On peut être dubitatif devant le parcours de Mars qui semble être en synchronicité avec les événements si l’on pense qu’une planète n’a pas d’effet sur les actions humaines, sinon on ne sera pas étonné, mais quand la tension monte, il semble qu’il faille voir son positionnement et ses transits actuels. Cet article qui parle du cycle de Mars se positionne jusqu’en avril 27, plus ou moins face à Pluton en Verseau.
Le cycle de Mars par rapport au Soleil est de 18 mois. Au cours de 18 mois, régulièrement Mars devient retrograde, avant de se mettre en opposition au Soleil. Rappelons que sur le plan des faits extérieurs, selon Ruperti, la rétrogradation correspond à une période de ralentissements, de retards, de remises en question et de retour de problèmes non résolus, qui obligent à revoir les décisions et les actions passées avant de poursuivre dans une nouvelle direction.
La rétrogradation de Mars qui commence en janvier ne cesse que 17 jours avant le premier tour, ce qui renforce l’intérêt d’une observation sur ce passage de révision des choix – issue de la retrogradation – face à l’affirmation des ambitions politiques des candidat. En outre, rappelons qu’actuellement les planètes lentes – Saturne, Uranus, Neptune et Pluton sont toutes rétrogrades (R) .
Dans la configuration qui se produit, depuis l’entrée de Mars en Lion début octobre 2026. Mars est opposé à Pluton en Verseau avec une orbe qui varie peu. En attendant la retrogradation de Mars, sa marche sera ralentie lorsqu’il s’approchera du point d’opposition exact afin de se caller sur le Soleil en Verseau en 2027.
Depuis Mars est en opposition à Pluton R, et c’est important étant donné la force de Pluton, maitre des horloges lentes (248 ans à faire le tour du zodiaque), grand transformateur des civilisations qu’il peut pousse à décliner pour faire naitre quelque chose de différent résultant de son évolution à travers le zodiaque. Lorsqu’on regarde en arrière, il faut remarquer qu’on se trouve presque au moment de la Révolution Française, de la guerre d’indépendance américaine qui a duré dix ans – et auparavant de la Haute Renaissance, 1500-1530 avec Léonard de Vinci, Michel-Ange et Raphaël dont les guerres de religion ne furent pas absentes, en Angleterre régne des Tudors..
Actuellement, nous sommes interessés par le petit triangle mineur facilitateur, mais quand même inquiétant parce qu’il s’agit de planètes très fortes, que forment Pluton en Verseau et Uranus en Gémeaux en trigone, sextiles à la planète Saturne en Bélier, dont le maitre est Mars qui vient s’opposer à Pluton.
En effet, si Saturne en Bélier limite, restreint et retient mais structure , tout transits difficiles de Mars entraine de la tension en influant sur les esprits (voir articles précédents). Dans les circonstances actuelles de la France : vote d’un budget avec des élections qui arrivent – menaces extérieures – un climat de colére et de peur qui ne fait qu’empirer, attise les convoitises politiques des parties en présence.
Comme dans un échiquier, chacun pousse son pion en promettant des jours meilleurs, opposant un vieille France très critiquée, à un nouvel Eldorado qui reprend quand même de vieux poncifs, car on a du mal à s’inventer : c’est une période où « l’ on rase gratis » !
Le 12 octobre, Mars direct en Lion est à 8° opposé à Pluton retrograde à 3° carré à l’amas formé par la Lune, Vénus Retrograde 7° (maitresse du Soleil) et Mercure en Scorpion, qui sont carrés à Pluton (!!!), heureusement trigone à Neptune R à 2°33 et sextile à Uranus R à 5°17 : on rêve d’un idéal, d’un homme providentiel, on passe d’un extrême à l’autre sans connaitre les tenants et les aboutissants les retrogradation très lente introduisent l’idée de retour en arrière et de tergiversation.
Mars affirme son autorité, tandis que Pluton en Verseau remet en question le pouvoir établi : la confrontation est particulièrement tendue, et les rapports de force prennent le pas sur la recherche de compromis. Il n’y a que peu d’aide d’une Vénus rétrograde qui accepte les compromissions, sinon les compromis.
Soleil et Mercure en Scorpion accentuent les soupçons, les rivalités et les résistances : le risque est celui d’une crise politique alimentée par des positions inflexibles.
Le 16 novembre, jour du vote du budget par la présente Assemblée Nationale , Mars
direct à 26° est conjoint à Jupiter direct à 25° en Lion et conjoint au nœud sud (voir théme).
Nous pourrions donc dire « Ouf ! sauvé du pire , le chaos appelé par certains ! »,
Car cette conjonction amplifie la nécessité d’agir et de prendre des décisions, dans le domaine économique. Il ne s’agit pas seulement de voter un budget, mais de reconnaître les conséquences de choix anciens, et d’accepter certaines corrections car la sortie de crise passe davantage par la responsabilité que par les démonstrations de force.
Mais Mars conjoint Jupiter n’est pas nécessairement un facteur d’apaisement : Jupiter amplifie également les excès, les dépenses et les ambitions. Le nœud sud en Lion insiste sur ce dont il faut se dégager, mais aussi sur les résistances à abandonner les anciennes pratiques. Après les affrontements d’octobre, novembre pourrait imposer un retour au réalisme.
Mais sortir de la confrontation ne signifie pas avoir résolu les problèmes. Le budget sera peut-être sauvé, mais les contradictions qui ont provoqué la crise, n’auront pas disparu. Décembre constituera alors, moins une période de tranquillité qu’une première mise à l’épreuve des décisions prises.
Nous passerons peut-être un mois de décembre banal, avec les grèves de trains habituelles, et les voitures brulées du 1er janvier : « douce France, cher pays de mon enfance disparue ».
La seconde partie de cet article concerne déjà l’année prochaine et on y reviendra !
