La femme ou l’homme de “votre vie”

Beaucoup de personnes romantiques attendent toute leur vie  “l’homme de ou la femme de leur vie” : disons-le tout de suite, ceci est un fantasme qui fait négliger une rencontre toute simple qui pourrait devenir autre chose avec un peu d’attention à l’autre !

La personne que vous désirez rencontrer n’existe que dans votre imaginaire : elle vous comprend, elle est intelligente si elle a une situation suffisamment bonne selon vos critères personnels, elle est surtout désirable parce qu’elle vous plaît selon les schémas habituels (votre genre de beauté n’est pas toujours très personnel).

Aussi le jour où une personne différente s’intéresse à vous, vous passez bêtement votre chemin, parce que vous ne la jugez pas conforme à l’élu(e) de votre vie ! Certains moins catégoriques ou plus indulgents, font un essai qui peut s’avérer concluant, ils ne fuient pas à la première déception (il ronfle, elle parle trop, plus grave, elle veut un enfant et vous n’êtes pas prêt), bref, ils acceptent l’humanité de l’autre, là où d’autres passent leur vie en errance en se disant “qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné”,  surtout quand ils entendent se plaindre ceux qui ont un conjoint.

Pourquoi avons- nous des préjugés sur le sexe opposé ? Qui nous a mis tout cela dans la tête ? A cette question il faut répondre, nos mères et pères, qui nous ont accablé de conseils ou nous ont montré un mauvais exemple, et on trouve dans la maison XI, le leg des mères qui ont mis le joug sur l’esprit des filles, avec des planètes plutôt difficiles.

En général, le schéma bourgeois est de mise ; encore actuellement, en Indes et même en Chine, les parents veulent choisir le partenaire de leur fils ou fille, d’après les critères financiers, de sécurité pour les femmes qui seront des épouses et des mères, et  de beauté du côté des garçons, pour avoir la fierté d’être l’époux d’une belle femme que la famille a carrément achetée. Ce sont des coutumes ancestrales, et quand l’épouse ne satisfait plus, on peut la répudier. L’homme est puissant mais il n’est pas forcément heureux : il peut tomber amoureux de la marchande de fruits pauvre de son quartier, mais il doit y renoncer.

Dans le monde des femmes libérées, cela ne vaut guère mieux et dans tous les milieux, les anciens critères ont la vie dure : une femme belle vend sa beauté au plus offrant (les exemples sont légions), une femme qui a des diplômes prétend  avoir l’équivalence avec son compagnon : on se coopte entre soi , la sécurité, l’offre et la demande sont toujours les critères.

Un ancien dicton disait “maries-toi, chez toi” : alliance des familles , des entreprises, éviter la division des héritages à la campagne. Et, on ose parler romantisme !

Cet homme ou cette femme sont souvent imaginés à partir de films,  vus dans l’enfance, de livres lus avec délectation (Lady Di lisait Barbara Cartland, d’autres ont lu “Vol de nuit”) , on rêve des  femmes blondes,  immenses, des magazines (alors que la moyenne française est à peine d’un mètre soixante) et d’ hommes avec les muscles de Rambo , mais on veut qu’ils soient capable de faire  la tarte que faisait maman et le bricolage de papa, à qui rien ne résistait !

Donc finalement, qu’est ce qui est en jeu dans une rencontre qui dure ?

Parmi les rencontres que nous faisons spontanément , il y a celles qui sont des tests pour nous jauger, il y a  les retrouvailles de personnes que nous sentons infiniment proches alors que nous ne les connaissions pas, mais ce n’est jamais pour une totale harmonie ; alors on hésite, mais où serait le challenge, s’il fallait toujours être d’accord, et que la vie se passe sans anicroches d’aucunes sortes ?

Nous avons quelque chose à apprendre de l’autre, et cela demande un minimum d’efforts, en échange de quoi, nous progressons sur la voie humaine et spirituelle : l’autre n’est pas notre pourvoyeur de confort, de bonheur. Cette attitude, totalement égoïste, montre une immaturité chez des personnes qui se croient infiniment supérieures aux autres, et qui demandent la perfection, alors qu’elles doivent elles-mêmes évoluer.

Voici ce qu’il faudrait savoir de soi-même et de l’autre : 

K. G. Jung  a nommé anima les caractéristiques féminines chez un homme et  animus, les caractéristiques masculines chez une femme, probablement en découvrant le yin et le yang asiatique au cours des ses voyages ;  le terme anima fait référence à ce que l’homme possède de féminin en lui,  et caractérise souvent la femme idéale  et l‘animus en même temps que la part masculine d’une femme est aussi l’image idéale que la femme a de l’homme.

Elle est active , elle aimerait un homme actif, mais elle va attirer un homme plutôt relax parce que lui recherche justement un fort animus chez sa partenaire, il a déjà ce qui lui faut en terme d’anima.

Ces ressentis  ont souvent peu de rapport avec les relations réelles qu’une personne peut vivre, qui sont influencées par des images issues de la petite enfance notamment, tel qu’il est défini par les parents. Pour avancer, une personne doit en prendre conscience.

En astrologie, les planètes féminines (Lune, Vénus) et masculine (Soleil, Mars) indiquent les caractéristiques de l’anima et de l’animus, ou du yin et du yang.

Chez un homme hétérosexuel, et peut-être aussi homosexuel, la maison et le signe zodiacal de Vénus et de la Lune ainsi que leurs aspects, reflètent son anima.

Par exemple, si la Vénus d’un homme est en Scorpion, il cherchera inconsciemment un partenaire profondément passionné qui ne craint pas les aspects les plus sombres de la vie. Si, au contraire, le Gémeaux est son signe dominant, il sera inconsciemment attiré par un ou une partenaire gaies et intellectuelles, qui n’est pas à court de vocabulaire. 

Dans l’horoscope d’une femme hétérosexuelle, la maison et le signe zodiacal de Mars et du Soleil, ainsi que leurs aspects donnent un aperçu de  son animus,  donc un Mars en air, lui ferait “théoriquement” rechercher un  homme de type Verseau, Gémeaux, ou Balance. Mais tout n’est pas si simple, un individu est beaucoup plus complexe, alors deux individus….

Pour les deux sexes, le type de personne vers laquelle l’individu est attiré peut être vu par le signe situé sur la cuspide de la septième maison et son gérant planétaire, ainsi que par toutes les planètes pouvant se trouver dans la septième maison, mais pas seulement, il faut aussi voir les planètes citées précédemment. En effet, ses planètes bien que nous appartenant, sont projetées sur l’autre.

Les hommes qui acceptent leur propre «féminin intérieur» et les femmes acceptant leur propre «masculin intérieur» , plutôt que de rechercher individuellement quelque chose d’ extérieur à eux-mêmes sont bien mieux dans leur peau et peuvent plus facilement vivre en couple.

Les hommes peuvent développer leur propre côté bienveillant et nourricier avec la Lune, Vénus, tandis que les femmes peuvent développer leur courage et leur autonomie  avec Mars, et le Soleil en utilisant leurs horoscopes comme outils de prise de conscience de soi .

Avec ce schéma on croit avoir tout dit : et bien pas du tout !

Nous faisons  des synastries (des comparaisons) basées sur les approches classiques : Soleil de l’un sur  Lune de l’autre, et Mars de l’un sur la Vénus de l’autre, on cherche les rapports de trigones entre les deux, les approches positives, on chasse les carrés en pensant à l’échec.

En fait dans la pratique on constate ceci : comme toujours chez l’humain, pour s’appareiller pour la vie, on va agir égoïstement, on va demander à l’autre de nous apporter ce qui nous manque Ainsi quelqu’un qui a un axe de signes interceptés, va aller vers celui qui a un amas de planètes dans ces signes  qui chez lui sont relativement inactifs, de manière à ce que l’autre prenne en charge ses manques, donc en fait on projette totalement.

Plus karmiquement c’est à dire , par une attraction fatale, les axes nodales des deux partenaires  vont se trouver l’un sur l’autre ou en position inversé  dans les mêmes signes ou même dans un axe de maisons équivalents (exemple un axe Taureau-Scorpion pour l’un et dans l’axe II/VIII équivalent , mais avec d’autres signes pour l’autre), ce qui démontre  qu’on a  déjà vécu quelque chose dans une autre vie, qui demande à être terminé dans celle-ci. 

On voit aussi  les axes ascendants-descendants de l’un sur l’axe milieu du ciel-fond du ciel du partenaire, montrant qu’on va s’aider mutuellement, qu’on va évoluer ensemble. En fait, on cherche un appui, soit pour terminer quelque chose de vie en vie, soit pour accomplir quelque chose. C’est pour cette raison qu’on voit toujours des couples  étonnants dans notre entourage.  

Rien n’est dû au hasard, ce n’est pas une question simple d’attirances, c’est bien plus que cela. Celui qui part avant la fin en quittant l’autre, refuse en quelque sorte de l’aider, ou d’évoluer, selon les cas :  trop de gens consomment le couple comme un repas où ils veulent se servir la meilleure part. Ainsi, quand une femme est trop vieille, son conjoint la remplace, quand il est trop fatigué, malade ou au chômage, elle laisse tomber son compagnon, échouant dans sa part du contrat, aussi ils reviendront encore ensemble, en tant que partenaire ou  sous la forme de frères et sœurs, parents et enfants , employé et patrons et souffriront.(Naturellement, ceci ne concerne que ceux qui y croient).

Le couple est une sorte de chemin de Compostelle.

 

Partager avec:

Écrit par 

4 commentaires sur “La femme ou l’homme de “votre vie””

  1. quel superbe article qui permet la réflexion et de s’enrichir avec l’astrologie que vous portez et diffusez, j’aime beaucoup, je m’instruis énormement en vous lisant surtout en le vivant, pas que de la lecture, merci Emma.
    sylvie

  2. “Celui qui part avant la fin en quittant l’autre, refuse en quelque sorte de l’aider, ou d’évoluer, selon les cas.”
    Est-ce que quelquefois l’aide, dans cette vie, ne peut pas être apportée sur une bonne partie de vie commune et /ou la séparation faire partie de l’évolution?
    Merci pour tous tes textes 🙂
    Anne

    1. Anne, Who knows ! tout est dans tout ! on peut imaginer que l’expérience suivante de celui qui part ne le/la fasse pas retomber dans la répétition, ce qui démontrerait qu’elle ou il n’a rien appris.Vous connaissez l’expression “être vacciné” ce qui signifie avoir fait des anticorps, et bien certains n’en font jamais. Je suis ici dans la caricature et la généralité. Amicalement. E

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.