Chaplin le visionnaire

Braves gens dormez bien, on pense à votre place.

En France, nous avons toujours eu une “classe d’ intellectuels” : les intellectuels qui pensent ceci, ou cela de telle ou telle situation vont vous l’expliquer, “décrypter”, ce qu’il y a derrière de petits faits anodins dont on fait un topo quotidien qui enfle comme un ballon, qui ensuite explose.

Brave gens, incultes, ignorants, tels des analphabètes, on va vous dire ce qu’il faut penser. Ainsi de générations en générations, des livres écrits par des gens qui avaient surtout beaucoup de mémoire, ont permis de faire croire aux autres qu’ils ne savaient rien : comment manger, que boire, mais surtout que croire.

Les philosophes sont un bon exemple : certains d’entre eux ont  suffisamment de sens critique pour se poser des questions sur les auteurs dont ils parlent , mais avoir son diplôme en poche ne fait pas de vous un philosophe.

A quel moment  aurons-nous le droit de juger par nous –même ? Tels des enfants, on continue à nous dire ce qui est bon pour nous, ce qui est bien, ce qui est mal,  alors que le niveau intellectuel à quand même un peu augmenté,  grâce à l’école,

Mais l’intelligence est adaptation , nouveauté, ce qui se faisait à une époque ce qu’on croyait, a forcément changé au fur et à mesure des découvertes ; ce n’est pas mieux, ni plus mal, on a fait le bilan de ce qu’on a à sa disposition pour vivre. Par exemple vivre au bord de l’eau ,c’était chouette, oui mais avec la montée des eaux, on a vu ce que ça donne ; manger des homards, c’est bien mais quid de l’extinction des zones de pêche ? Croire en un messie était le choix des croyants : mais combien de messies n’ont amené que la guerre, et de la même façon,  un homme providentiel peut se révéler ensuite un  tyran.

Tout a été dit : à une certaine époque,  l’Homme est ceci, puis on se rend compte qu’on s’est trompé, aussi la Science dit ensuite que l’Homme est cela, parce que nous avons des instruments plus fins. La justice dit : “vous savez, cet homme était coupable nous avions des preuves, nous l’avions condamné,   mais maintenant, nous avons l’Adn d’un autre homme sur les scellés,  nous pouvons le libérer”.  C’est le règne de la dernière découverte, qui rend l’ancienne caduque.

Revenons aux philosophes : dire que ce que je crois est juste parce que Sartre ou Hegel, ou Spinoza ont publié des livres dans lesquels ils argumentaient leur vision de l’existence, est peut-être adhérer à des idées, qui ne sont pas totalement siennes ou  tout simplement manquer de personnalité,  chercher un socle sur lequel s’ installer définitivement face aux autres, à un âge où l’on se cherche, mais répéter qu’on a raison en empruntant comme un perroquet les arguments des autres, n’est pas faire preuve d’intelligence, mais de mémoire,  c’est un exercice d’étudiant, c’est tout.

Apprendre à penser par soi même, est une chose qui  demande un peu de travail et un peu de courage, pour le dire : faire du copier-coller, redire ce que tel journal a dit, plutôt que de lire plusieurs avis différents pour trier et confronter est un travail quasi scientifique pour le coup, et c’est faire preuve d’intelligence critique. Aussi l’ astrologie, science bâtie depuis des millénaires sur des observations, reprises par des penseurs et des psychothérapeutes, est aussi une approche qui  incite à réfléchir sur sa condition humaine et, sur la recherche de sa vérité, pas celle d’un autre.  

La société est faite de normes pour satisfaire  le plus grand  nombre de gens , elle ne peut que  donner l’ approche d’une certaine philosophie qui ne peut convenir à tout le monde.

Cette vision est surtout faites actuellement d’un matérialisme scientifique libéral économiquement : elle créé une anxiété de plus en plus grande parce que personne n’a le temps de penser sans devenir anxieux face à l’avenir, car on ne  lui offre aucune perspective positive. Greta Thunberg en est déjà l’artisane, elle-même victime d’une anxiété presque autistique, face à l’avenir qui  est insoutenable ; les verts plus soft sont une source d’anxiété face à des gens dont la culture a toujours été celle de la nourriture  variée, la protection des agriculteurs  et des commerces de bouche ; la politique de droite a toujours été la protection des frontières et la sécurité relative dans le pays, la préservation du capital individuel, tandis que celle de gauche luttait contre les inégalités et la pauvreté, sans trop se soucier des agressions, pensant que l’argent rend tous les gens suffisamment heureux, pour qu’on n’ait plus envie de s’entre-tuer, ce qui est faux puisqu’ils y en a qui ne sont jamais contents de ce qu’ils ont et en veulent toujours plus que les autres, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas nourrir et loger la population, ce dont généralement les gens d’extrêmes droites se moquent, quoi qu’ils disent, considérant que les pauvres sont généralement des paresseux. Les religions de tous bords, ont prôné (certes selon le lieu, la nationalité, et la moralité des missionnaires),  la protection des femmes et des enfants, ce qui n’a pas empêché qu’  on mette des femmes et des enfants en première ligne sur les champs de batailles.

La mode du crime aussi est concerné : on s’est immolé en 1970, on coupe des têtes en 2020, mais on nous rassure en nous disant que ce sont des gens relevant de la psychiatrie : mais tous les assassins et tous les militaires qu’on envoyait au feu avec du gros rouge en 1914, la drogue en 1970 et le fanatisme à toutes les époques, finissent par être des gens relevant de la psychiatrie  qu’on va ensuite relâcher dans la vie civile sans suivi.

Que penser des études qui disent que le CO2 nous asphyxie, des lois carbones qui s’arrangent avec la pollution et des déchets des futures centrales nucléaires qui vont polluer l’air environnant, pendant que les mers seront réchauffées aux alentours par les eaux de refroidissement évacuées , alors qu’on rêve sur les gaz de schistes qui fissurent et polluent le sous-sol ?

Il ne faut pas s’étonner qu’avec tout cela, la population mondiale soit  anxieuse,  sceptique, ou désespérée devant toutes les injonctions paradoxales des commentateurs éclairés par des philosophies qui ont été écrites à une autre époque.

Au milieu de tout cela, des artistes ont su parler, prévoir et même prédire, du fait de leur intelligence.

Charlie Chaplin, né le 16 avril 1889, à Londres, à 20 h lorsqu’il a réalisé le film “le dictateur” en 1940, aux États-Unis, avait plus de vision sur son époque que les penseurs et les politiciens . Mais il est vrai qu’il n’était pas diplômé des grandes écoles*, qu’il avait connu la misère en vivant dans la rue, et vue disparaitre  très jeune,  sa mère dans la folie. Sa vie est un vrai  conte de fées, avec des bourreaux dans la peau des affreux Mac Carthistes américains. 

Il avait Jupiter, le protecteur en exil en Capricorne au nœud sud maitrisé par  Saturne au MC, (domicile de maison) et au sommet d’un triangle ou t-carré à la Lune et à Mars  en opposition sur l’axe AS/DS,  la lune (sa célébrité), étant conjointe à l’AS Scorpion   maitresse de Mars en VII en Taureau, ce qui peut être considéré comme une réciprocité en terme de maitrise,  Lune  en exaltation en Taureau  régente karmique de son nœud nord en Cancer : vie de famille  à l’étranger (il passa la fin de sa vie en Suisse, après avoir quitté les États-Unis où il avait émigré). La lune noire, Pluton et Neptune en VIII en gémeaux lui donnait un charme particulier, magnétique, accentué par ses yeux bleus*, pic du yod partant du sextil Lune-Jupiter qui devait lui donner son talent.

Avoir Mars sur l’axe AS/DS, est toujours source de provocations, qui amènent des retours plus ou moins agréables : la personnalité aime titiller, elle ne plie pas, elle agresse et elle est agressée, ça fait partie de son tempérament Quelquefois cela vient d’elle, quelquefois des autres, aussi elle s’expose au minimum à des reproches,  mais elle sait se défendre. Lorsque  Chaplin commença le film “le dictateur” en 39, tout était “normal” , mais en 40, on lui conseilla d’écrire des discours consensuels, ce qu’il ne fit pas et, qui le fit accuser de communisme. On le pria de partir, bien que son film soit devenu un succès mondial : en fait , Hitler arrangeait beaucoup de gens, car les juifs soupçonnés de sympathies avec les communistes,  n’étaient pas bien vu en Amérique, excepté ceux qui possédaient les banques. Or, Chaplin, à ce moment là demandait qu’on aide les russes, qui luttaient contre Hitler.

Mars conjoint part de chance, maitre d’AS avec  Vénus rétrograde en VII, quand même dans son domicile de maison,  Mercure** conjoint Soleil en Bélier en VI indiquent surtout une volonté de fer et, l’AS Scorpion, avec le gouverneur pluton en VIII, conjoint Neptune et lune noire une belle résilience.

Après avoir connu ces souffrances, réfugié en Suisse, il y vécu heureux, riche, célèbre,    avec une belle famille et de nombreux enfants de sa dernière femme Oona (cette dernière avait 36  ans de moins, il attendra qu’Oona ait fêté ses 18 ans pour l’épouser, le 16 juin 1943. Entre 1944 et 1962, Oona donnera naissance à ses huit enfants: Géraldine, Michael, Joséphine, Victoria, Eugène, Jane, Annette, et Christopher James..). Chaplin disparut le 25 décembre 1977.Oona, femme inconsolable, vécut entre la Suisse et New York,  se réfugiant dans l’alcool, durant quatorze années d’errance et de solitude…(source Le Figaro).

 

*Comme le notera Michael Chaplin : “Papa dégageait une énorme vitalité. Il possédait une faculté quasi hypnotique de jeter une sorte de charme sur quelqu’un dès que cela l’arrangeait. Je sais que le premier choc que provoquait une rencontre avec lui faisait l’effet d’une décharge électrique.”-

** “Je sais, je sais. Tout le monde, d’Einstein à Churchill, me dit que je suis un génie. Mais ces discours ont tendance à m’ennuyer”. dit-il en réponse à Marlon Brando.

 

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Le Capricorne et l’ombre de Saturne

Que représente Saturne, dont on parle encore et toujours, dit autrefois,  le seigneur du karma, ce qui revient à dire le responsable de notre déterminisme, de la fatalité humaine ?

Saturne est  maitre du signe du Capricorne.

L’efficace, le certain, le connu, l’établi, contrôle, c’est Saturne et être Capricorne, c’est avant tout connaitre les limites,  les faire siennes par goût ou par peur inconsciente  de l’inconnu, mais aussi avoir un énorme sens des responsabilités, qui dépasse tous les élans qu’on peut avoir vers les plaisirs de la vie, au point de faire de soi un ascète convaincu.

C’est être souvent seul, mais aimer sa solitude, c’est souvent la solitude du chef – c’est la maison X, le MC, car c’est agir, Mars est ici en exaltation.

Imaginez un taureau dans une arène, l’ombre est derrière lui , de l’endroit où il jaillit , il doit aller dans la lumière et combattre pour sa vie, c’est notre situation : les limitations, les interdictions qui nous agressent, les portes qui se ferment, c’est Saturne. Chronos, le temps qui nous fait prendre conscience de notre faiblesse. Les échecs, les combats, les rivalités, c’est Saturne.

Saturne dans un signe ou dans une maison fait de l’ombre, c’est même ce qu’on appelle en psychologie « l’ombre » à savoir quelque chose que  nous n’acceptons pas en nous et, qui nous  gêne, mais qu’on envie chez les autres. . L’ombre,  indique le lieu  où se focalise un manque conscient, une imperfection dans le vécu . Nous pouvons  avoir Saturne en désaccord en signe,  mais dans sa maison , comme Saturne  en Vierge en X, ce qui crée une gêne en nous, une dualité. “J’aime m’occuper d’un organisme de soins,  mais je critique les méthodes de mes confrères.” On pourrait aussi dire qu’un Saturne en VI en Capricorne, agirait de la même façon, sévère et sérieux dans son travail, mais à la différence, qui serait l’employé plutôt que le  patron.

Saturne est appelé le “seigneur du karma”, car autrefois il était la dernière planète visible, donc la limite,  notre fin, puisque  nous sommes soumis à son rythme.  Depuis qu’on a ajouté dans le spectre zodiacale Uranus, Neptune, Pluton et Chiron, il est plutôt le grand censeur.

Peu à peu, on en a donc “adoucit” l’approche  car Saturne nous structure, il nous oblige à  prendre nos responsabilités à bras le corps, souvent au travers de crises suffisamment dures pour nous mettre à plat : il nous met face à nous-mêmes, broyant notre mauvaise foi, notre manque de courage, notre pseudo sécurité intérieure faite de faux semblants.

Le karma de Saturne, son déterminisme, c’est aussi ce que nous devons vivre envers et contre tout, ce contre quoi on doit lutter au prix de beaucoup de  sacrifices   :  la finalité de Saturne, est de nous  apprendre que chaque expérience difficile de la vie, est porteuse peu à peu, de transformation positive.

Certes, Saturne est sans compromission, image d’une certaine fatalité lorsqu’on ne l’accepte pas. Si l’on accepte, alors,  tout va mieuxil faut arrêter de résister, de lutter, et laisser aller les choses,  attendre et voir (wait and see). Saturne nous apprend la patience, et nous rend plus autonome, c’est le moment où l’on dit :  “je ne peux compter que sur moi”. Vous êtes comme le taureau qu’on précipite dans l’arène et qui jaillissant en pleine lumière, doit laisser  l’ombre rassurante, derrière lui.Saturne gère la peur – le plomb de Saturne-  il faut la faire passer à la conscience solaire. On  doit repérer les peurs pour ne plus être des animaux : « je peux la transcender » , l’ombre m’amène à m’enfermer dans du sécurisant.

Le processus d’intégration de l’ombre est lié à ouvrir nos limites, grâce à Uranus La plupart du temps,  les modèles dont Saturne est la représentation, construisent l’ombre (on ne veut pas faire comme ses parents, ses supérieurs, le gouvernement).

Un Saturne en I est mature par rapport à la moyenne des gens, mais il peut y avoir quand même la peur de ne pas savoir faire les choses.  Saturne en I ou VII, c’est un grand sentiment de solitude, mais en même temps la solitude fait du bien, on peut avoir peur d’être envahi par l’autre. La limite c’est  : “je ne m’occupe pas des affaires des autres”

Saturne en maison VII  attire l’ombre, parce que les personnes que l’on rencontre projettent l’ombre,   le relationnel fait travailler sur l’intégration de l’ombre, petit à petit,  pour la dépasser. Lombre positive correspond aux  talents, à des qualités que nous repérons moins facilement chez nous, que chez les autres personnes : mais “si je me compare, je fais jaillir de l’ombre positive”.

Le but de la relation, c’est l’expansion de notre conscience : ce qui n’est pas moi, la maison VII va être importante, parce qu’elle décrit la relation dans l’axe I/VII. J’ai peur d’être comme l’autre, mais je suis relié aux autres ; l’ombre vient toucher mon image, celle  que les autres nous renvoient. L’ombre se constitue par mon besoin de différenciation, pour pouvoir me distinguer dans cet axe du “je” et du “nous”.

Saturne en maison VII   en signe ,  est le lieu des contrats et du mariage,  des amis et ennemis proches, celui qui focalise la peur dans les relations.  Je prends conscience en voyant l’autre,  de ce que je ne veux pas être ou faire :

En Lion (AS Verseau) c’est un problème de reconnaissance avec le père (Soleil + Saturne) : « mon père m’a laissé trop libre ou pas assez libre », quelle que soit la réalité “je dois imposer ma loi.”

Au contraire, le maître de I en VII, et de VII en I « je ne peux pas vivre sans l’autre » , mais, si c’est l’axe Cancer-Capricorne,  on a quand même une situation délicate avec Saturne , maître du Capricorne.

Plus généralement , pour analyser le rôle de Saturne : on jauge  le maître de VII, les planètes en VII et le Capricorne. 

– un Saturne en feu (Bélier, Lion, Sagittaire) ne peut pas fonctionner sans du feu : une femme peut être admirative de femmes admirables  ou c’est une  femme ayant peur de  l’enfant qui l’oblige à devenir mère car dans le feu, il y a un côté individualiste, elle ne  voudrait pas être une femme qui s’oublie, mais elle a peur d’être sur le devant de la scène à cause de Saturne. L’ombre de Saturne en Lion pour une femme , ce serait  “quelqu’un de célèbre, qui ne s’occupe que d’elle -même”, c’est ce qu’on ne veut pas être.  Mais si on a Saturne en Lion , on a quand même besoin d’exister d’une manière personnelle.

Saturne en Sagittaire c’est la  peur de savoir ou de ne pas savoir, du manque d’espace ou bien on  a peur des grands espaces,  peur d’être enfermé dans les principes ou le contraire de ne pas en avoir (toujours la polarité). Saturne en Bélier, c’est la peur d’agir et le besoin d’agir qui peut mener à l’hésitation au minimum, la procrastination, l’aboulie au pire.

Au niveau du quotidien, Saturne en maison III (maison des Gémeaux, air – entourage, fratrie , études techniques) c’est soit quelqu’un qui n’a pas d’esprit logique ou bien une peur de ne pas vivre en accord avec soi-même, comme un  enfant unique accablé de responsabilités, ou bien  la fratrie  qui est un obstacle,  ou à cause de  l’entourage,

Avec un Saturne en Eau   :  je dois me donner les moyens pour analyser l’autre, pour ne plus être envahi par ses ressentis. Il faut des années pour s’en rendre compte. 

Avec un Saturne en Poissons, peur du rêve, d’être un artiste en étant fasciné par les créateurs, les musiciens, et  peur d’avoir été floué au niveau des croyances spirituelles, le doute !

Un Saturne Scorpion a un problème avec son Mars, son Pluton, il mord , mais il souffre quand on lui renvoie sa violence.

Un Saturne en Cancer a un problème avec sa mère “intérieure”. La mère laissant en nous la trace fondatrice de notre capacité à aimer, on attend que notre partenaire amoureux soit notre mère, mais  aussi paradoxalement : “je me suis construit pour résister à ma mère”, j’ai du mal à me protéger de son envahissement psychique”.

Saturne en Capricorne  en maison X : ici  en domicile, c’est la peur du gendarme, il y a une culpabilité, la peur de mal faire , c’est un hyperactif qui compense. 

Saturne en maison VI, maison de la Vierge, c’est la peur d’être malade (hypocondrie), on peut être infirmier pour sublimer. Si Saturne est rétrograde (R sur les thèmes), on veut ne pas aller chez un médecin (ou on n’y va trop tard). Tout dépend de ce qu’il y a en maison XII,  de l’hospitalisation.

Les Saturnes Rétrogrades sont dans une phase d’opposition au Soleil, (toute planète extérieure à la terre – à partir de Mars – en rétrogradation, est  en phase d’opposition au Soleil), l’expérience de vie les amène à prendre conscience de leurs limites, ils savent plus vite que les autres que les modèles sociaux culturels proposés ne leur conviennent pas, ils souffrent d’une grande solitude, ils intériorisent : “est-ce vrai et bon pour moi ? “. Ils veulent être libre, mais pour être libre, il faut se désengager, donc il faut d’abord s’engager…

Saturne en transit, active l’ombre (partout où la planète se situe, surtout sur notre ascendant) , c’est le démarrage d’un cycle qui nous construit bien que ce soit douloureux, déplaisant parfois**.

 D’après notes de cours de Christian Drouillet .

*Les aspects de transit de Saturne à Saturne natal, sont des aspects génériques : la planète revient à la même place en carré et en opposition à 7, 14, 21, 29, 36,  42, 49, 57, 64  ans etc environ.  Uranus qui reste 7 ans dans un signe accompagne souvent la crise.

* Jupiter dit le grand bénéfique, régnant sur nos artères peut aussi participer à une crise, notamment placé sur l’ascendant et en aspect avec une dominante,  il accentue les battements de notre cœur, nous poussant à l’excès.

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Il vaut mieux guérir que prévenir

Les planètes sont des acteurs qui prennent une importance plus ou moins bonne dans notre vie de tous les jours .

Dire qu’un aspect nous tombe dessus, est la sensation fausse, que nous  avons d’une fatalité qui serait arrivée même si nous n’étions pas intéressés par l’astrologie. Mais avec l’astrologie nous avons un marqueur.

Ce point de vue de la fatalité est toujours scabreux, parce qu’il nous renvoie vraiment à notre impuissance ; pourtant à part la chute d’un arbre, lors de la tempête non prévue, nous sommes toujours impliqués dans ce qui nous arrive : “pourquoi je suis passé par là ?”.

Cependant, les concordances de temps sont implacables et, nous nous demandons parfois comment y échapper : du coup l’astrologie devient un parapluie, car comme on dit : « il vaut mieux prévenir que guérir ». La vie devient un enfer, à grand renfort de petites prévisions, parce qu’à chaque transit difficile,   nous sursautons en nous inquiétant. C’est insupportable !

Tant que les choses paraissent immobiles  et peu fastes, nous sommes sans volonté,  et nous laissons passer des opportunités à cause d’un mauvais feeling et, d’une incapacité à ” trier le bon grain de l’ivraie “,

A savoir : ”  y a-t-il un bon transit qui va me permettre de passer au travers ? Du coup, nous devenons aboulique, sans volonté.  Il faut vaincre la peur, et surtout, ne pas l’entretenir.

Imaginez que tous nous soyons mal aspectés au niveau mondial ce qui est le cas,  avec Neptune en Poissons en aspect de carré avec la lune noire en Gémeaux,  Neptune qui bien qu’en domicile, nous fait danser depuis un moment, d’un pied sur l’autre :  avec le Covid ou après un attentat, nous sortons, rentrons tétanisés par la peur en allant faire nos courses,  pensant qu’un incident pourrait se produire n’importe où.

Neptune en Poissons, pourtant dans cette situation unique pour des années est  là pour nous conduire vers une vision holistique, “plus qu’humaine”,  de la vie !

Je n’ose dire “seulement” humaine, car je ne pense pas que tout ce que nous voyons soit très humain, à moins de comparer les hommes et les femmes   à des chacals. 

Le chacal * à une fonction dans la chaîne alimentaire : comme charognard, il œuvre à faire disparaître une partie des vivants en s’ alimentant. Il œuvre contre le surpeuplement , il nettoie la nature , mais, nous, nous sommes devenus des fossoyeurs.

Le passé, humiliant pour des justes, mais glorifié par des nains, nous rend impavides, imperturbables, devant les  atrocités et les injustices qui se perpétuent sous nos yeux.

 

 

* en Égypte , Anubis , dieu à tête de chacal était le dieu de l’embaumement, de  l’au-delà, le maître des fossoyeurs,

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Identification : lettre aux parents (4)

Il n’y a pas plus grande douleur que de perdre son enfant, mais lorsque la distance s’installe à cause des  enfants qui nous mettent à l’écart, quel chemin intérieur  pouvons- nous faire pour moins souffrir  ?

Au départ, nos enfants sont nos enfants, notre corps, nous pensons qu’ils nous ressemblent et que nous sommes indivisibles. Nous les aimons plus que tout, mais d’une manière naturelle nous pensons que pour eux, cela sera pareil. Petits ils ne peuvent se passer de nous, et nous pensons que c’est pour notre vie entière. Tout cet amour c’est merveilleux, jamais on n’a été aimé comme cela , même par un homme. Nous faisons un.

C’est là notre erreur, loin du romantisme, ils se détachent petit à petit. Il le faut pour qu’ils deviennent eux-mêmes, des personnes différentes parce que tant qu’ils sont semblables, ils n’existent pas en tant qu’individus autonomes. La loi de la vie est qu’ils deviennent autonomes. Mais il faut pour leur équilibre qu’ils continuent à sentir que quelque part, on les aime, alors ils viennent butiner au foyer un peu de nous, de temps en temps,  pour se rassurer, mais plus ils se rassurent, moins ils ont besoin de nous, le but étant qu’il n’en ait plus besoin. Puis même le peu qu’on demande,  est déjà trop.

Ils se fabriquent sur notre personnalité, puis ils se détachent de notre personnalité, c’est le jeu de l’opposition, moi/l’autre, je et toi. Je prends ce qui me plaît, je te ressemble, je rejette les pépins.

Avec les enfants nous sommes dans un total égocentrisme, bébé, ils veulent le lait, adulte, ils veulent notre peau : “ma mère ceci, mon père cela”. C’est vrai nous ne sommes pas parfaits, nous sommes des êtres comme eux, ils nous le jettent à la figure : “comment tu as trahi, tu aimes quelqu’un qui n’est pas mon père  et, tu voudrais être mon modèle ?”

Première balle ! Mais en fait, c’est par amour qu’il rejette une image de vous qui n’est plus l’ individu parfait, mais celle d’un individu normal , et  cela devient de la haine, la haine étant de l’amour qui mute.

Cela dépend du caractère de l’enfant, qui est devenu adulte : entier, ou fuyant. Il ne peut plus être à l’image de cette mère adorée, être l’enfant de quelqu’un qui l’a déçu, en descendant de son pied d’estale.

Quelque soit le grieffe, des grieffes il y en aura toujours  pour pouvoir se plaindre :  “tu te plains tout le temps, tu rabâche, tu fais trop le ménage, tu fais un métier qui me déplaît, tu es trop superficielle, ou tu n’es pas assez drôle, tu n’as pas su conserver les valeurs que je voulais voir en toi” ! Ce qui l’arrangeait ou le flattait en fait, devient une critique : ” tu dois être là, quand j’en ai besoin et, surtout ne rien dire quand je n’ai plus envie de te voir.”Au fonds, même les meilleurs, c’est ce qu’ils pensent. Et, on y passe tous un jour ou l’autre.

L’exigence, envers  les autres est le premier défaut d’un enfant , il n’a aucune exigence envers lui-même  (ce que nous apprenions autrefois dans la morale religieuse et laïque, mais qui n’existe quasiment plus dans une société matérialiste et consumériste où dieu est mort) et,  de toutes façons , cela on nous le reprocherait aussi. Il faut être en phase avec son temps. “Trop d’amour est aussi mal que pas d’amour” : la nouvelle façon de condamner les mères par les psy est de dire que l’amour est souvent toxique – notamment envers les garçons qui ont besoin d’espace pour pouvoir devenir des hommes.

Il y a quelques années , j’ai sorti les photos de mes enfants bébés,  puis jeunes adultes souriants, et je me suis dit que tout cela c’était fini, que ces enfants là n’existaient plus. Mes bébés, n’étaient plus. A la place, la vie m’a rendu des  adultes comme les autres, pas mieux (un peu mieux) que certains, mais différents , façonnés par la nouvelle vie qu’ils ont. Et c’est normal. La vie est dure,  elle abime, et ils nous en veulent de leurs  galères : combien de temps faudra-t-il pour qu’il cesse de nous reprocher de les avoir mis au monde !

Ils s’empressent de faire le contraire pour montrer qu’ils sont autonomes et adultes, quelque part, ils nous ressemblent mais font l’opposé, pour nous punir d’avoir oser avoir de l’autorité sur eux, un jour.

Tout cela s’appelle des mécanismes de défenses, or nous agissons quand même d’une manière assez prévisible car nous sommes les animaux du zodiaque ( zo animal + -dia jour). Mais à la différence des animaux, nous pensons en terme de polarité. Tachons d’être des mères “suffisamment bonne” ( selon D. Winnicot), et qu’ils en gardent le souvenir. Je le rappelle encore,

 Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la Vie à elle-même, Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d’être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s’attarde avec hier.

 

 

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Identification et tendances latentes (2)

Exemple : “ma mère s’inquiète tout le temps, donc je suis une mère qui s’inquiète tout le temps” . C’est ce qu’on appelle une identification… C’est une étiquette qu’on imprime en soi comme un tatouage...

“Ces identifications personnelles et ces images de soi, tendent ensuite à se prolonger de toutes les façons possibles, sous la forme d’un ego structuré, bien décidé à conserver la direction dans nos choix de vie..”

“Quand une personne non consciente de son vécu dit « moi », elle ne fait appel le plus souvent qu’à ces enchaînements automatiques d’identifications qu’elle reconnaît comme vrais et par lesquels, elle a tendance à se définir… or « si la vérité est fausse, subjective, relative, incomplète… la série de déductions qu’elle en tirera sera logiquement aberrante, mais considérée  comme rigoureusement scientifique ». (C’est l’histoire du Nez de Socrate).

“Il importe donc de ne pas se tromper sur la nature des identifications et de les considérer pour ce qu’elles sont : un conditionnement de la pensée qui résulte à la fois de tendances innées et d’un ensemble  d’apprentissages, d’expériences et de conclusions, qui ont élaboré nos modèles…”

“Une personne à la naissance est nécessairement marquée par ces tendances latentes. C’est en quelque sorte « son pays », mais après un certain nombre d’années, personne à part elle-même,  et surtout si elle y demeure encore, car rien (sinon notre fidélité familiale au clan)  ne nous oblige à demeurer assujettis à nos inscriptions natales et, pas davantage, à entretenir indéfiniment les mêmes enchaînements réactionnels négatifs (répétitions dues aux transits sur les mêmes carrés, sur des amas, grandes pyramides, grands carrés, etc) : un esprit “libre” considérera qu’il n’a pas à se laisser ballotter d’un choix à son contraire, et jouer sa vie en pour-contre, au gré de ses réactions, attirances ou répulsions.

Lorsqu’il rencontre un conflit, il sait qu’il s’agit toujours d’un combat intérieur entre deux tendances paradoxales et, qu’il importe d’en trouver la résolution dans le sens d’un retour à son sentiment d’unité intérieure.

Ce que nous dit Irène Andrieu,  c’est que nous ne devons pas nous dédouaner de notre responsabilité personnelle, à l’égard de notre souffrance et de nos doutes transmis par l’éducation ou la rencontre de personnes qui ont pu nous influencer d’une manière qui ne nous convient  pas  (“je suis comme…, c’est la faute de… le psy a dit… j’ai lu un livre où). De même, être né sous un signe du zodiaque (ou un Ascendant), ne nous oblige pas à vivre seulement les tendances à la baisse de ce signe, car on peut activer en nous les plus hautes (voir la belle face cachée du  signe du scorpion).

En astrologie, ceux qui ont le plus de facilité avec cela sont les signes du  Verseau et des Poissons, les signes théoriquement les moins susceptibles de reproduire :  essayez de passer par vos maisons-secteurs, et par les planètes en Verseau et Poissons pour  fuir les réactions automatiques qui vous font souffrir (attention les Poissons sont fragiles au niveau des addictions, et les Verseaux sont parfois trop rebelles, ne choisissez pas l’action violente ou les drogues).

Le discours d’Irène Andrieu peut être questionné parce que la transgénèalogie, la mémoire cellulaire et la somatisation nous inscrivent d’emblée dans une famille, une Histoire  un contexte     collectif – notre culture  : au final, tout ceci nous laisse une marge de manœuvre variable selon les situations sociales.

Dans l’optique des psychologues , l’homme se veut entièrement libre, par le détricotage des identifications. Mais le fait est de savoir  si ce détricotage est positif : actuellement on parle de déconstruire les modèles allant même jusqu’au genre, par exemple à propos des femmes selon l’expression de S. Beauvoir “on ne naît pas femme, on le devient” c.a.d modelée par des codes sociaux contraignants ! 

Or,  il ne s’agit pas de faire table rase pour adopter n’importe quelles idées, croyances ou, absence d’idées et de croyances : la nature ayant horreur du vide, certains  insuffisamment structurées courent le risque  de se retrouver dans un désespoir bien plus grand.  Une personne privée de bases solides, de ses structures,  risquent fort de se retrouver comme une “maison construite sur du sable”. L’homme est un animal social, qui ne doit pas voir en l’autre son ennemi et, il peut être doux de vivre dans une  communauté épanouie !

La psychologie transpersonnelle des années soixante-dix a  redécouvert  qu’au-delà des nécessités de base, l’homme avait besoin de plus que du matériel, mais la grande majorité des humains est prise dans le piège d’un mode de conscience fondé sur la compétition des egos…  …et  ce petit singe tourne sans cesse dans nos têtes.

Chacun sa vie : nous sommes tous différents, l’astrologie est une tentative d’ordre dans le désordre apparent de nos personnalités. La sociologie étudie l’homme en société, l’anthropologie étudie l’homme dans son milieu, mais tous les hommes ont des personnalités différentes car la reproduction systématique conduit à la robotisation. 

Ne prenez jamais un aspect pour acquis bon ou mauvais, et faites en ce qui vous parait bon. Le bon est comme la vérité, il est personnel et la  moral  aussi, est faite  pour vivre en société.

 

 

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