Penser Astrologie, en gardant son esprit critique

Prendre l’astrologie au sérieux ou pas ?

Dés qu’on parle de croyance, le mot est suspect, mais si l’on parle de Science on devient respectable.

Il y a plus de 4000 ans, on savait se déplacer grâce aux étoiles et on voyageait avec des bateaux légers comme les mayas  ou  les vikings sur les mers. C’est comme cela qu’on a découvert Madagascar, à partir de l’Afrique ou le Groenland, à partir du continent européen.

La psychologie et la psychanalyse sont traitées comme des sciences quasi exactes – elles sont utilisées dans les enquêtes et dans les tribunaux – mais moquées par beaucoup pour leur peu de fiabilité : faire dix ans d’analyse sans résultats , tout le monde sait que c’est possible ! Alors, les gens ont recours à l’Astrologie, mais ils en ont honte… parce que ce n’est plus officiellement reconnu, depuis les querelles du XVIIIe. 

Dans le pays de Descartes et de Voltaire, on se moque de tout. Les croyants sont  pris pour de doux dingues ou ou des fanatiques, surtout si les croyances  relèvent de l’intuition et de la nature, ce qu’on appelle ailleurs les animistes , les chamanes ou que sais-je..

Notre civilisation occidentale fait une affaire de tout , alors que le continent asiatique pratique l’astrologie comme un art ou une science depuis aussi longtemps que l’orient.

Pour certains d’entre-vous, qui sont un peu fâchés par leur date de naissance et du coup avec leur thème astrologique,  qui ne se retrouvent pas   dans des descriptions  trop caricaturales, je leur conseille d’envisager si cela les intéresse quand même encore  de se pencher sur d’ autres techniques astrologiques.

Voici une analyse de ce qui fait ou défait l’astrologie, vous jugerez par vous-même, si vous devez céder à la pression polémique.

Nous pensons que les planètes agissent sur nous directement, comme le fait la Lune qui provoque les marées, attirant l’eau, faisant gonfler notre corps quand nous avons des planètes  dans le signe du Cancer, augmentant les accouchements aux alentours de la pleine Lune (les sages femmes le savent, même si on ne fait pas de statistiques là-dessus, du fait des accouchements provoqués et des césariennes , ce qui n’arrive pas tous les mois), mais la science officielle le récuse faute d’études là-dessus.. En fait, c’est sûrement  subtil, comme pour les ondes radios,  cela passe plutôt par les énergies véhiculées  autour de la planète, mais ceci n’est pas de mon ressort : je suis une observatrice de la vie, des gens  et des événements. Lire “Et le divin dans tout ça” du  physicien Jean Charon.

Comment est-on passé de la première explication de l’influence des planètes dans les constellations,  avec le début du printemps  au  moment de l’équinoxe en avril, à  l’idée de l’influence de la luminosité sur notre vie, en diminuant l’idée de  l’influence directe des planètes, ce qui était pourtant la base de l’astrologie ? Cela s’est fait , car les astronomes ont peu à peu disqualifié l’astrologie à cause de ce qu’on appelle la “précession des équinoxes”  et cela depuis longtemps :

Beaucoup d’entre vous, ne savent pas que l’astrologie actuelle géocentrique tropicale, pour être réaliste devrait être reculer en arrière  du point vernal (qui se situe à l’intersection de l’écliptique et de l’équateur sur le dessin là où est le soleil, à l’équinoxe de printemps),  depuis les premières mesures. Comme la terre recule d’un degré en arrière en 72 ans, petit à petit nous nous éloignons du point  « vernal » qui se situe à 0° du Bélier, au moment de l’équinoxe de printemps, le 21 mars.

En faisant le  calcul, comme on arrive à  2160 ans pour 30° de signe (une ère), cela repousse le point vernal  entre 23°et 24° en arrière, dans le zodiaque soit à  6° des Poissons au lieu de 0/1° Bélier, donc on peut dire que nous avons progressivement reculé depuis 1728 ans environ.

On pourrait même dire que  le  26 février est le début du printemps et, le  28 août, le début de l’automne  : les inondations mortelles dans la nuit du 30 septembre/1er octobre 2020 dans les Alpes-Maritimes montrent bien des précipitations inédites à cette période de l’année, s’associant avec le changement climatique dû plus ou moins aux excès de l’industrialisation ; on commence à  sentir de plus en plus le décalage des saisons ; cette année, on récolte le mimosa en extérieur le 15 décembre, un mois avant. et puis dès le 15 février on a des températures assez hautes.

Les astrologues des années soixante, et du XXe en général, voulant peut-être mettre fin à cette controverse , tout en réhabilitant l’astrologie, ce trésor d’intelligence,  ont décidé de donner plus d’importance aux maisons, qui sont plus personnelles : c’est un fait avéré, (car elles dépendent de notre heure , lieu de naissance),  en minimisant l’influence des signes qui ne donneraient plus qu’une coloration. Cependant, il faut savoir que certains  utilisent les maisons égales (voir notes ) d’après l’astrologie védique. L’affaire des divisions en maisons est un sujet assez compliqué.

Selon le recul du point vernal dont je parle plus haut on peut aussi appliquer l’ayenamsa sur les positions des signes et des maisons, ce qui signifie reculer toutes les données de 23/24°, ce qui donne les mêmes aspects mais des situations de planètes et des positions  de maisons,  souvent dans le signe précédent sur le zodiaque  mais qui par le jeu des maîtrises de signes  change les sources d’intérêts potentiels de la personnalité, sans changer le comportement puisque beaucoup de traits de caractère résultent des aspects des planètes entre elles, le signe   indiquant plutôt l’influence des quatre éléments feu, air, terre et eau.

On a ainsi un nouveau thème à étudier qu’on peut comparer au premier et certains vont peut-être se retrouver dans le second, et même le préférer car il est en phase avec le ciel au-dessus de nous (on général on les superposent mais c’est une autre affaire, car au lieu de plus de 144 cas de raisonnements, on en a alors 288), multiplié par le nombre de planètes et de points étudiés. C’est l’exemple numéro 1 qui a été repris dans le second thème. Cependant, il ne s’agit pas de supprimer un ascendant et un Soleil qui ne nous plaisent pas, mais de mieux se connaître.

L’avantage de cette méthode est de faire taire une des critiques des astronomes. Le géocentrisme versus l’héliocentrisme étant une autre façon d’envisager les choses, mais  l’astrologie humaniste en tient compte maintenant dans plusieurs de  ses raisonnements. Ceci est du ressort de certains astrologues, je ne m’y suis jamais collée.

En astrologie humaniste, en prônant l’équivalence maison-signe, nous avons tous un ascendant Bélier, en plus du signe de l’ascendant et  nous disons que la maison I est régie par Mars (en plus du maître du signe de base) En infirmant la force des signes, on se différencie tous par les aspects du moment de naissance.

Je vous invite à l’utiliser quand vous êtes bloqué dans vos interprétations. Vous faites un graphique simplifié en vous intéressant seulement aux planètes/aspects en maisons , en prenant le maitre théorique de la maison pour analyser.

Si vous avez une maison I avec une interception, vous irez cherchez seulement la place en maison  de votre Mars. Si vous avez 6 Planètes en maison VII, vous irez cherchez le maître Vénus , qui se situe en VII (comme sur le thème exemple). Évidemment, c’est simplificateur, mais aide beaucoup à limiter les divisions théoriques (plusieurs signes dans une maison), qui gênent vos conclusions, le résultat est efficace et quelque fois plus prés de la réalité qu’avec le thème  classique….

Vous voyez qu’il n’y a aucune sorcellerie dans l’astrologie, juste des calculs, des tentatives pour se connaître soi-même !

Aucune affirmation ne peut se prétendre certaine, il faut toujours réfléchir et peser , et surtout ne jamais prendre cela trop à cœur, c’est vous le capitaine de votre bateau !

Notes :  D’après Holden, la notion de ceinture zodiacal des signes, qui modifie les influences planétaire selon le signe dans lequel la planète est placée , date de 2500 ans. Puis il se passa 300 années de plus avant que la notion de maisons soit développées, probablement par l’astrologue égyptien Petosiris, dans la moitié du deuxième siècle avant JC.

Le système le plus récent de maisons égales, fut  mis en place par Ptolémée. Toutes les maisons sont égales en largeur dans la limite de l’écliptique, le grand cercle au centre de la ceinture du zodiaque. La plupart des systèmes   mettent l’ascendant à l’est. Quelqu’un qui est né quand l’horizon Est coupe le signe de la Vierge à 26°,  aura une maison I à 26° Vierge, puis une maison II à 26° Balance, etc.

Cet ancien système est toujours utilisé en astrologie védique, bien que les astrologues védiques utilisent les trente degrés du signe entier comme maison I, donc dans le cas précédent tout le signe de la Vierge.

En dehors du système des maisons égales, les systèmes de division des maisons, qui sont populaires prennent maintenant l’axe Est et Ouest de l’horizon pour marquer les cuspides de la maison I ,  à l’Est, de la maison VII à l’Ouest, et l’ axe qui marque le milieu du ciel – M X – et le  Fond du Ciel ou nadir – M IV.

Ces systèmes différent dans leur approche pour déterminer les cuspides des huit maisons restantes, et dire comment elles différent,  est difficile à expliquer si l’on a pas compris toutes les notions de la sphère céleste et des coordonnées célestes.

The Astrology Encyclopedia by James R. Lewis Visible Ink Press, Detroit MI,1994

 https://www.uraniatrust.org/astrology/astronomy-of-houses

 

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