<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	
	>
<channel>
	<title>
	Commentaires sur : « L&#8217;homme est corrompu par la société » selon Rousseau	</title>
	<atom:link href="https://www.versusconformita.fr/2023/10/22/lhomme-est-corrompu-par-la-societe-selon-rousseau/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.versusconformita.fr/2023/10/22/lhomme-est-corrompu-par-la-societe-selon-rousseau/</link>
	<description>Accepter que l&#039;observation puisse parfois obliger à corriger la théorie.</description>
	<lastBuildDate>Thu, 15 Feb 2024 13:55:32 +0000</lastBuildDate>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>
	<item>
		<title>
		Par : Lola		</title>
		<link>https://www.versusconformita.fr/2023/10/22/lhomme-est-corrompu-par-la-societe-selon-rousseau/#comment-2008</link>

		<dc:creator><![CDATA[Lola]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Oct 2023 15:22:28 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">https://www.versusconformita.fr/?p=686247#comment-2008</guid>

					<description><![CDATA[Merci pour cet article très intéressant, vaste sujet qui selon les approches pourrait faire de nombreuses pages.

« Pourtant ce n’est pas pour se sentir bien (ou moins mal) que l’on aide un individu, mais vraiment pour améliorer le bien-être d’autrui. Contrairement à ce que certains soutiennent, il existe des comportements purement altruistes, indépendants de toutes pensées égoïstes. » 
Je penche également pour cette analyse. Je rajouterais, lorsqu’un individu s’inscrit dans dans une démarche d’aide, de soutien à l’autre dans un cadre personnel ou collectif, cela permet à la personne de «grandir », de mettre son ego en veille.  Il est bon de « s’oublier » parfois. 
Les crises actuelles sont multiples et nous alertent sur une fin de civilisation. Nous avons oublié que la vie est changement, nous sommes face à une nouvelle poussée évolutive. 
&quot;Mais la science ne croit pas en l’existence de l’âme ! &quot;
Cela me fait penser à la réflexion de Teilhard de Chardin, quelques extraits :

« Dans les deux cas, par excès d’admiration ou défaut d’estime, l’Homme reste flottant au-dessus, ou rejeté en marge de l’Univers, - déraciné ou accessoire-. Celui qui fait la Science reste en dehors des objets de la Science. Ceci est la source de toutes nos difficultés intellectuelles et morales présentes. Nous ne comprendrons jamais ni l’Homme ni la Nature si, conformément à ce que nous crient les faits, nous ne replongeons pas complètement (mais sans le détruire) l’un au coeur de l’autre… L’Homme est né de la Terre. » 
« Par suite d’une illusion psychologique très naturelle, la grande science moderne est née et s’est développée sous le signe exclusif de l’Objet. Penchés sur la Matière et la Vie, physiciens et biologistes ont toujours opéré  jusqu’ici comme s’ils fussent émergés et indépendants du Monde dont ils cherchaient à fixer les éléments et les lois. Depuis longtemps, Kant (et, en fait, avant lui, la Scolastique) avaient bien signalé les liens qui, à l’intérieur de tout Univers, font indissolublement solidaires le percevant et le perçu. Mais cette condition fondamentale de la connaissance n’inquiétait que les rares et peu abordables adeptes de la métaphysique. Pour les curieux de la Nature, il semblait établi, sans discussion, que les choses se projettent sur nous « telles qu’elles sont » sur un écran où nous pouvons les regarder sans y être mêlés. Les savants contemplaient le Cosmos sans soupçonner qu’ils puissent l’influencer à aucun degré par le contact de leur pensée ou de leur sens, sans avoir conscience même d’appartenir intrinsèquement au système qu’ils s’émerveillaient d’analyser. L’Homme d’un côté, et de l’autre, le Monde. Il semble que, pour des raisons décisives et internes, nous commencions à sortir aujourd’hui de ce naïf extrinsécisme. »

« A partir de l’Homme, et en l’Homme, l’Evolution a pris d’elle-même une conscience réfléchie. Elle peut désormais reconnaître, dans une certaine mesure, sa position dans le Monde, choisir sa direction, refuser son effort… Ces conditions nouvelles ouvrent sur Terre l’immense question du Devoir et de ses modalités. Pourquoi agir, - et comment agir ?-. »… Nous devons agir, et de telle façon, parce que nos destinées individuelles relèvent d’une destinée universelle » 
Le Monde ne peut pas fonctionner sans produire des vivants, de la nourriture, des idées, mais sa production dépasse, de plus en plus évidemment, son pouvoir de consommer et d’assimiler… Le Monde, en croissant, est-il condamné à mourir automatiquement sous l’excès de son propre poids ?
« Non point, répondrons-nous : mais il est en voie de ramasser en soi les éléments d’un corps supérieur et nouveau. Toute la question, en cette crise de naissance, c’est que promptement émerge l’âme qui, par son apparition, viendra organiser, alléger, vitaliser, cet amas de matière stagnante et confuse. Or cette âme, si elle existe, ne peut être que la « conspiration » des individus, s’associant pour élever d’un nouvel étage l’édifice de la Vie. »]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci pour cet article très intéressant, vaste sujet qui selon les approches pourrait faire de nombreuses pages.</p>
<p>« Pourtant ce n’est pas pour se sentir bien (ou moins mal) que l’on aide un individu, mais vraiment pour améliorer le bien-être d’autrui. Contrairement à ce que certains soutiennent, il existe des comportements purement altruistes, indépendants de toutes pensées égoïstes. »<br />
Je penche également pour cette analyse. Je rajouterais, lorsqu’un individu s’inscrit dans dans une démarche d’aide, de soutien à l’autre dans un cadre personnel ou collectif, cela permet à la personne de «grandir », de mettre son ego en veille.  Il est bon de « s’oublier » parfois.<br />
Les crises actuelles sont multiples et nous alertent sur une fin de civilisation. Nous avons oublié que la vie est changement, nous sommes face à une nouvelle poussée évolutive.<br />
« Mais la science ne croit pas en l’existence de l’âme !  »<br />
Cela me fait penser à la réflexion de Teilhard de Chardin, quelques extraits :</p>
<p>« Dans les deux cas, par excès d’admiration ou défaut d’estime, l’Homme reste flottant au-dessus, ou rejeté en marge de l’Univers, &#8211; déraciné ou accessoire-. Celui qui fait la Science reste en dehors des objets de la Science. Ceci est la source de toutes nos difficultés intellectuelles et morales présentes. Nous ne comprendrons jamais ni l’Homme ni la Nature si, conformément à ce que nous crient les faits, nous ne replongeons pas complètement (mais sans le détruire) l’un au coeur de l’autre… L’Homme est né de la Terre. »<br />
« Par suite d’une illusion psychologique très naturelle, la grande science moderne est née et s’est développée sous le signe exclusif de l’Objet. Penchés sur la Matière et la Vie, physiciens et biologistes ont toujours opéré  jusqu’ici comme s’ils fussent émergés et indépendants du Monde dont ils cherchaient à fixer les éléments et les lois. Depuis longtemps, Kant (et, en fait, avant lui, la Scolastique) avaient bien signalé les liens qui, à l’intérieur de tout Univers, font indissolublement solidaires le percevant et le perçu. Mais cette condition fondamentale de la connaissance n’inquiétait que les rares et peu abordables adeptes de la métaphysique. Pour les curieux de la Nature, il semblait établi, sans discussion, que les choses se projettent sur nous « telles qu’elles sont » sur un écran où nous pouvons les regarder sans y être mêlés. Les savants contemplaient le Cosmos sans soupçonner qu’ils puissent l’influencer à aucun degré par le contact de leur pensée ou de leur sens, sans avoir conscience même d’appartenir intrinsèquement au système qu’ils s’émerveillaient d’analyser. L’Homme d’un côté, et de l’autre, le Monde. Il semble que, pour des raisons décisives et internes, nous commencions à sortir aujourd’hui de ce naïf extrinsécisme. »</p>
<p>« A partir de l’Homme, et en l’Homme, l’Evolution a pris d’elle-même une conscience réfléchie. Elle peut désormais reconnaître, dans une certaine mesure, sa position dans le Monde, choisir sa direction, refuser son effort… Ces conditions nouvelles ouvrent sur Terre l’immense question du Devoir et de ses modalités. Pourquoi agir, &#8211; et comment agir ?-. »… Nous devons agir, et de telle façon, parce que nos destinées individuelles relèvent d’une destinée universelle »<br />
Le Monde ne peut pas fonctionner sans produire des vivants, de la nourriture, des idées, mais sa production dépasse, de plus en plus évidemment, son pouvoir de consommer et d’assimiler… Le Monde, en croissant, est-il condamné à mourir automatiquement sous l’excès de son propre poids ?<br />
« Non point, répondrons-nous : mais il est en voie de ramasser en soi les éléments d’un corps supérieur et nouveau. Toute la question, en cette crise de naissance, c’est que promptement émerge l’âme qui, par son apparition, viendra organiser, alléger, vitaliser, cet amas de matière stagnante et confuse. Or cette âme, si elle existe, ne peut être que la « conspiration » des individus, s’associant pour élever d’un nouvel étage l’édifice de la Vie. »</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
	</channel>
</rss>
