L’« athéisme scientifique » versus la foi

« L’ athéisme scientifique » n’est pas une discipline scientifique officielle, mais une position philosophique, selon laquelle les explications scientifiques suffisent à comprendre le réel sans faire intervenir Dieu, le sacré ou une transcendance.

Il repose généralement sur l’idée que ce qui existe doit pouvoir être observé, testé, mesuré ou au moins compatible avec les lois connues de la nature. Dans cette perspective, la science devient non seulement une méthode pour étudier le monde, mais aussi parfois une vision globale du réel.

Il faut cependant distinguer plusieurs choses : la science elle-même n’est ni athée ni croyante. La méthode scientifique se contente de travailler sur ce qui est vérifiable.

Elle ne peut ni prouver l’existence de Dieu, ni prouver son inexistence.

Ce sont certains philosophes, intellectuels ou scientifiques qui tirent de cette méthode une conclusion athée : puisque les phénomènes naturels trouvent progressivement des explications matérielles, il n’est plus nécessaire de recourir à une cause divine.

Cette position est souvent associée au matérialisme : la conscience, la pensée, les émotions ou la vie seraient des produits de la matière et de l’évolution biologique. Des auteurs comme Richard Dawkins, Daniel Dennett ou Sam Harris ont popularisé cette approche, notamment dans le courant appelé « nouvel athéisme » après les années 2000.

Mais l’expression « athéisme scientifique » est parfois critiquée, y compris par des scientifiques, car elle peut glisser vers le scientisme : l’idée que seule la science produirait une vérité valable, et que tout ce qui échappe à la mesure serait sans valeur ou illusion. Or beaucoup de domaines humains – philosophie, art, symbolique, expérience intérieure, morale, sens existentiel – ne se réduisent pas facilement à une expérimentation de laboratoire. Même certains chercheurs non croyants reconnaissent cette limite.

On peut donc en conclure que la science est une méthode et l’athéisme scientifique est une interprétation philosophique du monde, fondée sur la confiance dans les explications scientifiques et le refus des hypothèses surnaturelles.

Quid les guérisons spontanées qui ont été observées, soumises à des tests, par les scientifiques, et médecins à Lourdes ?

Ce qui rend le cas de Lourdes assez particulier est qu’ il existe depuis 1883 une structure médicale permanente chargée, non pas de prouver les miracles, mais au contraire de chercher une explication médicale aux guérisons déclarées.

À ce jour, 28 septembre 2026, Lourdes compte officiellement 73 guérisons reconnues comme miraculeuses par l’Église catholique. La plus récente, celle de l’Italienne Antonietta (Antonia) Raco, a été reconnue en avril 2025. Le chiffre de 72 est toujours celui donné actuellement, notamment à l’occasion de la visite du pape. Vatican News

Mais il faut distinguer deux choses, la formulation « recensés par des scientifiques, médecins,  est importante.

Depuis 1858, plus de 7 000 déclarations de guérison ont été enregistrées . Elles ne sont évidemment pas toutes considérées comme des miracles. Lorsqu’un dossier paraît suffisamment sérieux, il est étudié par le Bureau des constatations médicales, puis éventuellement par le Comité médical international de Lourdes, composé d’une trentaine de médecins et spécialistes. Des médecins présents à Lourdes peuvent participer à l’examen des cas, indépendamment de leurs convictions religieuses. 

Le point essentiel est que les médecins ne déclarent jamais qu’il s’agit d’un miracle. Ce n’est pas une catégorie scientifique. Leur conclusion peut être : « la guérison est réelle et demeure inexpliquée dans l’état actuel des connaissances scientifiques ». Pour obtenir cette certification, l’approbation du Comité médical doit recueillir les deux tiers des voix. Ce n’est qu’ensuite que l’autorité religieuse – l’évêque du diocèse de la personne guérie – peut déclarer cette guérison « miraculeuse ». Lourdes France

Donc, Un médecin peut constater qu’une guérison ne correspond à aucune explication médicale satisfaisante connue ; la science, par sa méthode même, ne peut pas en déduire que sa cause est divine. C’est précisément à cet endroit que s’arrêtent les médecins et que commence, pour les croyants, l’interprétation religieuse.  Lourdes France

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