On parle actuellement d’une parade planétaire, souvent appelée à tort un alignement des planètes.
Autour des 16–17 juillet 2026, plusieurs planètes se retrouvent regroupées dans une même région du ciel, leurs orbites sont toutes proches du plan de l’écliptique pour un observateur terrestre, donc en géocentrisme. Il vaut mieux qu’il fasse beau temps.
Le terme « parade planétaire » est un terme d’astronomie populaire, repris par les médias, les observatoires et les clubs d’astronomie. Il désigne simplement le fait que plusieurs planètes sont observables à peu près au même moment dans une même portion du ciel, parce qu’elles restent proches du plan de l’écliptique. Il ne s’agit pas d’un concept astrologique. Il s’agit de Mercure, Vénus, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune
À l’œil nu, vous pourrez surtout voir :
Vénus, très brillante,
Mercure, mais seulement très bas sur l’horizon et dans de bonnes conditions,
Saturne, en seconde partie de nuit.
Jupiter est beaucoup plus difficile à observer, car il est très proche du Soleil et va vers sa conjonction avec lui à la fin du mois.
Uranus et Neptune nécessitent des jumelles ou un télescope.
En astrologie, on a vu dans l’article précédent que sur le plan astrologique qu’elles se situaient autour de 2°/4° dans leur signe respectif. Ici on ne parle pas d’ alignement dans cette configuration.
Généralement, on considère qu’un amas ou une doryphorie – groupement conjonctions avec des lentes – entraine un manque d’objectivité puisque les influences se heurtent, se bousculent, et quelquefois s’influencent, et que deux planètes différentes comme Saturne ou Neptune peuvent se contredire, que le passage de la lune sur l’ensemble peut entrainer un phénomène de domino ; ce n’est pas le cas ici, on a vu des regroupements plus serrés en début d’année (notamment en février en Verseau, voir thème).
Si l’on en parle, c’est parce qu’ ici, on les voit mieux au télescope mais les planètes ne forment qu’un « bol » selon E. Jones, de part et d’autre de l’axe nodal avec Pluton en planète singleton qui peut avoir une grosse influence (Pluton comme planète isolée en bordure du bol, attirant la dynamique de l’ensemble). Chez Marc Edmund Jones, la planète « singleton » n’est pas simplement isolée : elle agit comme un point de focalisation ou de canalisation de toute la figure. Une figure en bol évoque souvent : une concentration de l’énergie sur un secteur de l’expérience, une impression de devoir combler un manque Si représenté par la moitié vide du thème, une dynamique qui pousse à chercher ce qui est absent plutôt qu’à disperser les forces.
Si Pluton est un point de focalisation, il devient la planète qui porte une fonction particulière dans l’ensemble de la configuration, le point où toute la dynamique du bol tend à se concentrer ou à se décharger et il symbolise une transformation radicale des structures collectives, des réseaux, des rapports au pouvoir, des technologies et des modèles de société et il peut fonctionner comme une sorte de porte de sortie de la configuration.
Autrement dit, si les autres planètes décrivent les multiples facettes de la période, Pluton pourrait en représenter l’enjeu central : les changements n’ont pas seulement vocation à résoudre des problèmes immédiats, ils modifient les structures . Nous ne sommes pas seulement dans une succession d’événements, mais dans une mutation du regard collectif.
Si Pluton est effectivement le foyer, en Verseau, c’est le signe où les enjeux individuels passent souvent par des questions collectives. On pourrait dire que les transformations personnelles et sociales se répondent constamment : les crises individuelles reflètent des mutations du collectif, et inversement. C’est une lecture qui paraît assez cohérente avec la période actuelle.
Dans le contexte actuel que nous avons évoqué déjà ces derniers jours, on retrouve Jupiter en Cancer (bientôt invisible car proche du Soleil), Saturne en Poissons, Uranus en Gémeaux, Neptune en Bélier, Pluton en Verseau. On peut voir plusieurs tendances.
Jupiter en Cancer – mais opposé Pluton qui met l’accent sur la protection, les racines, la famille, le territoire, l’alimentation, le logement et, plus largement, ce qui nourrit ou sécurise les individus, (le fameux triangle de Karpman) Les questions de souveraineté alimentaire, de protection sociale ou de patrimoine familial peuvent prendre davantage d’importance, mais avec le danger d’être fortement contrecarré par Pluton, qui en Verseau, poursuit un travail de transformation en profondeur des structures collectives, des technologies, des institutions et des rapports entre individus et pouvoir (sur 20 ans)..
Uranus en Gémeaux – pendant encore 6 ans– ouvre une période accès sur la communication avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, des transports qui pollue l’information, si elle est mal utilisée, mais peut être d’une grande aide si elle est tenue par des personnes responsables. C’est un transit qui favorise l’accélération des échanges mais aussi la remise en cause de certaines vérités, très explosif comme on a vu à cause de Mars, lors du passage de la lune qui poursuit sa route au noeud sud en Vierge, proche de Vénus en ce moment.
Neptune et Saturne en Bélier constituent probablement le point le plus marquant. Saturne cherche à structurer, Neptune à inspirer ou à dissoudre. En Bélier, signe de l’initiative et de l’action, cette combinaison peut produire la naissance de projets collectifs, la nécessité de donner une forme concrète à des idéaux, mais aussi des conflits entre action impulsive et prudence, Jupiter cherche à protéger et à faire grandir, mais en Lion il cherche également à retrouver sa place de premier bien entamé.
Enfin, et ce n’est pas le moindre des événements, Chiron entrera en Gémeaux le 19 août et nous rappellera que l’on ne parle pas pour ne rien dire, que les mots sont des armes et qu’ils doivent être pesés avec soin, sous peine de provoquer de véritables cataclysmes. Nous reviendrons sur ce transit dans un prochain article.

