont intéressés mais qui ne souffrent pas, sont curieux, mais ils veulent quand même savoir comment comprendre le monde dans lequel ils vivent parce que  quelque part, ce monde les  gêne. Pourquoi la maladie, pourquoi la mort, pourquoi  l’égoïsme, l’envie, la jalousie, la haine, ?

L’homme croyant pense qu’un dieu tout puissant va venir le sauver de tout cela, celui qui ne croit pas prend des anti-dépresseurs, et quelque fois, son corps ne voulant pas céder, il croit, mais il prend quand même des anti-dépresseurs quelque soit le mal. Quelques uns se droguent. D’autres  boivent, ils y trouvent plus de plaisir.

Tout ceci peut se calmer en faisant de la respiration, en pratiquant une activité physique, en écoutant de la musique, en se raisonnant par des paroles intérieures positives comme les mantras : accepter de laisser aller, refuser à l’ego sa toute puissance, cesser de ressasser en disant : pourquoi moi ? Quelque fois en mettant un peu d’argile sur une douleur comme le font les éléphants, ou en prenant un bain chaud relaxant, en faisant du jardinage, en marchant dans la nature ou en peignant (photo de Frida Kahlo qui peignait sur son lit de douleurs).

Durant toutes ces années, après maints essais, je n’ai trouvé qu’une réponse logique à nos maux : le karma. La religion peut apaiser, mais elle ne fournit pas la réponse à la souffrance d’une mère (Camus, dans La peste). Il faut donc accepter cette gêne, une angoisse quelquefois quasi constante, essayer de tenir la douleur éloignée.

L’astrologue karmique a trouvé ses réponses : nous faisons une sorte de chemin de croix, de chemin intérieur, comme si les planètes étaient des petits cailloux,  pour arriver à un début d’acceptation : l’axe nodal avec le nœud sud, Saturne,  la lune noire, Pluton, Chiron, les maisons IV, VIII et XII, les signes interceptés, les signes difficiles des maisons cités, dites de l’âme et celle du travail obligé, de la santé, la VI,  les  carrés, et bien des conjonctions : tout cela indique une difficulté qu’il va falloir apaiser en nous, car cela ne vient que de nous.

Dompter l’animal rebelle en soi, faire taire le cerveau qui répète en boucle :  “Qu’est-ce que j’ai ?  Pourquoi suis-je comme cela ? Je n’ai plus la force, où vais-je puiser pour continuer à supporter un monde qui me fait mal, qui me heurte, qui me déplait ?” Car souvent on refuse, on repousse l’adaptation nécessaire pour renaitre à soi-même.

L’anxiété fait que les inquiets veulent des prévisions : combien de temps va-t-on supporter le Covid ? Qui va être président ?  Ou pire, “Comment vais-je finir le mois ? Pourquoi ma femme est partie ? Mais après cela ce sera autre chose : nous avançons à reculons, nous recherchons des solutions dans le passé, dans un passé qui était mieux,  mais qui ne peut revenir, il faut faire avec le présent car nous n’avons que cela.

Mais  certaines personnes ont  souffert depuis leur naissance, en se sentant différentes, hors du monde, seules, incomprises même par leur mère si elles  en avaient une, et quelque fois ont le désir d’un père protecteur mais qui ne l’est pas ou qu’elles n’ont plus : passer un certain âge,  on n’a plus rien pour s’appuyer, c’est pour cela qu’on se sent seul.

S’accrocher à toutes les branches qui nous permettent de ne pas couler : s’informer des lieux ouverts aux dons, que ce soit les associations des alcooliques, ou celles pour supporter un deuil, les blouses roses dans les hôpitaux,  SOS amitiés, tout est bon pour sortir la tête de l’eau.

Refuser la haine, la rage,  participer à l’effort de ceux qui ont quelque chose à donner, même si c’est faire des maraudes pour les SDF ou aller au restaus du cœur, nettoyer en groupe les déchets jetés sur les lieux de promenades,   pensez à tout les gens esseulés qui donnent à manger aux pigeons et aux chats,  car donner c’est recevoir,  sentir l’humanité et même l’animalité, c’est rester humain, c’est vivre et ça n’a pas de prix. On ne peut remplacer la solidarité et l’entre-aide par l’argent, qui ne remplacera jamais l’amour qui fait de nous des être sensibles.

“La liberté extérieure que nous atteindront dépend du degré de liberté intérieure que nous avons acquis, si telle est la juste compréhension de la liberté, notre effort principal doit être consacré à accomplir un  changement en nous-même et il faut pour cela culture, altruisme et compassion.”*

Dans le thème de Frida Kahlo, née le 6 juillet 1907 à Mexico à 8 h 30 on voit la conjonction violente des deux planètes, de plus  rétrogrades Uranus et Mars en VIII (secteur de souffrances) conjointes au nœud sud karmique, le tout en opposition aux planètes groupées entre les maisons II et  III autour du nœud nord positif  mais en sesqui carré à  la Lune cependant en exaltation sur l‘AS Taureau.

Sa Vénus gouverneur du thème, conjointe à Pluton carrée Saturne  est maitresse de la maison VI (maladie) et  Jupiter conjoint au nœud nord est maitre de la maison VIII (deuil, perte, transformation) et conjoint lune noire. Mars rétrograde conjoint Uranus maitre de la XII, (hôpital, solitude) est sans doute à la base de l’accident qui détruisit son utérus, abima son bassin, la laissant boiteuse  et toute sa vie dans des douleurs intolérables (Mars maitre de maison XII) et, avec des regrets amers après plusieurs fausses couches (Lune noire en Cancer -maternité refusée).

Saturne – les limites – est maitre de XI (espoirs, projets) et régente karmique du nœud sud, alors que la Lune est régente karmique du nœud nord, l’axe nodal Cancer-Capricorne étant celui de la famille, or elle ne put jamais être mère son plus cher désir (Soleil en Cancer, conjoint Jupiter en exaltation). 

Jupiter conjoint Soleil, la lune en Taureau en exaltation à l’AS et… la lune noire firent cependant sa célébrité, car on peut dire que ses peintures furent directement inspirées par la lune noire,  l’obsession de la mort de ces foeutus.

Uranus maitre de la X, lui permis de surmonter son karma , et son inspiration artistique (Soleil-Neptune) lui apporta la réussite sociale. Elle connut  la passion  , lorsqu’elle vécut avec Diego Rivera, déjà célèbre (Vénus conjointe à Pluton maître de VII).

Mercure en IV en Lion, maitre de V  (amour et créations) et maitre de Vénus en conjonction avec Pluton en II, lui donna la générosité (la V est la II de la IV)  l’amour nécessaire pour partager et, communiquer (voir étude précédente de Frida Kahlo).

 

 

*je ne sais plus de qui est cette citation

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