Les soixante ans en question

Je repasse cet article qui est manifestement encore plus d’actualité.

Si je prends soixante-ans comme point de départ,  c’est parce qu’on assiste à la mise à la casse de plusieurs classes d’âge, toutes résumées par le mot ainés, anciens ou pire vieux, sous prétexte de les protéger, en les écartant des décisions et des visions du futur de la période (excepté ceux qui ont des responsabilités). Je vais un peu provoquer ici, et cela n’a pas à voir avec le confinement, mais avec une mentalité qui ferait bien d’évoluer ;

Ce fourre-tout dans lequel on met les ainés est actuellement désuet étant donné qu’il couvre deux tranches d’âge de vingt ans et plus : de 60 ans à  84/85 ans (tranche dans laquelle la plupart des gens sont valides) , de 84/85* à 100 et  (et là tout dépend vraiment de la santé) . On assimile les personnes fragiles à la tranche d’âge,  si l’on veut bien comparer avec à l’autre versant, les jeunes entre un et 25 ans et, 25 et soixante ans (que faire de ceux  qui commencent à avoir des pathologies dès leur jeunesse). Ces tranches d’âge n’ont rien  à voir l’une avec l’autre ; même si on sait bien que celle de 1 à 25 n’est pas comparable aux autres mais la sociologie a un coup dans l’aile, car les choses évoluent très vite, la société évolue, la médecine fait des progrès, on ne se soigne  pas tous de la même façon, (et ça fait du bruit) on ne mange pas de la même façon, et on ne vit pas tous au même endroit donc on n’a pas les mêmes résultats, et je dirais surtout certains sont plus raisonnables que d’autres.

Il se trouve donc des personnes à risque, dans toutes les tranches d’âge,  même si quand même, les facteurs de vieillissement sont un constat évident de fragilité. On a vu disparaitre énormément de personnes qui avaient dépassé les quatre vingt-ans sans avoir le virus, ce qui prouve qu’elles se portaient relativement bien somme toute :  la dessinatrice Claire Bretecher 80 ans, Guy Bedos 85 ans, Michael Lonsdale 89 ans, Juliette Gréco 93 ans, Mady Mesplé 89 ans, Jeanine Reiss la maitresse de chant des divas, 99 ans, Annie Cordy, 94 ans, Pierre Viot, Président du Centre national du cinéma , Président du festival de Cannes, Président de l’Opéra Bastille, 95 ans, Pierre Troisgros à 92 ans, Christian Poncelet à 92 ans, Roger Carel à 93 ans, et diana Rigg à 82 ans…

La fragilité qui a provoqué la mort dans les maisons de retraite ne venait peut-être  pas toujours de l’âge, elle venait peut-être de la vie en vase clos, sans mouvements, sans promenade, encourageant la diffusion du virus (tous dans la même pièce devant la télé !).

Mais la grande question, c’est la population active , même si elle est handicapée par une maladie chronique  (quid des caissières, des infirmières) qui doit aller travailler, et a besoin  de faire garder ses enfants par les grands parents (les fameux “fragiles”) qui les ont reçu durant  les sacro-saintes vacances  d’été,  dans un pays exsangue,  alors qu’il aurait mieux valu travailler pour rattraper le temps perdu.  Mais comme si de rien n’était après le télé-travail, le chômage partiel, le chômage tout court, il fallait alimenter le tourisme durant un congé annuel (mérité pour ceux qui ont continué à temps plein pour s’occuper des autres).

C’est la guerre au virus ! En guerre on prend des vacances ? Et voilà que cela recommence  déjà, avec les petits congés (Toussaint et Noël dans ce pays laïque) alors  que certains enfants n’ont pas eu d’écoles du tout depuis le début de l’année, que les bars-restaurants seront fermés, de même que les salles de spectacles. Ne marche-t-on pas sur la tête ?

Tout cela pour en venir à la réflexion que dans cette affaire d’âge , les astrologues ne fontpas mieux ;  l’astrologie dans la plupart des livres  n’analyse pas  au-delà de cinquante neuf ans,  second retour de Saturne,  et je rends hommage à Astrid Fallon qui dans son livre Cycles et calculs astrologiques (paru en 1998) donne les cycles planétaires des transits génériques jusqu’à 88 ans. Ces repérages des transits difficiles sont intéressants pour comprendre nos moments importants et il est bon de les connaître.En fait Saturne Chronos le temps, est plutôt calé sur 28 ans, avec la lune pro qui revient à 27 ans, pour être en accord il faut plutôt faire des tranches de 28 ans minimum, car il  est évident en étudiant que nous sommes réglés par des cycles de 28 (4x 7).

Il faut savoir  comme je le dis par ailleurs, que nous naissons tous à un instant T,  moment où les planètes tournent dans leur cycle habituel et incessant , la différence entre nous tenant au fait que  nous ne soyons pas nés au même moment, ni dans le même lieu, et que même si cela se produit nous ne naissons  ni dans les mêmes circonstances socio-économiques, ni avec la même hérédité, ce qui fait que même si nous avons le même  ascendant , cela ne fait pas de nous des êtres identiques.

Que se passe-t-il dans la manifestation de la vie ?  Les planètes extérieures bougent et font des transits sur les planètes de notre thème.

Remontant en sens inverse, les axes des noeuds  en transit (qui sont communs à tout ceux qui sont nés au  même moment) rencontrent nos planètes natales, et faisant des aspects éveillent en nous des alternatives, qui paraissent des fatalités : à ces moments-là, nous faisons face à des moments tests, que nous proposait déjà notre naissance, puisque ces moments sont inscrits dans le déplacement des planètes.

Astrid Fallon, dans son livre Cycles et calculs astrologiques part donne les rendez-vous des planètes lentes transpersonnelles avec les planètes lentes de notre théme à partir d’un an et s’arrête à 88 ans, ce qui est un gros travail ; les analyses rapides sont les miennes que vous trouverez. Il va sans dire que les effets seront différents , n’ayant pas le même impact, selon vos dominantes de tempérament, de santé. Par exemple, un Saturnien est plus affecté par le retour de Saturne d’un Uranien et n’a pas les mêmes problémes de santé.

Comme certaines personnes sont encore valides après cette période, je m’emploierai à donner les suivantes sur demande. Mais il faut aussi savoir que toute interprétation de thème , dépend des gérants des planètes, de leur importance dans le thème, même si Saturne est un limitateur , Jupiter un bénéfique,  Pluton  le grand transformateur, Neptune le grand rêveur (le rêve à son importance), et que d’autres transits peuvent soutenir.

Voici les moments après 60 ans que nous avons en communs. Se produisent à :

61  ans : Saturne semi-sextil Saturne, Jupiter sextil Jupiter ; on agit avec discernement, structuration et responsabilité,  avec optimisme, c’est un moment agréable comme après toutes les dizaines qui nous font un peu déprimer.

62 ans : Jupiter carré Jupiter, attention à ne pas avoir trop de confiance en soi avant d’agir car ici on peut avoir un grand moment de doute

63 ans : Jupiter trigone Jupiter , Uranus carré Uranus, Jupiter donne des ailes, et l’on veut faire des changements, on est très agité, pressé, nerveux à cause d’Uranus qui se met en travers

64 ans : Saturne sextil Saturne , action avec discernement, structuration et responsabilité

65 ans : Jupiter opposé Jupiter : attention à ne pas avoir trop de confiance en soi, on risque l’explosion comme la grenouille

66 ans : Saturne carré Saturne  ; on refuse les limites,  les lois, les responsabilités

67 ans : Jupiter trigone Jupiter ; Jupiter donne des ailes, et l’on veut faire des changements,

68 ans : Jupiter carré Jupiter ; attention à ne pas avoir trop de confiance en soi avant d’agir, si l’on peut attendre, attendre le sextil

69 ans : Jupiter sextil Jupiter : optimisme et action ; Saturne trigone Saturne : prises de responsabilités   Neptune quinconce Neptune : on se pose beaucoup de questions sur les idées, on se sent mal, on est fragilisé par le doute à l’aube du changement de dizaine

70 ans : Uranus sextil Uranus ; tout va bien, on peut faire les changements

71 ans : Jupiter conjoint Jupiter ; on retrouve son Jupiter natal,  optimiste mais pas trop, et finalement on est toujours là, rien n’a changé

72 ans : Saturne quinconce Saturne ; les limites me gênent,  ça me dérange, mais je les respecte, ou pas, après tout si on ne fait pas ce qu’on veut à cet âge…

73 ans : Jupiter sextil Jupiter : ici on peut agir, les choses peuvent être faciles

74 ans : Jupiter carré Jupiter, Saturne opposé Saturne ; ici ne pas forcer les choses, ça ne passe pas

75 ans : Jupiter trigone Jupiter ; on se sent bien (sauf autres aspects), bien que ce soit la tranche

76 ans : Saturne quinconce Saturne ; les limites me gênent mais je les respecte et ça me dérange, j’ai déjà connu ça

77 ans : Jupiter opposé Jupiter : attention à ne pas avoir trop de confiance en soi, on risque l’explosion ; Uranus semi-sextil Uranus : un peu de remue-ménage pour rien

78 ans : Saturne trigone Saturne ; total accord avec soi au niveau de la responsabilité, de l’ordre

79 ans : Jupiter trigone Jupiter : on se sent bien (sauf autres aspects)

80 ans : Jupiter carré Jupiter, Saturne carré Saturne : Moment difficile qui dépend de la place des deux planètes dans le natal, et du ciel à l’extérieur, ici il ne faut pas tomber dans la déprime, l’avenir peut paraitre difficile, c’est la dizaine de la décade qui souvent fait venir ou accentue des fragilités physiques.

81 ans : Jupiter sextil Jupiter ; optimisme et action , on a passer le cap des 80 et on est encore là, plus de peur que de mal !

82 ans : Neptune opposé Neptune :  peut donner de l’inspiration, peut donner de la déprime, désillusion,

83 ans : Jupiter conjoint Jupiter ; on retrouve son Jupiter natal donc  optimisme ; avec Saturne sextil Saturne : peut aider à la réalisation de projets

*84 ans : Uranus conjoint Uranus : la violence d’Uranus fait que beaucoup de gens disparaissent à cet âge, c’est un difficile retour sur soi, selon le placement d’Uranus dans le thème, si fort qu’il peut déclencher une révolte que la santé peut ne pas supporter , il faut se raisonner et attendre l’an prochain !

85 ans : Jupiter sextil Jupiter ; ici on peut agir, les choses peuvent être faciles

86 ans : Jupiter carré Jupiter , ici ne pas forcer les choses, ça ne se passe pas comme on voudrait ;  Saturne semi-sextil Saturne : on peut être raisonnable , tout dépend du lieu de Saturne

87 ans : Jupiter trigone Jupiter ; attention à ne pas avoir trop de confiance en soi , avant d’agir

88 ans : Saturne conjoint Saturne : en paix avec ses idées, ses lois, ses principe.

Nota  :  disparus cette année.

https://information.tv5monde.com/terriennes/claire-bretecher-une-feministe-incarnee-84443

 

 

 

 

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La Conversion psychosomatique

Il y a quelques années, j’ai découvert grâce aux livres du docteur Salomon Sellam, la Somatique. *

La grande Françoise Dolto utilisait cette approche après des études de psychiatrie en bonne et due forme. Willy Barral un de ses assistants dans “Le corps de l’enfant est le langage de l’histoire des parents” montre comment de petits faits paraissant anodins pour les adultes, peuvent avoir une grosse importance pour les enfants et déclencher une pathologie inguérissable, récurrente.

 Anne-Ancelin Schutzenberger, psychiatre, professeur, chercheur, dans de nombreux livres dont “Aïe mes aïeux” a été diffuseur du procédé des Constellations familiales (inventé par Bert Hellinger) qui est une façon de mettre en évidence pour des participants, des faits transgénéalogiques.

Parmi ces outils, il y a ce que les psy connaissent depuis longtemps, appelé introjection ou incorporation, que S.Sellam a appelé l’incorporation émotionnelle, une imprégnation émotionnelle, très forte, une empathie avec la douleur d’autrui .Voici donc, un texte écrit par Salomon Sellam :

“Assez rapidement, l’incorporation est mise en avant lors du développement psycho-affectif de l’enfant, notamment lors du stade oral. Le nourrisson incorpore le lait maternel de l’extérieur vers l’intérieur, dans son corps et, en même temps incorpore toutes les sensations associées comme le plaisir de téter, la satiété, la sensation d’être protégée par la mère. Le plaisir d’avoir, se lie au plaisir d’être.
D’un point de vue dynamique, les processus intimes de l’incorporation intègrent une place précise au sein du système psychique de protection.  De ce fait, l’enfant et l’adulte, peuvent y recourir selon certaines conditions, surtout en fonction des difficultés rencontrées au cours de leur vie…

En pratique, que pouvons-nous incorporer ? En théorie, tout est possible car nous fonctionnons avec le réel et surtout avec le symbolique : une personne, un symptôme, un état d’âme, un ressenti, une souffrance physique ou morale, une joie, une réussite, entre autres. Par contre, en pathologie, il s’agit souvent de drames de toutes sortes. L’expérience clinique m’a permis d’individualiser plusieurs types d’incorporation : l’incorporation symbolique et l’incorporation émotionnelle…(Ce thème théorique est parfaitement connu des psychologues et des psychanalystes). 

L’incorporation infantile est déjà bien connue de tous les praticiens. Elle rejoint un fait également parfaitement connu des … vétérinaires. Ici, l’animal « prend » la problématique de son maître et la transforme en symptôme. De même, un enfant, plus il est jeune, plus il possède le loisir d’incorporer la problématique familiale ambiante. Ici, l’enfant malade exprime par le symptôme, une problématique qui ne le concerne absolument pas, car il est assez rare qu’il puisse lui-même être à l’origine de sa pathologie. C’est une véritable éponge émotionnelle. Il incorpore la problématique ambiante et les processus de Conversion* s’activent assez rapidement.

Le meilleur exemple est représenté par les pathologies spécifiques du nourrisson, comme l’eczéma atopique du nouveau-né ou les problèmes respiratoires de type bronchiolite, pouvant évoluer en asthme infantile.
À ce sujet, je ne peux plus passer sous silence un nombre incroyable de guérisons à propos de pathologies cutanées chez le nouveau-né, toutes en lien avec une incorporation émotionnelle de ce type. De plus, après la pose du diagnostic psychosomatique d’incorporation, le traitement est d’une simplicité déconcertante Prendre son enfant et le déshabiller complètement : Plaquer tendrement l’enfant sur le torse pour effectuer un contact peau à peau, lui parler en expliquant la situation de séparation et surtout en lui décrivant vos propres ressentis.

L’incorporation de l’adulte ou maladie d’amour
Ici, devant la souffrance d’un être cher, l’adulte va littéralement pomper la problématique de son enfant, de l’un de ses parents, d’un frère, d’une sœur ou même d’un ami très proche et, la transformer en symptôme.
Une phrase peut résumer toute cette nouvelle dynamique psychique : je souffre pour elle ou pour lui et, j’aimerais l’aider ou, le soulager. J’ai pu ainsi aider plusieurs personnes chez qui les thérapeutiques déjà tentées , n’ont donné aucun résultat satisfaisant : anémie, néphrite chronique, hémochromatose, vitiligo, myasthénie, obésité, hypocondrie, hypercholestérolémie, entre autres…*

En pratique quotidienne et en première intention, une question fondamentale occupe le premier plan, lorsque le niveau biologique ou psychologique est en action : Que viviez-vous et que ressentiez-vous à ce moment de votre vie, avant l’apparition des symptômes ?

Elle permet tout simplement de mettre en relation les ressentis associés aux situations problématiques que vit l’individu concerné, en lien étroit avec sa pathologie. Ainsi, lorsque rien ne lui parle intérieurement, lorsque rien ne bouge au niveau émotionnel, une autre carte théorique reste à notre disposition, celle de l’incorporation émotionnelle. Elle possède une clé majeure et peut être mise en évidence grâce à d’autres questions :

Y-a-t-il quelqu’un de votre proche entourage qui souffre actuellement ? De quoi ? Comment le vit-il ? Que ressentez-vous à son égard ?”

Il est intéressant de noter que les approches de ce type sont pratiquement toutes rejetées par la médecine officielle française, qui les recouvrent d’un voile, pour ne parler que de troubles imaginaires soignés à coup de médicaments tous plus inutiles et dangereux, les uns que les autres.

nota : Le trouble de conversion  est caractérisé par des symptômes touchant la motricité volontaire ou les fonctions sensorielles, suggérant un trouble neurologique ou une affection médicale générale, qui sont attribués à une cause psychologique car ils ne correspondent à aucune affection neurologique ou médicale connue et, sont précédés par des conflits ou d’autres facteurs de stress.”

Lire : “L’incorporation émotionnelle” chez Bérangel,  et “Mon corps est malade, il serait temps que je parle”.

*Le docteur Ryke Hamer*, médecin allemand a fait parti des pionniers avec son approche psychosomatique du cancer dès 1979, lorsqu’il en développa un à la suite du décès de son fils. Le docteur Hamer est le premier médecin à proposer une cartographie très précise des relations entre un choc conflictuel, le cerveau, et un organe du corps atteint par le cancer. Sa découverte a toujours été vérifiée à 100% par toutes les personnes qui l’ont utilisée (10.000 cas étudiés). Son approche originale hors du circuit médical habituel lui valut bien des critiques, car le circuit médical habituel veut toujours plus de preuves, preuves que sont ces maladies, qui ne guérissent pas avec les outils habituels.

Freud utilise pour la première fois le mot incorporation en 1913, date de la publication de Totem et tabou, en analysant les croyances tribales à propos du cannibalisme. Ainsi, le meurtre du chef et son incorporation réelle, permettraient de s’approprier ses qualités en général et, son pouvoir en particulier : deux termes assez proches : introjection et incorporation.

*Je repasse cet article car il peut vous permettre de réfléchir sur vos malaises, en cette période de semi confinement, qui fait resurgir les souvenirs, ne serait-ce parce que Saturne  et Pluton en Capricorne pousse à la mélancolie.

 

 

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Les secrets de famille : Mitterand et Mazarine

Les parents, les grands-parents et voir plus, détiennent une clé de notre inconscient, ils sont détenteurs de processus créateurs mais aussi destructeurs ” disent les psychiatres, psychologues transgèanalogistes comme Anne Ancelin-Schutzenberger.

” Un état non intégré peut exploser à la génération suivante parce qu’il y a une solidarité de dettes.  Nous naissons pour répondre à des questions non résolues.”

Rappelons tout d’abord ce qu’est un secret de famille : c’est une chose dont une ou plusieurs personnes ont honte à cause du scandale possible de sa révélation, parce que ce n’est pas conforme à ce qu’attend d’eux la famille ou la société.

Les principaux secrets tournent toujours autour des origines (père inconnu, père déjà marié, adoption cachée), de la sexualité (viol, inceste, avortement, déviances graves), des détournements d’argent, d’héritages (les vols simples étant mieux tolérés en cas de pauvreté et selon le milieu socio culturel, la faute est plus ou moins grave : certains volent un œuf , d’autres un bœuf),  les conduites à risque comme l’alcoolisme, la drogue, jetant l’opprobre sur la personne en même temps que sur ses parents (fautifs de ne pas avoir été suffisamment vigilants), le crime,  la délation en période de trouble sont imprescriptibles dans l’esprit des gens, notamment le tort fait aux enfants.

Cependant, quelquefois “un secret repose sur l’interdit de dire”, plus que sur le contenu qui est caché. Le psychanalyste Tisseron énonce que : “le secret cesse d’être un fait normal et devient un fait pathologique lorsque nous cessons d’être son gardien, pour être son prisonnier”. L’important n’est pas tant le secret lui-même, que les multiples stratégies mises en œuvre pour s’en accommoder

“Nous ne sommes pas toujours conscient de ce secret, notamment lorsqu’il saute une génération. Certaines familles sont ainsi porteuses de secrets qui ont pour but d’exclure certains membres hors de la confiance du groupe. Nous sommes confrontés au pouvoir de ceux qui savent, sur ceux qui demeurent ignorants.” 

Selon Athias, Odoul, Sellam, le secret crée une “mal-a-dit” chez un descendant, qui est en rapport avec les aïeux, mais ces aïeux ne sont pas des personnes à considérer comme coupables, elles sont le plus souvent des victimes : le descendant cible semble choisie au hasard.  Les somatologues font le liens avec les dates de naissance, la place dans les fratries, les prénoms et un certain nombre de petits faits anodins en apparence (porter le nom de l’enfant mort avant pour le remplacer, ce qui fait qu’on devient un enfant de remplacement) .  Cette approche pragmatique donne quelquefois d’excellents résultats chez les personnes porteuses de maladies  difficiles à soigner. C’est du bon sens au service des malades.

L’astrologie dans ce cas est une grille de lecture qui permet de trouver  dans le thème la planète, le point en rapport avec ce problème qu’on croyait enterré avec le disparu , mais qui subsiste  dans la transmission par le biais de la mémoire cellulaire, la transmission inconsciente familiale, la mémoire du clan familial, aussi éparpillé soit-il.

Le secret concernant le nom : la honte de l’ancêtre fait que beaucoup chercheront à changer de nom afin de ne plus porter cette honte, pour créer une nouvelle branche (l’affaire de 1923 de la famille Guillaume Seznec, accusé d’un meurtre, une affaire jamais élucidée). Dans ces affaires nébuleuses, on rencontre souvent Neptune et Pluton.” ( lire Martine Barbault).

“Les secteurs concernés en priorités sont ceux de la maison VIII et de la maison XII. Les facteurs dans un thème pouvant signaler des transmissions de secrets sont variés : Pluton, Neptune en Lion , Chiron, la (les) Lune(s) noire(s), celle-ci étant le principal facteur de trouble (on prend la moyenne et la corrigée et si elles sont dans deux maisons ou signes différents on considère un espace de trouble), et on fait   le rapport avec les planètes dites de constellations familiales, personnifiant les membres de la famille : Lune, Saturne, Soleil, Mercure, Mars, Jupiter (lire http://versusconformita.livehost.fr/2019/05/19/planetes-des-constellations-familiales/)

Ces facteurs sont  souvent en aspect aux nœuds lunaires, notamment  en relation d’opposition ou de carré avec  le nœud sud du karma (le passé). Le passé n’est pas mauvais, mais il est derrière, et on avance vers le noeud nord qui est le signe opposé, parce qu’on  doit assimiler l’ autre polarité, par le biais de la planète maitresse dite régente karmique.

Les “bons aspects” aux noeuds sont pris en compte, indiquant une évolution faite auparavant.

“En astrologie, le moment de cette prise de conscience du secret de famille, n’est jamais anodin, c’est souvent lors d’un transit,  Pluton qui vient lever l’occultation faisant surgir des crises qui sont des moyens d’évolution,  tout autant que la Lune noire et les nœuds lunaires “.

“Exemple de Secret concernant l’origine : tout le monde connait le cas de Mazarine, la fille issue d’un adultère du président François Mitterrand qui la cacha durant les 14 ans de sa présidence. Mitterrand possédait un Pluton au MC, maitre du Soleil Scorpion, le maitre d’ascendant Vénus en Vierge (l’ordre) en maison XII (infidélité), maitre de l’ascendant Balance (le couple, ne pas faire de vagues).

Jupiter rétrograde (symbolisant la légalité) en maison VIII, opposé à Soleil-Lune  et carré aux nœuds .

Jupiter carré aux nœuds, maitre de la maison VIII et pouvant être considéré comme dedans,  en aspect de carré avec Neptune, le Soleil, maitre de la maison XII en Scorpion, et le maitre de la IV, Saturne conjoint Lune noire en Cancer signe de la mère, la Lune en Balance étant en carrée avec la lune noire.

Saturne/ Lune noire / Neptune en Lion en Verseau en X conjointes et opposées à Uranus en Verseau en secteur V (la liberté dans l’amour) et noeud nord en Capricorne en secteur IV (le secteur du foyer qui est maitrisé par Saturne au noeud sud  suppose une rigueur, un secret, un amour dissimulé hors mariage (Neptune/Lune noire ) au sujet de la progéniture.

 

*rappelons qu’au début du XXèm et jusqu’après la guerre en 1953, il y avait encore le bagne de Cayenne où l’on allait  pour le vol d’un pain, et qui a vu le passage de prisonnier encore envoyé sous le régime de Pétain.


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La culpabilité

La culpabilité est une idée inscrite chez les hommes  qui ont été élevé dans une des religions du Livre.

Le principe de base est simple : l’homme est un coupable par essence, mais dieu lui pardonne,  s’il vient vers lui en se repentant. 

Dire que l’homme est coupable,  c’est avoir une idée négative de l’homme , donc que l’humanité est mauvaise par ses inclinations, et que ceci est bien, ou pas  dans une vision moralisatrice.

Evidemment, lorsqu’on parle de fautes graves, pratiquement tout le monde est en accord  avec les Commandements contenus dans le Décalogue de la Bible* (à l’exception des premiers commandements en rapport avec Dieu, notamment chez les athées).

Dans le bouddhisme , qui peut être considéré comme une philosophie sacrée, l’homme n’est pas tenu comme fautif de sa supposée faiblesse face à la vie qui le conduirait au péché, le péché n’étant finalement que la fragilité des hommes , visualisée dans un prisme moralisateur. L’idée de “karma” , beaucoup moins infantilisante,  considère l’homme comme responsable de ses erreurs, de vie en vie.

Dans le bouddhisme, l’homme est perçu comme perfectible, pas mauvais par essence, il fait de lui une victime, pas un coupable qui doit se justifier. Il en résulte, que la culpabilité n’est pas un fardeau, dont on le charge dès sa naissance, alors que le but du baptême, le premier sacrement, est déjà de le purifier, d’un pêché pré-existant. 

Bien qu’actuellement, beaucoup d’entre nous  pensent  ne plus  se soucier d’aucune religion, ces bases imprègnent la culture de la société occidentale, au point qu’il faut recourir aux psychiatres pour se déculpabiliser : la psychologie freudienne n’étant pas vraiment déculpabilisante, puisqu’elle rajoute des fardeaux aux fardeaux déjà existants (complexe d’œdipe, par exemple).

L’Astrologie Traditionnelle occidentale (qu’il faut distinguer de l’astrologie Humaniste) est , elle aussi,  imprégnée d’une philosophie qui se situe bien souvent proche du religieux dans certains raisonnements : aspects bons /personnes bonnes, mauvais aspects/personnes mauvaises. Or, il  ne doit pas être question d’un jugement de valeur, bien qu’on connaisse les difficultés auxquelles doivent faire face certaines personnes, et les impasses dans lesquelles leur comportement peut les amener, à cause d’aspects difficiles de leur caractère en rapport avec des aspects entre des planètes.

L’Astrologie dite Humaniste pense que l’homme est perfectible, qu’il passe par des crises qui sont nécessaires pour se structurer, s’élever s’il le souhaite, et seulement s’il fait l’effort de se considérer comme en apprentissage durant sa vie, dans le respect de son créateur, quel qu’il soit à ses yeux.  Trop de bons astrologues  oscillent entre différentes approches, celle du tout psychologique, celle du religieux … mais lequel ?

Il faut se faire un chemin parmi toutes ses approches qui ne se valent pas toutes, pour pouvoir apporter une aide un petit peu efficace, sans apporter un surplus de culpabilité.

 

 

*(Bible de Jérusalem, Ancien testament)
Exode (20, 12 et s.), puis Deutéronome (5, 16 et s.)

Un seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitement

Son saint nom tu respecteras, fuyant blasphème et faux serment

Le jour du Seigneur garderas, en servant Dieu dévotement

Tes père et mère honoreras, tes supérieurs pareillement

Tu ne tueras pas.

Tu ne commettras pas d’adultère.

Tu ne voleras pas

Tu ne porteras pas de témoignage mensongé contre ton prochain.

Tu ne convoiteras pas la maison ou la femme de ton prochain

Tu ne convoiteras rien de ce qui est à ton prochain

 

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L’astrologue est un témoin

L’astrologie karmique n’est pas une histoire de sorcellerie avec des vies antérieures merveilleuses de prêtres en Égypte et, de sadiques tortionnaires de l’inquisition.

Pourquoi ?

Parce qu’on se rend bien compte que dans toute l’histoire de l’humanité, il y a eu plus de victimes que de tortionnaires !

En effet, pour un Hitler ou un Staline combien de millions de morts innocents ,  combien de noyés dans la mer Méditerranée pour un passeur avide ; il faut bien garder en mémoire que pour un oppresseur , il y a un grand nombre de victimes  nées le même jour et à la même heure, quelquefois au même endroit.

Autre question : quel serait le rythme d’une réincarnation ?

C’est une question que pose l’astrologie karmique . Personne ne peut vraiment le dire , et pour cause (sauf le voyant Edgar Cayce, en état “d’hypnose” –  voir dans le blog).

Pour savoir combien d’années se sont écoulées en moyenne entre deux vies , en aucun cas on ne peut se servir d’une moyenne en comptant  vingt ans par génération, car pour la durée des vies antérieures, on ne peut pas se fier à des statistiques.

Pourquoi ? Sur un panel de 10.000 personnes recensées dans une généalogie familiale, on dira qu’on vivait  trente ans à quarante cinq ans en moyenne à une certaine époque, mais c’est seulement une moyenne puisque  les enfants qui sont décomptés mourraient souvent avant l’âge de deux ans, de même que leurs mères. Dans les registres , on peut constater qu’on trouvait de longues vie d’hommes qui font remonter les statistiques (Victor Hugo est le plus connu)  mariés plusieurs fois, qui ont eu une belle descendance :  chez les hommes, les guerres  produisaient des hécatombes.

Avec l’étude de la généalogie, nous avons accès à une suite de personnes de notre famille qui ont des dates de naissances connues, un ADN commun et des thèmes astrologiques portant des aspects communs.

On peut donc estimer qu’on se réincarne dans une famille parce que celle-ci réunie des traits de caractère communs sur lesquels nous allons devoir travailler pour polir notre âme car  une âme s’incarne pour accomplir quelque chose de positif, même dans une petite vie banale et ceci de génération en génération,  dans une lignée.

Certains s’attaquent aux religions en voulant les remplacer par une vision d’une astrologie  de type bouddhiste, mais Bouddha se défendait d’être religieux et le Dalaï Lama lui même , n’encourage nullement à quitter la religion de ses ancêtres. La réincarnation*, ayant été supprimée des textes, au Concile de Nicée en 325 par St Augustin, appartient bien à toutes les religions !

Certains  écrits astrologiques traditionnels, avec des visées moralisatrices judéo chrétiennes semblent dire que la majorité des gens, vivait dans la turpitude, alors qu’ils ont juste passé leur temps à essayer de survivre dans des temps parfois difficiles.

 Personne ne détient toute la vérité sur un autre : il y a trop de marge entre le réel et le supposé et surtout , on ne sait jamais comment fera la personne pour se débrouiller avec sa réalité, parce qu’on ne connaît pas son degré de résilience, son courage, et son éveil spirituel , sa force de sublimation : on reste donc dans la généralité tant qu’elle ne nous a pas tout dit sur elle,  dans un dialogue bien compris.

L’astrologie karmique est une intention de l’âme d’aller vers une progression spirituelle, à partir des données du ciel natal rencontrées au moment de la naissance et, l’humanité  a besoin de valeurs, pas de dénigrement

.*Dans les évangiles certaines phrases qui auraient été dites par Jesus christ, renfermeraient l’idée  que lui même  y croyait : “ils ont les dents qui grincent, mais ce n’est pas eux qui ont mangés les raisins verts…”, etc

 

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